mercredi 31 mai 2017

Mai 2017



Lectures de Mai 2017




ROMANS/NOUVELLES/MEMOIRES
- The Lotterys plus one (Emma Donaghue)
- A manual for cleaning women (Lucia Berlin)
- Bien des ciels au-dessus du septième (Griet Op de Beeck) ♥︎♥︎♥︎
- The summer seaside kitchen (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎
- D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds (Jon Kalman Stefansson) - en cours
- Au pays de l'ailleurs (Tahereh Mafi) ♥︎♥︎
- Let's pretend it never happened (Jenny Lawson) - en cours
- Fates and furies (Lauren Groff)
- Les mystères de Larispem T2: Les jeux du siècle (Lucie Pierrat-Pajot) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- L'été après la guerre (Helen Simonson) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE
- Cobalt (Pablo de Santis/Juan Saenz Valiente) ♥︎♥︎♥︎
- Une soeur (Bastien Vivès) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Chronosquad T1 (Panaccione/Albertini) ♥︎♥︎
- A boire et à manger avec Sonia Ezgulian (Guillaume Long) ♥︎♥︎
- Petit Vampire T1: Le serment des pirates (Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎
- Les secrets de Brune (Bruna Vieira/Lu Cafaggi) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- How to be happy (Anna Barnes) ♥︎♥︎♥︎
- 29 gifts: how a month of giving can change your life (Cami Walker) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The worry trick: how your brain tricks you into expecting the worst and what you can do about it (David A. Carbonell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Icons (Steve McCurry) ♥︎♥︎♥︎♥︎

mardi 30 mai 2017

"The world of Steve McCurry" à la Bourse de Bruxelles




J'avoue: avant d'aller voir cette rétrospective de son oeuvre, j'ignorais le nom de Steve McCurry. Depuis le début des années 80, ses photos ont pourtant fait le tour du monde et la couverture de nombreux magazines. La plus célèbre d'entre elles est sans doute le portrait de cette jeune Afghane au regard vert clair qui orne l'affiche - et la plus saisissante, celle du World Trade Center en train de s'effondrer dans un monstrueux nuage de poussière et de fumée. Mais en vérité, chacun des 200 clichés qui composent cette exposition est un petit-chef d'oeuvre en soi, une image non seulement hyper maîtrisée sur le plan technique, mais pleine de force et d'émotion. 







Tout au long de sa carrière, Steve McCurry a arpenté les régions les plus pauvres et les plus dangereuses du monde pour en rapporter un témoignage inédit. Quand les Soviets ont envahi l'Afghanistan, il a passé la frontière en fraude avec des rouleaux de pellicule cousus dans ses vêtements. Pendant la première Guerre du Golfe, il a marché dans des champs de mine pour photographier la vision apocalyptique des puits de pétrole en feu. Si ses images de guerres et de désastres écologiques sont extrêmement frappantes, je trouve cependant que c'est dans l'art du portrait qu'il excelle le plus, avec une façon de capter le regard de ses modèles qui vrille absolument le coeur. 






En déambulant parmi les allées labyrinthesques créées à grand renfort de voiles, et dans lesquelles il est si facile de passer à côté de pans entiers de l'expo si on n'y prend pas garde, je n'ai pu m'empêcher de penser que je vivais vraiment dans un monde de Blancs privilégiés, sans consommer grand-chose d'autre qu'une culture blanche privilégiée. J'ai pris conscience de l'étroitesse de mon référentiel, alors que les Blancs sont une minorité à la surface de notre planète et qu'il existe tant d'autres modes de vie, tant d'autres environnements, tant d'autres histoires que les nôtres. Bien sûr, je le savais déjà intellectuellement, mais les photos de Steve McCurry me l'ont fait comprendre à un niveau beaucoup plus viscéral. 






Petit bémol: je n'ai pas raffolé de la scénographie, notamment de l'absence de cartels et du fait que l'audioguide est obligatoire si on veut savoir ce qu'on regarde. Comme je déteste ces engins de Satan (en plus, Chouchou qui en a pris un m'a dit que la voix française était bêtement superposée à la VO, ce qui rendait le tout assez inaudible), je me suis contentée de mon ressenti pur sur place. Et à la sortie, j'ai acheté le catalogue de l'expo que j'ai lu tranquillement chez moi le soir, pour découvrir dans quelles circonstances ont été prises les photos préférées de Steve McCurry. 

Ce détail mis à part, je vous recommande très chaudement cette magnifique exposition.

"The world of Steve McCurry"
Place de la Bourse 1
1000 Bruxelles
Entrée tarif normal: 12€
Tous les jours jusqu'au 25 juin 2017

lundi 29 mai 2017

Les brunchs du dimanche (45): Le chalet Robinson




Situé au milieu du bois de la Cambre (le Central Park bruxellois), sur une petite île à laquelle on accède par un bac, le chalet Robinson a été déjà ravagé par des incendies deux fois. Dans sa version actuelle, il propos tous les week-ends un brunch réputé non seulement pour la beauté du cadre, mais pour l'excellence des mets. Profitant d'un beau dimanche ensoleillé, Chouchou et moi avons été tester ça...





D'abord, pour les détails pratiques: le bois de la Cambre est difficile d'accès par les transports en commun (on peut prendre le 38, mais il faut encore pas mal marcher après la descente du bus). Et le bac coûte 1€ par personne pour l'aller-retour; il faut donc penser à avoir un peu de monnaie sur soi. Il y a deux services pour le brunch, à 11h et à 13h, et en raison de l'affluence, il est fortement recommandé de réserver à l'avance. Lorsqu'il fait beau, on mange sur la très grande terrasse ombragée par des parasols - mais en partie seulement, donc, prévoir de quoi se protéger la tête au cas où!





Le brunch comprend une boisson chaude ou froide à choisir dans la carte (thés Palais des Thés, café, chocolat chaud à base de pastilles de chocolat, sodas et eaux minérales, jus de fruits frais, limonade maison, Cava, bière...), ainsi que l'accès libre à un buffet salé de plats froids et chauds, et un buffet sucré plein de desserts en portions minuscules et toutes choupis. Tout est préparé maison par Choux de Bruxelles, le traiteur du chalet Robinson. Et surtout, tout est tellement délicieux que j'ai beaucoup, beaucoup trop mangé. Mention spéciale pour les pâtes à la truffe, une tuerie dont je me suis resservie alors que mon estomac était déjà bien plein et que je n'avais pas encore touché à mes desserts... Prix du brunch: 30€ par personne, soit un peu plus cher que la moyenne des brunchs bruxellois, mais très raisonnable pour la qualité de la prestation. 




En guise de promenade digestive, on peut modestement faire le tour de l'île à pied en s'extasiant devant les oies et les canards peu farouches qui y pullulent, ou louer une barque pour qu'un des convives travaille ses biceps pendant que les autres laissent languissamment pendre une main dans l'eau. 

