dimanche 21 janvier 2018

Où l'achat de nouveaux oreillers met mon féminisme à rude épreuve




En ce début d'année 2018, j'avais décidé de changer nos oreillers: d'abord, je les trouvais dégoûtants après plus de dix ans d'utilisation; ensuite, plusieurs des apparts Air B'n'B où nous avons séjourné possédaient une super literie qui m'avait fait fantasmer à mort: des draps en lin fin à Edimbourg (depuis, j'en ai acheté pour Monpatelin), des couettes individuelles divines à Oslo, et des oreillers de compète à Galway. Samedi matin, avant d'aller nous ravitailler au Delhaize Flagey, nous sommes donc passés à l'Univers du Sommeil avenue Louise. 

vendredi 19 janvier 2018

Les conversations absurdes #23


Nous sortons d'un resto italien où Chouchou a bu un demi-doigt de limoncello et nous plantons à l'arrêt de bus le plus proche. Comme il fait froid, je remonte le col de mon manteau pour y enfouir le bas de mon visage. 
CHOUCHOU: Tu ressembles à un baron Harkonnen.
MOI (vexée): Hein? Mais n'importe quoi! Une Bene Gesserit, à la limite, mais un baron Harkonnen! D'où tu sors ça?
CHOUCHOU (bredouillant): Un méta-baron. En fait, je voulais dire que tu ressembles à un méta-baron. 
MOI (sèchement): Tu es ivre, Sue Ellen. 

mardi 16 janvier 2018

"Be kind and be useful"




La semaine dernière, alors que je parcourais le bel album photo consacré à la présidence de Barack Obama, je suis tombée sur ce conseil de vie qu'il avait donné à sa fille aînée Malia: "Be kind and be useful". Autrement dit: "Sois bienveillante et rends-toi utile". En effet, je crois que c'est le mieux qu'on puisse demander à un être humain, le mieux à quoi chacun de nous puisse aspirer. Et si je fais mon propre bilan à l'aune de ces critères... Honnêtement, ce n'est pas brillant. 

J'ai toujours pensé que la vie n'avait pas de sens particulier, qu'on ne naissait pas pour accomplir quelque destin que ce soit et qu'on n'avait pas à justifier sa présence sur Terre. Personnellement, j'ai choisi de vivre pour moi-même, de ne pas avoir d'enfants et de ne me créer qu'un minimum de responsabilités afin de profiter au maximum des choses que j'aime: voyager, écrire, sortir. Etre aussi libre que possible dans les paramètres de notre société moderne. Faire le moins de mal possible autour de moi, que ce soit à la planète ou aux gens. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose que chercher à faire activement du bien. Et pendant très longtemps, ça m'a suffi. 

Oh, j'ai bien fait du bénévolat auprès des personnes âgées isolées quand j'étais plus jeune, mais assez vite, la patience et la tolérance m'ont manqué. Depuis, j'étouffe tous mes élans solidaires en me remémorant que je n'aime pas les gens - que j'aime l'idée de les aider dans l'absolu mais ne supporte ni leur présence physique, ni le fait de devoir interagir avec eux. Je ne suis même pas capable d'aller manifester parce que l'idée de me retrouver prise au milieu d'une foule m'oppresse atrocement. Du coup, je fais la seule chose qui ne me coûte guère: je donne des sous. Je m'achète, au sens littéral du terme, un peu de tranquillité de conscience. Oui, je sais, je pourrais aussi ne rien faire du tout. Mais j'ai de plus en plus honte de ne pas faire davantage alors que notre époque l'exige tant. 

Le problème, c'est que je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus sans que ce soit pour moi une contrainte à laquelle je chercherais tous les prétextes du monde pour me soustraire. Je n'ai pas élevé les grands esprits de demain. Je n'ai pas écrit de brûlot féministe ni de manifeste écologiste propre à éveiller les consciences. Je n'ai pas créé d'entreprise solidaire ou inventé de truc qui facilite le quotidien. Je ne travaille ni dans l'éducation ni dans la santé; je ne produis aucun bien de première nécessité. Je ne fais pas de politique dans l'intention sincère d'améliorer le sort des classes populaire et moyenne. Je ne suis même pas foutue de devenir coach pour transmettre ce que j'ai appris - je le partage sur ce blog, mais même s'il paraît que ça aide parfois certain(e)s d'entre vous, il ne s'agit jamais que d'un effet secondaire accidentel.

Alors, je cherche en quoi une quasi-quinquagénaire asociale et qui fuit les responsabilités comme la peste peut bien contribuer de façon positive à la société. Parce que j'ai trop conscience de ma chance pour ne pas ressentir de plus en plus le besoin de "rendre" quelque chose. Si je trouve quoi et comment, je vous fais signe.

