mardi 27 juin 2017

J'ai testé: le blanchissement des dents à la maison avec Smile Detox




Comme j'ai attendu trop longtemps pour faire retirer mes dents de sagesse, elles ont perturbé l'alignement du reste de mon râtelier, poussant mes canines en avant - surtout la gauche. Ca m'a toujours gênée sur les photos où je souris. Et puis le drôle d'écart entre ma canine et mon incisive gauches fait que j'ai du mal à me brosser correctement à cet endroit, où se forme systématiquement une tache de coloration alimentaire brune à cause de tout le thé que je bois. Ce qui aggrave mon complexe, même si je soupçonne que je suis la seule à remarquer ce défaut. (Vous examinez beaucoup les dents de vos amis, vous? Moi pas trop.) 

Si elle disparaît à chaque détartrage, cette tache se reforme toujours au bout d'un mois ou deux et s'accentue au fil du temps. Or cette année, ma douce dentiste étant en congé maternité et ma douillettitude m'empêchant de faire confiance à son remplaçant, j'ai dû repousser mon détartrage de deux mois. Je ne me voyais cependant pas me balader avec ma foutue tache jusqu'en novembre; du coup, j'ai décidé de tester un produit dont le look rétro avait attiré mon regard chez Sephora où j'étais entrée pour acheter tout autre chose. 

Smile Detox, c'est un kit de blanchissement des dents qui existe en cure de 14, 28 ou 42 jours. Composé d'huile de coco, de charbon actif et d'un arôme au choix - menthe, réglisse ou baies rouges -, il fonctionne selon le principe de l'oil pulling. En pratique, chaque jour, on se verse dans la bouche le contenu d'un des sachets, qu'on fait  circuler doucement pendant 10 minutes avant de le recracher. La texture de l'huile de coco étant très particulière, la première fois, j'ai eu envie de vomir et trouvé l'expérience franchement désagréable. Mais très vite, j'ai cessé d'y prêter attention. Et les résultats ne se sont pas fait attendre: au bout de quatre ou cinq jours, je constatais déjà que ma tache pâlissait, et le reste de mes dents me semblait moins jaune. Aujourd'hui, à la fin de la cure de 14 jours, il ne reste plus qu'une vague ombre de ma tache, impossible à discerner à moins de coller le nez dessus. (Non, je ne posterai pas de gros plan de mes dents mal alignées sur internet, il va falloir me croire sur parole.)

Je n'ai jamais fait de blanchissement en cabinet, et j'imagine que les produits utilisés par les dentistes sont encore beaucoup plus efficaces que ça - sans doute plus coûteux, aussi. Il est également possible que tous les émails ne réagissent pas de la même façon et que j'aie eu de la chance avec le mien. Quoi qu'il en soit, je suis hyper satisfaite de ce traitement, que j'envisage de réitérer chaque année entre deux détartrages. La prochaine fois, je tente même le 28 jours!

lundi 26 juin 2017

Partir une semaine (ou même plus) avec juste un bagage cabine, oui, c'est possible!




Depuis que j'ai cessé de faire du shopping comme si le commerce allait passer de mode, j'ai pris l'habitude de voyager léger, avec juste un bagage cabine dont tout le contenu est choisi soigneusement et rangé de façon optimale. Ainsi, pas de risque de lumbago ou de valise perdue; de plus, je gagne du temps à mon arrivée en vacances, puisque je peux sortir directement de l'aéroport, et à mon retour à la maison, puisque je n'ai pas de bagage à déposer à un comptoir et que je peux me rendre tout droit à la porte d'embarquement. Ca vous tente? Voici la liste des trucs que j'utilise. Evidemment, elle fonctionne surtout pour des voyages urbains qui ne nécessitent pas d'emporter des tonnes de matériel! Pensez city trip plutôt que trek dans les Andes...

- J'évite de voyager avec les compagnies low cost qui n'autorisent aucun accessoire en plus du bagage à main. (C'est le cas notamment d'Easy Jet.) Pour un prix pas plus élevé, Brussels Airlines propose une option Check & Go avec laquelle on peut prendre un sac à main ou une sacoche d'ordinateur en plus d'une petite valise, à condition de ne pas dépasser les dimensions autorisées - suffisantes pour mon très grand sac à main Nat & Nin que vous pouvez admirer ci-dessous - et un poids total de 12 kilos. D'autres compagnies régulières font sûrement la même chose...

- Je porte toutes mes affaires les plus encombrantes sur moi lors des voyages aller et retour. Je roule les autres bien serré dans ma valise, comme ça, elles prennent moins de place et ne se froissent pas. Je pars avec deux paires de chaussures seulement (dont une à mes pieds): des boots et des babies ou des baskets de ville en hiver, des sandales et des ballerines en été. Et des vêtements tous coordonnés entre eux - souvent avec une dominante noire agrémentée de quelques touches de rouge -, correspondant à la météo prévisionnelle que j'ai vérifiée avant mon départ. Au pire, s'il me manque une fringue une fois sur place, j'achète une version pas chère chez H&M ou équivalent. Je profite aussi de mes voyages pour "finir" mes vêtements fatigués et les mettre à la poubelle le dernier jour, ce qui me permet de gagner un peu de place pour rapporter des souvenirs. 