Sentier de l'Embarcadère 1
(dans le bois de la Cambre)
1000 Bruxelles
Tel: 02 372 92 92

dimanche 28 mai 2017

C'était la semaine où... (#21)




...j'ai été reprise de vertiges légers, mais suffisants pour me dissuader d'aller à l'aerial yoga de crainte d'aggraver mon cas. Je me rattraperai en juin!
...n'en pouvant plus des quatre murs de l'appart', un après-midi, j'ai proposé à Chouchou d'aller bosser au Living Room. Je devrais faire ça plus souvent: la position assise en tailleur sur un canapé un peu dur est excellente pour le haut de mon dos. 
...je me suis levée tôt pour écrire un billet, et après avoir passé plus d'une heure dessus, je l'ai supprimé au lieu de le publier parce que je n'en étais pas satisfaite. Quand ça veut pas, ça veut pas.
...Sa Carrotitude est venue en visite à Bruxelles. Pendant quelques minutes, on s'est retrouvés à 1,34km d'elle (oui, on s'est amusés à mesurer sur Google Maps). Par contre, j'avais vraiment trop de boulot pour aller manifester - et je l'ai regretté en voyant le nombre de mes amis qui avaient fait l'effort, eux.
...sur un coup de tête, un soir, on est partis tester les burgers de Green Mango, et on a adoré. En plus,  le chemin pour y aller depuis chez nous passait devant le caviste de la chaussée de Vleurgat, où j'ai pu acheter une bouteille de l'excellent vin portugais goûté la semaine précédente. Dobeulouin.
...je me suis réjouie que le mariage pour tous ait été légalisé à Taiwan. Ca ne compense pas la torture et les meurtres dont les homosexuels sont victimes en Tchétchénie, mais ça donne de l'espoir.
...après le N, c'est maintenant la touche 9 du clavier de mon MacBook (changé début janvier à grands frais) qui se découvre de violentes velléités d'indépendance. Je suis super fâchée contre Apple. Au prix de leurs laptops, j'attendais autre chose que cette camelote.
...il a fait tellement beau que j'ai dû procéder au nettoyage annuel de mes vitres. Rendez-vous en mai 2018.
...j'aurais dû me méfier du titre de chef-d'oeuvre attribué à "Fates and Furies" de Lauren Groff. C'est sans doute le pire bouquin que je me suis jamais infligé avec son style ridiculement prétentieux, ses personnages ridiculement improbables et ses twists ridiculement invraisemblables.
...entre violence gerbante et ennui irrésistible, j'ai décroché vers la moitié du premier épisode d'"American Gods". Moi qui avais adoré le bouquin et qui attendais la série avec tant d'impatience...
...heureusement, l'expo photo de Steve McCurry à la Bourse a rattrapé tous les autres fails culturels de la semaine; je publie un article dessus très vite!
...jusqu'à nouvel ordre, j'ai décidé d'appeler Chouchou "Farfadet Flochovent". Non, vous ne voulez pas savoir pourquoi.
...pour nous rafraîchir un peu, Chouchou Farfadet Flochovent a eu l'excellente idée de suggérer une glace chez Gaston. J'ai goûté les sorbets fraise-rhubarbe-poivres et ananas-gingembre-poivre de Sichuan: ils sont fabuleux tous les deux.
...au lieu d'aller courir les 20 km de Bruxelles le dimanche, on a été tester le fantastique brunch du Chalet Robinson. Je voudrais bien qu'on m'explique pourquoi, quand on fait un gros repas le midi, on a juste envie de dormir tout l'après-midi, alors que si on fait un gros repas le soir, impossible de fermer l'oeil de la nuit. Mère Nature a décidément l'esprit de contrariété.

vendredi 26 mai 2017

Les limites du développement personnel




Ce post m'a été inspiré par la conversation que j'ai eue avec mon amie Isa suite à la publication de ce billet sur son blog

Je dis souvent qu'on n'est pas condamné à souffrir éternellement de ses propres névroses et/ou à toujours infliger ses pires défauts à son entourage. Qu'en travaillant sur soi grâce aux outils de la psychothérapie et du développement personnel, il est possible de changer, de devenir une personne plus équilibrée, plus heureuse, plus agréable à fréquenter. Cependant, il est une chose dont on ne parle pas assez: outre le fait que ces évolutions réclament du temps et des efforts, elles ont leurs limites impossibles à dépasser, ou presque. 

Je suis persuadée qu'on a très peu de chances de résoudre un jour les gros problèmes dus à sa nature profonde. Plus c'est une chose qui fait intimement partie de nous et qui nous définit, plus le prix à payer pour s'en débarrasser est élevé, au point qu'il vaut parfois mieux renoncer à l'éradiquer  et se contenter de l'améliorer légèrement, petit à petit. Par exemple, je déplore d'avoir très peu d'empathie et de beaucoup juger les autres. Mais lutter contre ça me coûte des efforts considérables pour des résultats dérisoires, si bien que j'ai fini par conclure que c'était un mauvais emploi de mon énergie. Je me suis résignée à rester à l'extrémité rosse du spectre du rapport à autrui. Ca ne m'empêche pas de faire ponctuellement preuve de bienveillance ou même d'indulgence, mais ces deux traits de caractère ne seront jamais mon mode de fonctionnement par défaut. C'est ainsi. J'ai d'autres qualités à offrir au monde, et je préfère me consacrer à développer celles-là. 

Le soi parfait n'existe pas. C'est, pour ceux d'entre vous qui ont conservé quelque souvenir de leurs cours d'algèbre du lycée, une sorte d'asymptote de notre fonction personnelle. On peut tendre vers lui, mais penser qu'on réussira à l'atteindre serait vain. A la place, on peut tenter de devenir le meilleur soi possible, à condition de ne pas non plus le surévaluer par orgueil. Viser une zénitude parfaite ne ferait que me rendre malheureuse en plaçant sur moi le fardeau d'attentes irréalistes. Si je garde cet objectif en tête, il est possible que le temps et des événements externes bien assimilés me poussent dans la direction d'une plus grande sérénité au fur et à mesure que je vieillirai. Mais seuls, mes efforts internes les plus déterminés ne suffiront pas. Ce qui ne m'empêche pas de faire des exercices ou de me donner des règles pour m'améliorer sur ce point: me demander si la chose qui me perturbe très fort aujourd'hui me semblera encore importante d'ici un an, ou me forcer à attendre le lendemain pour répondre à un mail qui m'a mise en colère. Parfois ça marche, et parfois pas. Mais c'est le mieux dont je suis capable, et je tâche d'apprendre à m'en contenter. 

Et ce qui m'a enseigné ça, ce sont les angoisses chroniques qui me pourrissent la vie depuis des années. Dieu sait que je n'ai pas ménagé mes efforts pour m'en débarrasser. J'ai tout essayé, y compris aller m'allonger sur le divan d'un psy alors que le principe me faisait horreur. J'ai obtenu des résultats variables avec le yoga, la méditation et la pensée positive. Et j'ai fini par admettre que, peut-être, c'était un problème sans solution - ou du moins, sans solution à ma portée -, un mal que j'allais traîner jusqu'à mon dernier souffle et avec lequel je devais apprendre à cohabiter de mon mieux. Depuis, au lieu d'essayer de le guérir (et de m'en vouloir à mort de ne pas y arriver, comme si c'était un manque de volonté ou d'intelligence de ma part), j'essaie de le gérer. Je ne cherche plus la baguette magique qui va le faire disparaître, mais les moyens concrets qui me permettront de gérer chaque attaque individuellement. Est-ce que c'est parfait? Non. Mais je ne suis pas parfaite. La vie n'est pas parfaite. Et je refuse de gaspiller la mienne à combattre des adversaires hors de mon atteinte. 