(Quant à la bienveillance, je dois toujours écrire un billet dessus, poussez pas, ça arrive.)

dimanche 14 janvier 2018

La semaine en bref #2




Lundi:
Tombée du lit à 7h20, à 10h45, j'avais fini mon quota de pages de la journée. Si ça pouvait être comme ça tous les jours!
 Du coup, j'ai pris le temps d'un lunch-lecture au Taihon. La cuisine a beaucoup baissé depuis qu'ils ont "rationnalisé" leur carte, mais ça reste acceptable, et c'est l'un des rares restos du quartier ouvert le lundi. 
 En lisant le premier tome d'"Ekhö", je me suis souvenue pourquoi j'avais laissé tomber les bédés de fantasy il y a longtemps déjà: parce que dans la plupart d'entre elles, les héroïnes ressemblent au rêve humide d'un ado boutonneux, et les femmes sont traitées comme des morceaux de viande. 

vendredi 12 janvier 2018

Devant la porte




C'est une tour en bordure d'autoroute. Dix-huit étages, façade crépie en ocre rose et terre de sienne, un nom de rapace et une jumelle cent mètres plus loin. Ma famille y a emménagé en 1980 ou 1981, je ne sais plus trop. J'y ai habité à plein temps jusqu'à ce que je parte faire mes études à Toulouse, puis par intermittence au gré de mes boulots, de mes déménagements et de mes amours. La dernière fois, j'avais 26 ans; je venais de divorcer et je rentrais des USA. Mes parents y sont restés jusqu'en 2006, avant d'aller s'installer en région toulousaine pour se rapprocher de ma soeur et de leurs petits-enfants. Moi, j'y retourne une fois par an pour mes rendez-vous chez l'ophtalmo qui a son cabinet au rez-de-chaussée, celle qui me suit depuis que je porte des lunettes. 

jeudi 11 janvier 2018

I ♥︎ Instagram




Hier après-midi, j'ai voulu aller boire un verre dans un de mes points de chute habituels du centre de Toulon: le Chantilly. Par réflexe, je suis entrée m'installer sur une des banquettes en velours vert, où je pensais lire un moment en buvant un thé. Et puis je me suis dit que je faisais toujours le même Instagram, que le compte de mon blog lecture avait besoin d'une plus grande variété. Du coup, comme il faisait très doux, je suis ressortie m'installer en terrasse, face à la fontaine de la Halle aux Grains que j'adore, et j'en ai profité pour prendre un jus de pamplemousse histoire de changer un peu. J'ai modestement bousculé mes habitudes, et ça m'a fait du bien. 

dimanche 7 janvier 2018

La semaine en bref #1




Lundi: 
Après trois jours de pluie et de grisaille, il faisait un temps magnifique le matin où on a quitté Cologne. Et - surprise! - une météo de merde quand on a débarqué à Bruxelles. M'en fous, la semaine prochaine, je retourne me mettre au chaud dans le Sud de la France. 
★ J'ai fait des potatoes pour la première fois, et c'était pas mal, mais la prochaine fois, je modifierai le mélange d'épices (aussi: je rachèterai du paprika, le nôtre étant périmé depuis 2010). Cette première velléité culinaire de l'année a coûté la vie à un grand saladier Ikea en verre vieux de dix ans; puisse-t-il reposer en paix au paradis des saladiers. 

vendredi 5 janvier 2018

A l'aube de 2018




J'attaque 2018 plus sereine que je pense ne jamais l'avoir été de toute ma vie d'adulte. 

Matériellement, des changements positifs se profilent à l'horizon. Je finis de rembourser mon crédit immobilier à la fin du mois, et les perspectives professionnelles de Chouchou s'améliorent à vue d'oeil. Résultat, moins de pression psychologique sur chacun de nous individuellement, et de tensions entre nous au quotidien; plus de moyens et de liberté pour voyager loin ou souvent. Mine de rien, ça va faire une très grosse différence. 

jeudi 4 janvier 2018

Envies de janvier




aller voir l'expo "Synchronizing instances" au Centre Culturel Coréen
racheter des succulentes
...et peut-être craquer pour une monstera
pré-commander le tarot Game of Thrones
m'offrir ce manteau à capuche s'il est soldé
...et ces bottines Art brodées de fleurs, en noir
attaquer le dernier pavé de Paul Auster
me délecter de la nouvelle auto-fiction graphique de Julie Delporte
...et de l'ultime tome de "4 soeurs" en version bédé
m'aventurer dans un supermarché polonais pour acheter des pierogis
tester la recette de soupe portugaise au chorizo
commencer à éplucher guides et blogs de voyage sur Hong-Kong

mardi 2 janvier 2018

Intentions en vrac pour 2018




BOULOT
Changer mon MacBook
Travailler hors de chez moi quand je fais de la relecture
Assister à la soirée d'inauguration de Livre Paris en mars
Aller au Salon du Livre Jeunesse de Montreuil fin novembre