Je ferai toujours, toujours partie des gens qui tentent perpétuellement de s'améliorer. Mais pas pour satisfaire à un quelconque idéal de perfection imposé par la société, par les gourous du développement personnel ou pire: par mon propre ego. Juste pour rendre modestement ma vie un peu plus douce et un peu plus jolie. 

jeudi 25 mai 2017

Green Mango




Hier soir, histoire de faire des provisions de gras pour ce jeudi férié durant lequel la plupart des restaurants seraient fermés, nous avons décidé d'aller tester un burger joint juste à la bonne distance de chez nous pour qu'on puisse s'y rendre à pied et brûler au moins les calories de la rondelle de tomate au retour. Notre choix s'est porté sur le Green Mango, dont j'avais lu beaucoup de bonnes critiques. Mais lorsque nous sommes arrivés un peu avant 19h, on nous a annoncé que si nous n'avions pas réservé, tout était complet. Argh. J'ai fait mes yeux de Bambi mort de faim, et le gentil serveur barbu s'est débrouillé pour nous trouver une table dont les futurs occupants ne devaient arriver qu'à 20h. Comme Chouchou et moi avons tendance à inhaler notre nourriture et à ne pas nous attarder outre mesure à table, ça m'a paru parfait. 




Première difficulté: choisir dans la carte! Pour la boisson, je n'aurais pas refusé un cocktail, mais alcool + viande le soir = mauvaise nuit en perspective, donc j'ai sagement suivi l'exemple de Chouchou et commandé une limonade maison. Pour le burger, impossible de résister à la tentation du boeuf, surtout accompagné de foie gras de canard et de mayonnaise à la truffe comme dans le Sub-Til. Mais j'aurais bien goûté aussi le Pollos Hermanos avec du poulet, du fromage de chèvre et plein de légumes du soleil. Chouchou, de son côté, a opté pour un Sicario. J'ai noté avec plaisir l'existence d'une option végétarienne et halluciné à la vue du Godzilla, haut comme un ananas et contenant quatre ou cinq steaks plus autant de tranches de bacon et de fromage. Les gens qui le prennent et le finissent voient leur portrait tiré au Polaroïd épinglé sur le Hall of Fame du restaurant, à côté du bar. 




Nous avons été servis rapidement et avec le sourire, et j'ai aimé que nos simples limonades soient présentées aussi joliment que des cocktails. Les frites étaient des wedges; je les préfère sous leur forme classique plus mince, mais c'est une question de goût personnel. Dans le burger, comme je ne suis pas fan des buns un peu mous qui se désagrègent en un clin d'oeil, j'ai particulièrement apprécié le pain à la croûte croustillante qui m'a permis de manger avec les mains comme une barbare. Et le plus étonnant, c'est que même si j'étais bien calée à la fin, je n'ai pas eu cette horrible sensation de lourdeur habituelle après un burger-frites. Peut-être parce que, si ma recette contenait une triple dose de viande, elle ne comportait en revanche pas de fromage? De son côté, Chouchou a dévoré son Sicario en poussant de petits grognements de bonheur et en prévoyant déjà de revenir bientôt. 




Cela dit, si jamais vous avez (inexplicablement) envie d'autre chose que d'un burger, Green Mango propose aussi des soupes, des salades et des tartares. Et des desserts, pour ceux à qui il reste encore de la place en fin de repas. Côté boissons, outre les cocktails et la limonade maison, plein de smoothies et de milkshakes aux délicieux parfums. Et même du vin et de la bière. Il faudrait être vraiment difficile pour ne pas sortir de là repu et enchanté. 




Chaussée de Vleurgat 142
1000 Bruxelles
Tel: 02 649 90 13
Réservation conseillée

mercredi 24 mai 2017

30 days of giving




J'ai terminé il y a quelques jours un livre de Cami Walker intitulé "29 Gifts: How a Month of Giving Can Change Your Life". L'auteure y raconte comment, moins d'un mois après son mariage, on lui diagnostique une sclérose en plaques. De trentenaire active, qui gagnait très bien sa vie comme consultante et espérait faire un enfant, elle devient vite infirme, dépendante, endettée et passablement déprimée (on le serait à moins). C'est alors qu'une amie femme-médecine lui conseille de se livrer à une expérience inspirée d'un rite zoulou: pendant 29 jours d'affilée, faire chaque jour un cadeau, matériel ou non, à quelqu'un de son entourage ou à un parfait inconnu. Et bien que Cami Walker soit aussi sceptique que rétive à la base, elle ressent rapidement les bienfaits de ses gestes. Dans un premier temps, elle qui pensait ne plus être bonne à rien découvre qu'elle a encore le pouvoir d'agir de façon signifiante. Donner la met dans une position d'abondance insoupçonnée, là où auparavant elle ne voyait plus que ce qui lui manquait (ce qu'on appelle en psychologie l'état d'esprit de pénurie). Ensuite, elle se rend compte qu'elle crée un cercle vertueux de bonne volonté autour d'elle, une sorte de retour de boomerang karmique positif - et dans son enthousiasme, elle crée un site internet pour aider d'autres gens à transformer leur vie de la même façon.

Ce n'est pas la première fois que je suis tentée par une expérience de ce type. Il y a quelques années, je suivais le blog d'un Américain qui s'était fixé pour but d'effectuer 365 bonnes actions (ce qu'on appelle en anglais les "random acts of kindness") au rythme d'une par jour pendant un an. Je ne sais pas si je tiendrai aussi longtemps que ça, surtout sans mettre les pieds hors de chez moi la plupart des jours. Et mon format de prédilection, c'est plutôt le mois, ce qui est généralement suffisant pour tester une nouvelle habitude et voir si on peut/veut l'incorporer à sa vie de manière plus durable. Je sais que je suis à fond pour le concept, mais je sais aussi que je laisse souvent mourir mes pulsions généreuses par crainte de provoquer de l'embarras ou une réaction négative du destinataire - j'en parlais l'an dernier dans ce billet. Du coup, pour me lancer vraiment, j'ai besoin d'un cadre un peu plus formel que "Allez, la prochaine fois, j'ose!". Et d'un peu de temps de cerveau libre pour me plonger à fond dans l'expérience.

Voilà pourquoi j'ai décidé que ce serait mon projet du mois de juin, durant lequel je compte ne pas bosser. En plus, pendant les derniers jours, je serai en Norvège, ce qui présentera un challenge intéressant! Je ne me fixe pas d'autre règle que de donner une chose par jour et de documenter ce que je ferai ici - non pas pour me vanter, mais parce que je me dis que ça pourrait inspirer d'autres gens avec des dispositions similaires. Je vais juste essayer de sortir un peu de ma zone de confort en mettant l'accent sur les gestes qui me sont les plus difficiles. Par exemple, si je n'ai pas trop de mal à envoyer des sous à des causes qui me touchent, je répugne énormément à témoigner mon affection d'une manière autre que matérielle. Ca fera peut-être une bonne excuse pour me décoincer un peu! Je vous reparle donc de tout ça le mois prochain. Et si quelqu'un a envie de se lancer en même temps que moi, qu'il n'hésite pas à se manifester.

lundi 22 mai 2017

Non, on ne peut pas rire de n'importe quoi (et surtout pas de n'importe qui)




La semaine dernière, le lamentable Cyril Hanouna a une fois de plus fait une "blague" ignoble ayant pour cible un homosexuel. Et comme beaucoup de gens s'indignaient - à juste titre - sur les réseaux sociaux, beaucoup d'autres ont répondu avec un haussement d'épaules virtuel que ça n'était pas grave parce que cet animateur s'en prenait à tout le monde (par exemple, et je cite quelqu'un que j'ai lu sur Facebook, "les Arabes et les Asiats") et que zut à la fin, y'en a marre du politiquement correct, on ne peut plus rire de rien. Vous avez vraiment pas d'humour, les gens. 

Ce à quoi j'ai envie de répondre la chose suivante: les homosexuels, les Arabes et les Asiats, ce n'est pas "tout le monde". Ce sont des minorités qui s'en prennent déjà suffisamment plein la gueule à longueur de temps avec l'homophobie et le racisme rampants. Du coup, c'est un peu facile et très moche de leur taper encore dessus. Si vous voulez vraiment rigoler, il existe des tas de formes de vrai humour qui ne font de mal à personne. Aux USA, Ellen DeGeneres a bâti toute une carrière de comique et de star de la télé sans jamais dire une seule méchanceté sur personne. John Oliver, peut-être l'homme le plus drôle de tous les temps, épingle les gens connus non pas pour ce qu'ils sont mais pour ce qu'ils font d'idiot, d'absurde ou de nuisible. 

On peut très bien faire rire sans s'attaquer aux minorités vulnérables ni blesser qui que ce soit (les gros, les infirmes, les gens qui souffrent de maladie mentale...) pour des choses indépendantes de sa volonté. Evidemment, ça demande un peu d'imagination et de talent, deux qualités qui ne sont de toute évidence pas données à Cyril Hanouna. Quant à ceux qui défendent ce triste sire au nom du droit à rire de tout: si la blague qui vous fait marrer provoque la souffrance de quelqu'un, ce n'est pas de l'humour, c'est juste de la cruauté

dimanche 21 mai 2017

C'était la semaine où... (#20)




...après plus de 4 heures d'attente (notre bon président aurait-il lui aussi du mal à démarrer le lundi matin?), on a appris que le nouveau Premier Ministre français était un homme blanc de droite. Ca faisait longtemps.
...après un mois pile d'interruption, je suis enfin retournée à l'aerial yoga - et je me suis rendu compte que même si j'apprécie toujours autant les sensations, je commence à m'ennuyer un peu.
...ni internet ni aucun magasin de chaussures de mes lieux de shopping habituels n'ont été foutus de me proposer une paire de sandales jolies et confortables pour remplacer les Esska d'il y a deux ans qui arrivent en bout de course. Pourquoi ai-je tant de mal à trouver des chaussures d'été qui me conviennent, alors que j'ai des milliards de chaussures d'hiver parfaites dans mes placards?
...j'ai encore craqué pour un gobelet à thé et une planchette en porcelaine helen b. Oui mais j'adore ses illustrations, et il faut soutenir les petits créateurs.
...oubliant ma première expérience décevante à la Pharmacie Anglaise du temps où c'était un popup bar Henricks, j'y suis retournée avec Miss Sunalee, et j'ai beaucoup aimé mon Golden Daiquiri à la liqueur d'abricot ainsi que la gentillesse des serveurs actuels.
...après ça, on s'est un peu galérées pour trouver le Horia (merci Chouchou pour le guidage téléphonique), mais ça valait le coup car les assiettes de mezze étaient énormes, délicieuses et pas chères du tout.
...j'ai testé cette recette de carottes à l'orange et au gingembre: c'était très bon.
...j'ai été agréablement surprise par la nomination de Françoise Nyssen, super éditrice d'Actes Sud, au poste de ministre de la Culture. Pour le reste, je déplore que malgré la parité respectée, tous les "gros" ministères aient une fois de plus été attribués à des hommes. Attendons maintenant de voir la gueule du remaniement qui devrait suivre les législatives dans un mois à peine.
...j'ai enfin pu ôter la couette de notre lit. Et même laisser la fenêtre entrouverte pendant la nuit.
...partie chez Schleiper voir s'ils avaient de la laine à tricoter avec les bras, je suis rentrée avec 7 nouveaux rouleaux de masking tape pour ma collection. Hum.
...j'ai poireauté une heure debout pendant des discours qui ne m'intéressaient pas chez Brüsel. Heureusement, après ça, il y avait une dédicace, des amuse-bouche portugais et des vins délicieux.
...j'ai poireauté 40 minutes assise en attendant qu'on nous apporte nos burgers végétariens chez AMI. Heureusement qu'ils étaient bons.
...efficaces en diable, nous avons bouclé une virée Ikea en 30 mn chrono, en achetant tous les trucs de notre liste et uniquement les trucs de notre liste. Pour fêter ça, je me suis offert d'horribles donuts industriels et Chouchou un affreux sandwich au poisson dans un de ces pains mous que je déteste.
...une fois n'est pas coutume, j'ai passé la moitié d'un après-midi dans ma salle de bain - pour refaire ma colo et offrir une pédicure de luxe à mes petits petons qui en avaient grand besoin après six mois planqués dans des chaussettes.
...l'expo Sabena à l'Atomium m'a déçue. Des photos (jolies, certes), deux-trois cendriers, quelques uniformes d'hôtesses: c'est insuffisant pour justifier d'avoir traversé tout Bruxelles, subi l'instance du photographe et bravé la foule du week-end.
...j'ai oublié ma Visa dans un distributeur pour la deuxième fois de ma vie. En Belgique, on récupère sa carte après ses billets, alors qu'en France c'est l'inverse; du coup j'ai tendance à partir dès que j'ai mes sous en poche. La première fois que ça m'est arrivé, je m'en suis aperçue le lendemain à l'aéroport de Madrid, pendant une correspondance vers Marrakech. Grosse panique. Là, un gentil monsieur m'a couru après dans la rue pour me rendre ma carte. Merci, merci, merci.
...pour la deuxième année consécutive, je n'ai pas été aux Imaginales, et ça ne m'a pas manqué. Une page tournée?

jeudi 18 mai 2017

J'écris




J'écris pour mettre de l'ordre dans mes pensées et trouver des solutions à mes problèmes.
J'écris pour prendre du recul par rapport aux émotions qui me submergent, les considérer de manière froide et rationnelle. 
J'écris pour exprimer ce que je ne m'autorise pas à laisser filtrer autrement.
J'écris pour articuler mes idées et leur donner une chance de produire un écho.
J'écris pour partager mon enthousiasme et mes coups de gueule.
J'écris pour entamer un dialogue et maintenir un contact sans avoir à fréquenter les gens en vrai.
J'écris pour pallier les défaillances de la mémoire et garder une trace des petites choses qui font ma vie chaque jour.
J'écris la nuit quand je ne trouve pas le sommeil.
J'écris alors que je devrais être en train de travailler ou de faire le ménage. 
J'écris dans ma tête si je n'ai pas d'ordinateur sous la main.
J'écris dans des carnets et sur des bouts de papier volants.
J'écris parce que les mots sont ma passerelle et mon rempart, mon chemin et ma trace. 
J'écris parce que c'est aussi naturel pour moi que de respirer. 
J'écris parce que c'est tout ce que je sais faire.

mercredi 17 mai 2017

Banana bread inratable




- Préchauffer le four à 165°.
- Dans un saladier, mélanger à la cuillère 250g de farine, 160g de sucre et un sachet de levure.
- Ajouter 3 cuillères à soupe de lait, 3 bananes très mûres préalablement congelées puis décongelées complètement (ça leur donne la texture idéale), 80g de beurre salé fondu, 2 oeufs et, en option, une poignée de cerneaux de noix concassés. 
- Verser dans un moule à cake anti-adhésif.
- Faire cuire environ une heure selon la puissance de votre four. 
- Attendre que le gâteau refroidisse pour le démouler. 

Note de traduction: en français, un banana bread, c'est un cake à la banane et non un pain à la banane comme je le lis parfois, le mot anglais "bread" pouvant désigner aussi bien une préparation sucrée que salée mais ne se traduisant pas de la même manière en français selon le cas. Merci, bisous. 

mardi 16 mai 2017

Bienveillance conditionnelle




Pendant les débats houleux autour de l'abstentionnisme du second tour, lors des récentes élections présidentielles françaises, il est une chose qui m'a beaucoup marquée: les abstentionnistes qui se plaignaient que, au lieu de les attaquer sur leur choix, les gens comme moi ne fassent pas preuve d'un peu plus de bienveillance et de compréhension envers eux. Ce à quoi ma réponse était toujours que ma bienveillance et ma compréhension, je les réservais aux minorités qui seraient les premières victimes d'un régime fasciste en cas de victoire de Marine Le Pen. On peut penser que j'ai raison ou tort de fustiger les abstentionnistes; la question a déjà été amplement traitée ici ou ailleurs et ce n'est pas le sujet de ce billet. Je ne reparle de ces incidents que parce qu'ils ont déclenché chez moi une réflexion assez intense. 

Ca fait des années que, après avoir eu le culte de l'intelligence pendant toute ma jeunesse, j'ai décidé que la bienveillance était la plus belle et la plus désirable des qualités humaines. Les gourous de la pensée positive et de la pleine conscience, deux courants auxquels je m'intéresse beaucoup et qui m'ont énormément fait progresser à titre personnel, prônent d'ailleurs une bienveillance tous azimuts, envers soi-même comme envers autrui. Parce que ça rend la vie plus douce; parce que ça évite de s'énerver pour des bêtises voire de s'énerver tout court; parce que souvent les autres sont un miroir qui vous renvoie ce que vous projetez vers eux; parce que c'est un bon moyen de créer un cercle vertueux. Sur le papier, ça fait parfaitement sens pour moi. 

Dans la pratique, par contre, je n'y suis jamais arrivée. Mais si vous me suivez depuis un certain temps, vous savez que je suis adepte du travail sur soi et de l'auto-amélioration constante. Je pourrais donc ajouter la bienveillance universelle à la liste des qualités que je m'efforce de cultiver, mais... Ces élections m'ont fait prendre conscience que je n'en avais pas envie. Que j'étais bien trop dans le jugement et que je n'avais absolument pas assez d'empathie pour faire des efforts vis-à-vis de personnes dont j'estime, pour une raison quelconque, qu'elles ne méritent pas que je gaspille mon énergie positive avec elles. 

Je suis plutôt bien disposée vis-à-vis de mon prochain - un peu plus quand je suis de bon poil, un peu moins dans le cas contraire, mais globalement, je fais partie des gens qui aiment rendre service et embellir le quotidien des autres dans la mesure du possible. Je complimente des inconnues sur leur beau manteau ou leurs cheveux magnifiques à l'arrêt de bus; j'aide les mamans encombrées à descendre leur poussette dans les escaliers du métro; je dis "C'est pas grave, ça peut arriver à tout le monde" quand quelqu'un fait une erreur de bonne foi. Je n'engueule pas les contrôleurs quand mon train est encore en retard; je ne soupire pas bruyamment quand un bébé pleure dans l'avion; je soutiens les grévistes même s'ils contrarient mes projets. Bref, le mode "hyène" n'est pas  mon réglage par défaut. J'aime quand tout le monde fait preuve de bonne volonté, s'entraide et oeuvre à chercher des solutions acceptables pour l'ensemble des personnes concernées. 

Par contre, si je me heurte à de la mauvaise foi ou de la mauvaise volonté, je démarre au quart de tour. J'entends bien que les gens ont toujours leurs raisons d'être désagréables, de nourrir des préjugés ou d'avoir des réactions que j'estime pourries, mais... ce n'est pas mon problème. J'aimerais pouvoir me montrer naturellement patiente et compréhensive avec eux. Si ce sont mes amis, je fais un effort au nom de toutes les qualités que je leur trouve par ailleurs. Si ce sont des inconnus, tant pis. La vendeuse qui me prend ouvertement pour une truite, le fonctionnaire qui se fiche éperdument de mon dossier, le mec qui me balance une grosse vanne sexiste en se trouvant très drôle, les voisins répétitivement indélicats, la vieille dame qui me parle de la fiancée noire de son neveu en la traitant de "sac de charbon" (oui, c'est du vécu), je me fous de leur boulot pas folichon, de leurs insécurités personnelles ou de l'éducation qu'ils ont reçue. Je ne vais pas gaspiller ma bienveillance avec eux. En revanche, j'ai toujours un stock fourni de réparties acerbes sur le bout de la langue; il suffit de demander.

Je n'ai jamais compris qu'on glorifie la notion d'amour inconditionnel. Pour moi, l'amour (ou l'amitié) doit se mériter un minimum. Pas forcément tous les jours et dans chaque chose - au sein d'une relation de longue durée les erreurs, les compromis ou les passages à vide me paraissent tout à fait normaux. Mais être toujours celle qui fait les efforts, celle qui mord sur sa chique pour faire fonctionner le biniou, franchement ça ne me tente pas. Et c'est pareil pour la bienveillance. J'admire les gens assez zen pour en faire preuve en toutes circonstances. Mais je ne serai jamais membre de leur club, et très honnêtement, je n'y aspire même pas. Je sais ce que je suis capable de donner. La bienveillance inconditionnelle n'en fait pas partie. 

lundi 15 mai 2017

Les petits luxes




Si tout le monde était comme moi, l'industrie du luxe aurait mis la clé sous la porte depuis longtemps. Je ne rêve plus pas d'un solitaire Tiffany: les bagues me gênent; j'aurais tout le temps peur de le perdre ou de me le faire voler, et surtout je ne pourrais pas m'empêcher de le convertir en voyages fabuleux dans ma tête. J'aime les vêtements et les accessoires de bonne qualité, mais si on parle juste de fonctionnalité, on peut avoir pour moins de 200€ un sac parfait qu'on ne craindra pas d'abîmer trop vite et qu'on échangera sans remords contre un modèle différent deux ou trois saisons plus tard. Je ne critique pas le concept de luxe, et  sur un plan purement intellectuel, je peux même voir l'attrait du "classique-intemporel-qui-est-aussi-un-super-investissement". C'est juste que ça ne correspond ni à ma personnalité, ni à ma manière de consommer. 

Par contre, je vais volontiers dépenser trois fois plus que nécessaire pour des produits usuels de super qualité, parce que ce sont des choses que j'utilise tous les jours et qui mine de rien ont une vraie influence sur mon bien-être au quotidien. Par exemple:

- Mon thé du matin depuis 8 ans, le You Zi Hua Cha, délicatement façonné à la fleur de pamplemousse. 19,20€ les 100g, ce n'est pas donné, mais ça me permet d'attaquer ma journée en douceur et du bon pied, de sorte que je considère ça comme de l'argent très bien dépensé. 

- Mon dentifrice, le Marvis Aquatic mint, récemment découvert grâce à Gasparde qui s'était trompée de parfum pour elle et qui m'en a refilé un tube. Je suis une grande maniaque de l'hygiène bucco-dentaire, et bossant à la maison, je me lave les dents trois fois par jour. Sans même parler de la beauté de son packaging, la sensation de fraîcheur sublime que me laisse le Marvis justifie amplement que je le paye 7 ou 8€ le tube. 

- Ma crème de jour Elemis. Dotée d'une peau de merde hyper réactive, j'ai longtemps galéré pour trouver une crème hydratante qui me convienne. Après celle d'Avène, que j'ai laissé tomber à l'apparition de l'insupportable embout anti-bactérien, et celle de Thémis, une marque super qui a malheureusement fait faillite il y a 18 mois, j'ai adopté celle d'Elemis, qui a une consistance et une odeur absolument divines et qui me fait la plus jolie peau que j'ai jamais eue depuis l'âge de 9 ans 1/2. Et, oui, elle est un poil ruineuse, mais comme j'utilise très peu de cosmétiques et que je ne me maquille pas, mon budget salle de bain global reste tout à fait raisonnable!

- Mes savons. J'aime qu'ils sentent bon, et j'aime changer de parfum à chaque fois, aussi ne suis-je pas du tout fidèle. Parmi mes chouchous, je peux quand même citer les Rock Star, Sexy Peel et Baked Alaska de chez Lush, ou le savon à l'iris de Bubbles at home. Les beaux savons avec un packaging design ou retro font aussi partie des souvenirs de voyage que je rapporte le plus volontiers: je sais que je vais les utiliser, qu'ils ne m'encombreront pas à long terme et que tout le temps qu'ils dureront, ils me ramèneront un peu en vacances... 

- Mes pâtes à l'épeautre Soubry. Oui, elles coûtent deux fois plus cher que les Barilla. Elles sont aussi dix fois plus digestes, et je leur trouve un goût encore meilleur que celui des pâtes à la farine de blé. Et vu que les pâtes, c'est la base de toute mon alimentation, pas question de mégoter là-dessus.

- Mon agenda à garder. (J'en utilise deux chaque année: un pour noter les rendez-vous et les choses à faire, qui part à la poubelle fin décembre; et un où je note les choses faites et colle des petits souvenirs, que je garde ensuite.) Toujours à la recherche du modèle parfait, j'ai investi pour 2017 dans un Hobonichi grand modèle, hors de prix vu qu'il a fallu le faire venir du Japon et que la douane ne m'a pas loupée. Rétrospectivement, le petit modèle m'aurait sans doute suffi - je le saurai pour l'an prochain.

- Prochainement, j'envisage d'investir dans une parure de lit en lin dont je trouve le contact si agréable sur la peau. Un petit budget en soi, mais je sais que je m'en féliciterai chaque nuit d'été où je dormirai dedans. 

Et vous, c'est quoi, vos petits luxes? 

dimanche 14 mai 2017

C'était la semaine où... (#19)




...on a commencé la deuxième saison de "Dix pour cent", et on l'a trouvée un cran au-dessous de la première. Par contre, après un épisode de Noël qui nous avait beaucoup déçus, "Sense8" nous a de nouveau enchantés par sa photographie sublime, ses scènes d'action punchy et les relations touchantes entre ses personnages.
...Chouchou a perdu 6 kilos en s'abstenant de manger des cochonneries pendant 3 semaines et en courant 5 jours sur 7 dans le même lamps de temps. Moi, je ne mange jamais de cochonneries, et en faisant du cardio à un rythme similaire, il me faut 6 mois pour perdre autant de poids. Mère Nature est vraiment une garce misogyne.
...j'ai déclaré mes droits d'auteur dans la case QC du formulaire 2042 pour la dernière fois de ma vie. Et constaté que par rapport à l'an dernier, la baisse de mon imposition sur le revenu correspondait pile poil au montant de ma taxe d'habitation. Evidemment, c'est une fausse bonne nouvelle.
...j'ai livré la première moitié de mon boulot en cours. Il me reste deux semaines et demie pour traduire et relire 300 pages. Après ça, je pense que je vais me prendre tout le mois de juin pour souffler - et démarcher de nouveaux éditeurs.
...j'ai goûté la nouvelle religieuse à la fraise de Méert. Hé ben, c'est pas mauvais, mais y'a rien à faire: mon truc, c'est plutôt la pizza que les gâteaux.
...la bonne nouvelle est tombée: suite à de nombreuses plaines de tous les locataires, la propriétaire de l'immeuble de Chouchou a entamé une procédure d'éviction contre l'établissement hyper bruyant qui s'est installé au rez-de-chaussée il y a quelques mois. Nos soirées vont enfin redevenir tranquilles.
...en faisant les courses chez Delhaize, on a trouvé des pâtes de pois cassés et de lentilles corail. La couleur est super jolie, le principe me ravit; reste à voir si ce sera bon!
...au lieu d'aller rejoindre Gasparde et Mlle Mars chez Waterstones pour le thé Jane Austen, je me suis traînée chez Brico pour acheter de la colle à linoléum et du destructeur de moisissure. Le samedi après-midi qui envoie du rêve. (Bon, OK, j'ai fait une descente au rayon bouffe de M&S par la même occasion.)
...j'étais passé chez & other stories pour racheter du savon à mains, et sur le chemin de la sortie, jai craqué pour un gel douche Topanga waves à la bonne odeur estivale.
...j'ai passé la moitié d'une soirée à mater des tutoriels de tricot avec les bras et bavé sur les pelotes de Big Phil. J'avais dit plus de DIY, mais je pourrais bien faire une exception prochainement. 
...on a été visiter le musée Van Buuren. Dans le labyrinthe de verdure, je suis tombée d'abord sur une sculpture intitulée "Je suis la rose de Saron", puis une autre appelée "Le lys de la vallée", et j'ai passé l'heure suivante à fredonner "Four horsemen" de Christian Death dans la barbe que je n'ai pas.
...sur le chemin du retour, puisque la pluie menaçait et que Chouchou avait eu la bonne idée de choper une Zip Car dans une avenue voisine, on a fait un crochet par Chouconut où je n'avais pas mis les pieds depuis des mois, histoire de rapporter un mini-goûter crapuleux à la maison. 
...pour la première fois depuis 12 ans que ce blog existe, je suis restée une semaine entière sans rien publier (hormis un billet lecture dans L'annexe). Même pas mal.

dimanche 7 mai 2017

C'était la semaine où... (#18)




...on a testé "Dix pour cent" et trouvé ça très divertissant. Bonus: on découvre la série alors que la saison 2 est en cours de diffusion, ça va nous faire plus d'épisodes d'affilée!
...j'ai appelé ma gentille tante pour prendre des nouvelles; elle m'a dit qu'elle ne savait pas pour qui voter dimanche; j'ai eu très envie de me mettre à pleurer.
...sur la recommandation d'Ando, et parce que j'avais *vraiment* besoin de me changer les idées, j'ai investi dans le jeu d'exploration et d'énigmes "The witness". Depuis, Chouchou et moi, on trace des chemins jusque dans nos rêves. J'y consacre un article quand je serai suffisamment avancée.
...j'ai sorti mes sandales et mes orteils vernis pour la première fois de l'année; ça fait un bien fou! (J'aime un peu moins les ampoules que je me suis faites malgré la crème Nok, mais ce n'est qu'un mauvais moment à passer - le même à chaque début de saison.)
...sur le marché, Chouchou a dû intervenir pour aider une pauvre dame perdue avec son smartphone sous Android à chercher dans les pages blanches le numéro d'un monsieur qui avait oublié son portefeuille chez mon marchand de melon. Y'a pas que moi qui suis handicapée de la technologie moderne.
...je n'ai pas regardé le débat entre Le Pen et Macron, mais grâce à mon mur Facebook il a quand même monopolisé ma soirée. Et non, je n'ai pas été rassurée par le pétage de plombs de l'une et le calme olympien de l'autre.
...Chouchou a enfin terminé le dessin des Lulus. On est plus vrais que nature, non?
...partie faire les magasins à contrecoeur pour dénicher une ou deux robes longues (article visiblement peu à la mode cette année), je suis rentrée avec une robe au genou et une jupe à mi-mollet. On fait ce qu'on peut.
...nous avons testé le restaurant-salon de thé oriental Chadao, dont Julie de From Toulon with love dit tant de bien depuis des mois, et nous n'avons pas été déçus: c'est délicieux et pas cher, avec un service souriant et un décor chaleureux. Il faudra revenir pour goûter affalés sur les canapés en velours et les coussins qui entourent les tables basses à l'étage.
...nous avons été voir l'expo "Look back at Lebanon (1970-2017) à la Maison de la Photographie. Comme prévu, Chouchou a beaucoup aimé tandis que je trouvais ça archi-déprimant.
...j'ai reçu le premier appel de cotisations pour l'ignoble retraite complémentaire obligatoire de la RAAP. Montant sans surprise, mais toujours un gros dégoût vis-à-vis de cette mesure qui nous a été imposée de la façon la plus autoritariste et méprisante qui soit.
...mon marchand d'olives assistait, comme mes neveux, au match France-Finlande qui se disputait à Paris dans le cadre du championnat du monde de hockey sur glace. J'ignore lequel d'entre eux a porté chance à l'équipe de France au point que la rencontre s'est soldée par un étonnant 5-1.
...j'ai voté sans enthousiasme mais sans hésitation, travaillé, lu et joué tout l'après-midi pour ne pas trop angoisser, et éprouvé un vrai soulagement à l'annonce des résultats du second tour. Macron président, c'est le démantèlement programmé de la sécu et du code du travail, ce qui me file la gerbe d'avance. Pourtant, je me réjouis que malgré un taux d'abstentionnisme record, le FN ait encore été renvoyé dans les cordes.

vendredi 5 mai 2017

Un mois sans sucre: le bilan


Le banana bread avec lequel j'ai célébré la fin de mon expérience

Début avril, je décidais d'arrêter le sucre ajouté pendant un mois pour voir si ça avait des conséquences positives sur mon poids et mon niveau d'énergie. L'expérience ayant pris fin début mai, il est temps de faire le bilan. 

Est-ce que j'ai trouvé ça difficile? Oui et non. Bizarrement, le plus dur n'a pas été de me passer d'un truc sucré quand j'en avais envie: j'arrive assez bien à contrôler mes fringales. Le plus dur, ca a été les répercussions sur mon temps libre et ma vie sociale. Pas question d'aller bouquiner dans un salon de thé. Pas question de proposer un goûter à une copine. Pas question de sortir bruncher en amoureux le dimanche matin. Je me suis rendu compte que beaucoup des activités conviviales que j'aime tournent autour de l'absorption de douceurs. Et que j'étais hyper frustrée de ne pas pouvoir préparer des gâteaux le week-end pour égayer mon petit-déjeuner du lundi matin. Bref, ce qui m'a manqué, c'est moins le sucre lui-même que les rituels qui entourent sa consommation

Du coup, comme je ne pouvais pas me récompenser de la façon habituelle après une journée un peu difficile ou quand j'étais contente de moi, je me suis rabattue sur du shopping en ligne. Au lieu de boire des chocolats chauds et de grignoter des pastéis de nata, j'ai commandé des produits de beauté et des bijoux fantaisie, retombant dans un travers que je croyais avoir plus ou moins éliminé. Moralité: si je me frustre dans un domaine, je vais compenser dans un autre. A moi de voir si ça en vaut la peine. 

Et en l'occurrence, ça n'a pas été le cas. Mon niveau d'énergie n'a pas augmenté sensiblement; malgré le retour du printemps et un niveau de ferritine en hausse, je suis toujours assez fatiguée pour avoir envie de faire une sieste après le déjeuner et pour m'endormir très facilement le soir (ce qui n'est pas que négatif). Quant à mon poids... Les trois quarts du temps, lorsque j'avais envie d'un truc sucré, je m'abstenais de manger plutôt que de reporter ma fringale sur un truc salé. Parallèlement, j'ai recommencé à marcher davantage - même si je n'ai atteint mon objectif de 10 000 pas par jour que deux fois par semaine en moyenne. Pourtant, mon poids n'a pas vraiment baissé, juste varié comme d'habitude dans une fourchette de deux kilos selon le moment du mois et l'importance de mon dîner de la veille. 

En ce qui me concerne - et il va de soi que ce bilan est valable uniquement pour moi... -, ce fut donc une expérience totalement improductive, dont le seul résultat a été de me frustrer socialement et de me faire multiplier les petites dépenses. Mais il est vrai que de base, je ne consomme pas tant de sucre ajouté que ça. Mon problème se situerait plutôt au niveau des sucres lents (ceux qu'on trouve dans les pâtes, le riz, le pain...), et pour le régler, je devrais remanier une fois de plus mon alimentation en profondeur. Ce que je ne suis pas disposée à faire pour le moment. Je ne vois donc plus que deux solutions pour perdre un nombre significatif de kilos: me couper une jambe ou déménager sur la Lune. Je vous tiens au courant. 

jeudi 4 mai 2017

Envies de mai




dévorer la saison 2 de "Sense8" et le début de l'adaptation d'"American gods"
faire dédicacer mon exemplaire de "Pereira prétend" par Pierre-Henry Gomont
relire quelques volumes soigneusement choisis des Annales du Disque-Monde
compter les jours jusqu'à la parution du tome 3 de La Passe-miroir
visiter le Musée d'Art Spontané
tester le brunch vegan de Fourchette à Bicyclette
goûter la nouvelle religieuse à la fraise de Méert
décider enfin d'une destination de city trip pour fin septembre
remplacer nos deux poêles Tefal toutes pourries
me commander ce petit coffret d'éditions spéciales Marvis
craquer pour la ceinture Plume de Nat & Nin
me trouver une ou deux jolies robes longues pour cet été
ne pas me réveiller dans un pays fasciste lundi matin

mercredi 3 mai 2017

Les conversations absurdes #10


MOI (rouspétant très fort): Mais on m'avait vendu ça comme un jeu d'énigmes bordel! Si j'avais su qu'il y avait autant de putains de déplacements en 3D, jamais je l'aurais acheté. 
CHOUCHOU (placide): Ce serait plus facile si tu utilisais une souris au lieu de ton trackpad. 
MOI (continuant sur ma lancée): Et puis elle est où, la backstory? Je sais même pas ce que je fous là ni quels sont mes objectifs. 
CHOUCHOU (hilare): Marcher sur les buissons, rentrer dans les murs, t'énerver. Jusque là, tu te débrouilles très bien. 

mardi 2 mai 2017

Les dépenses intentionnelles d'avril




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci
Immatériel:
Goûter au Chamo, smoothies au Vog
5 restos (Takumi, Knees to Chin, Dam Sum, L'Oriento, sushis à Monpatelin)
Escape game Adventure Rooms Provence (avec 50% de réduction)
2 livres numériques
Matériel:
22 livres, 1 magazine (Flow français)
4 bouquets (renoncules blanches et rouges, tulipes oranges et jaunes, pivoines roses, pivoines rouges)
Tasse à thé lapin Sobi Graphie
Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire
Diverses plantes d'intérieur: celles qui me plaisaient réclamaient un arrosage hebdomadaire, or Chouchou devait m'accompagner en France pendant les trois semaines où j'y restais pour les élections. Mais ça risque de n'être que partie remise: j'adore les plantes, et malheureusement, elles ne tiennent jamais très longtemps avec moi, donc le taux de renouvellement est toujours élevé!
Une bougie parfumée Ocean Mint: l'odeur était divine, mais je n'ai même pas encore entamé la bougie Tomate-Basilic achetée en février, et j'en avais déjà une douzaine d'autres en stock avant ça.
Participer à l'événement The other tea time au LIB: je n'étais pas censée manger de sucre ajouté ce mois-ci, donc, les gâteaux maison auraient constitué une tentation inutile!
Des Miz Mooz Fontaine: elles sont la synthèse idéale des 12 paires de chaussures rouges que j'ai dans mes placards. Oui mais voilà: j'ai déjà 12 paires de chaussures rouges dans mes placards.

Bilan du mois:
Des dépenses que j'aurais pu éviter - la tasse, les broches et les cosmétiques, notamment, dont je n'avais pas du tout besoin. Mais j'étais frustrée de ne pas pouvoir manger de sucre et ça s'est ressenti dans ces petits craquages shopping. Le tapis, en revanche, était un achat prévu depuis longtemps et dont je me réjouis de m'être enfin occupée.

lundi 1 mai 2017

C'était la semaine où... (#17)




...j'ai attaqué la traduction du dernier tome de "La loi du millénaire" de Trudi Canavan, qui devrait (beaucoup) m'occuper jusqu'à la fin du mois prochain.
...comme je suis une piètre pâtissière (et que je ne mange pas de sucre ajouté en ce moment), au lieu d'un gâteau, j'ai fait une pizza d'anniversaire à Chouchou. Ca ne valait pas les merveilles napolitaines de Marco, mais y'avait plein d'amour dedans - ainsi que de la courgette, des champignons, du fromage et des oeufs.
...j'ai testé le masque EggPore au blanc d'oeuf de la marque coréenne Tony Moly. Bilan: j'aime beaucoup la texture de crème fouettée; à la fin ma peau était plus douce et mes pores visiblement resserrés. Par contre, c'est un poil galère à rincer une fois sec.
...j'ai fait découvrir les ravioles de Romans à Chouchou qui, de façon assez prévisible, a adoré. Et cette fois, je ne les ai pas fait cuire à la bouilloire mais sur ma gazinière, comme une personne civilisée qui a quelqu'un d'autre sous la main pour allumer le feu.
...histoire d'oublier les vicissitudes des élections, je me suis offert un nouveau tapis pour mon bureau. Quand je l'ai montré à Chouchou, il m'a dit: "Ca ressemble à un Jackson Pollock". Je crois qu'il ne veut pas que je sois heureuse.
...j'ai fait envoyer par Amazon le même bouquin à deux amies qui pourraient bien bénéficier de sa lecture. Juste parce que je ne supporte plus de voir de chouettes personnes manquer de confiance en elles alors qu'il y a tant de gros cons extrêmement sûrs d'eux.
...mon billet sur le premier tour des élections présidentielles et celui sur les mauvaises raisons de s'abstenir ou de voter blanc au second tour ont tous les deux été Coup de coeur sur HelloCoton. Le second est même devenu, en moins de 48h, mon billet le plus lu dans l'histoire du blog -  passant la barre des 12 000 vues et détrônant le récit de ma première coloscopie. Bref, ce qui banque sur internet, c'est les situations merdiques (pardon).
...in extremis, je me suis aperçue que suite à la fermeture de mon compte bancaire professionnel, j'aurais dû envoyer un mandat SEPA à ma banque pour permettre au Trésor Public de prélever le 3 mai sur mon compte personnel ce qui me reste de TVA à lui reverser. Vivent les imprimantes scanner, et vive internet qui permet de transmettre des documents urgents à l'autre bout du pays en un seul clic.
...j'ai passé toute une journée à croire qu'une amie était fâchée contre moi, et puis finalement non, ouf!
...nous avons testé le resto de sushis qui a récemment ouvert à Monpatelin. Beaucoup de choix dans le menu, prix raisonnables et qualité très correcte. En plus, ils livrent. Ce sera bon d'avoir une autre option que la pizza les soirs de flemme ou de frigo vide.
...j'ai enfin réussi à manger aux Tables de la fontaine, le resto toulonnais n°1 sur Trip Advisor, et effectivement, ça valait la peine. De la cuisine maison délicieuse, avec des portions généreuses, des tarifs modérés et un service hyper agréable. On reviendra.
...on est allés se balader au Mourillon par une journée ensoleillée mais assez venteuse pour que les plages soient quasiment désertes - j'aime mieux ça que quand elles sont bondées et qu'il fait 36°, en plein mois d'août. On a bu un smoothie sur les canapés du Vog avec la mer dans le dos et failli s'endormir là tous les deux.
...on a survécu à de grosses courses à Carrefour Mayol un samedi après-midi. Et récupéré au passage quelques trucs qui vont nous faciliter la préparation des repas pour deux, genre un faitout, parce que cuire 250g de spaghetti dans une casserole de 20 cm de diamètre, c'est pas franchement évident.
...à la faveur d'une photo, je me suis aperçue que Monpatelin était jumelé avec le patelin d'une amie  très chère qui vit à l'étranger. Si c'était pas le destin!
...on a revu "Vacances romaines" en DVD. Hé bien, même si c'était gentiment cucul à la base, ça a beaucoup moins mal vieilli que d'autres films d'Audrey Hepburn. (Oui, c'est vous que je regarde, "Breakfast at Tiffany's" et surtout "Funny face".)
...j'étais d'excellente humeur en revenant de faire mon marché, le cabas plein de bonnes choses (dont une bouteille de Tariquet et une de liqueur de cassis bio, plus un gros bouquet de pivoines rouges). Et puis au niveau des derniers stands, j'ai croisé une blondasse qui tractait en bleu marine, entourée de gros types rougeauds à la mine joviale, et je me suis dit que j'avais bien fait d'acheter à boire. J'ai vraiment très peur du résultat de dimanche prochain.

Je vous rappelle que le challenge Instagram #100happydays a commencé samedi, et qu'il n'est pas trop tard pour vous joindre à nous même si vous avez manqué les deux premiers jours! Utilisez le tag #rosenoir2017.