- Je loge en Air B'n'B, en faisant attention à ce que les appartements que je choisis disposent d'une machine à laver. Ainsi, je peux partir avec moins de tenues complètes que de jours de vacances. Lors de mes voyages au Japon, où je fréquentais des hostels pas forcément bien équipés, j'avais pris l'habitude d'emporter un mini-séchoir à pinces et de la lessive à la main pour nettoyer chaque soir mes sous-vêtements, mes T-shirts et mes pantalons que je faisais exprès d'acheter dans une toile synthétique rapide à sécher.

- Je n'emporte que des cosmétiques en format voyage - 100ml maximum -, soit parce qu'ils sont disponibles ainsi dans le commerce, soit parce que j'en ai versé une petite quantité dans des flacons vides conçus pour ça (Sephora vend un "kit-week-end" super pratique). Pour mes cheveux, sur des séjours de moins d'une semaine, une bombe de shampoing sec m'évite de m'encombrer de tout mon matériel de coiffage. Sur des séjours plus longs, je m'assure au moins de la présence d'un sèche-cheveux à l'endroit où je loge. 

- Comme je n'ai pas de liseuse - sûrement idéale dans ces conditions -, j'emporte un ou deux livres de poche et les abandonne sur place une fois terminés, ce qui là aussi me permet de libérer un chouïa d'espace pour de menus souvenirs. Si je tombe à court de lecture pendant mon séjour, je me ravitaille dans une librairie anglaise. Etant donné que je privilégie un style de vacances très actif (par opposition aux vacances de type glande sur la plage ou en bord de piscine), ça n'arrive de toute façon pas souvent. 

- Pour les quelques souvenirs que je rapporte, je jette mon dévolu sur des objets très peu volumineux: cartes postales, carnets et autre menue papeterie, magnets, bijoux fantaisie, T-shirts, épices locales, cailloux ou sable ramassé sur place...




Et vous, vous avez des astuces pour partir en vacances le moins chargés possible? 

dimanche 25 juin 2017

C'était la semaine où... (#25)




...au troisième essai, j'ai réussi à reboucher le bon micro-trou dans la poutre de ma mezzanine. Me voilà débarrassée des fourmis et des résidus d'isolant sur mon oreiller jusqu'à nouvel ordre (= jusqu'à ce qu'elles trouvent un autre trou par où passer).
...j'ai testé la nouvelle trattoria sur la jolie place dame Sibille avec Kiki, que je n'avais pas vue depuis une éternité. La bouffe était bonne, mais la compagnie était mieux.
...le sorbet chocolat noir à la fleur de sel de chez Fred que j'ai mangé en guise de dessert valait le détour lui aussi. 
...je me suis offert un rafraîchissement de coupe et de colo chez mon coiffeur historique. 30% moins cher que chez Wakko, 60% moins bien. Pffff.
...Attila s'est fait enlever les dents de sagesse sous anesthésie générale. Il était un peu gonflé, mais moins hamster que son père il y a 25 ans.
...à peine deux semaines après son licenciement économique, Autre Moi a déjà retrouvé un boulot mieux payé que le précédent. Champagne!
...un nouvel attentat (foireux, heureusement) a eu lieu à la gare Centrale de Bruxelles. Ca commence à faire un peu beaucoup, là.
...je me suis tapé une petite crise d'angoisse après être partie de chez moi: avais-je bien éteint la clim? J'étais à peu près sûre de l'avoir fait, mais pas à 100%; du coup, je voyais des images apocalyptiques d'appareil en surchauffe provoquant un court-circuit et un incendie à peine moins spectaculaire que celui de la tour Grenfell. Mon cerveau, ce troll.
...j'ai passé deux jours du côté d'Avignon avec Isa. On a testé le salon de thé Simple Simon (bof), découvert plein de petites boutiques de déco ultra-sympas, dîné dans un resto grec-arménien qui fait de fabuleuses assiettes de mezze, beaucoup marché dans les rues piétonnes le soir de la fête de la musique, et surtout parlé-parlé-parlé pendant des heures. A refaire!
...après des semaines de recherches vaines à Bruxelles comme à Toulon, j'ai enfin dégoté une paire de sandales correspondant à mon cahier des charges - dans un chouette magasin nommé Ma deuxième mule du Pape où la vendeuse pestait contre sa fille qui avait oublié d'aller à un oral de rattrapage.
...j'ai reçu la confirmation d'un des deux projets que j'évoquais la semaine dernière. Je vais donc rebosser avec mon plus vieil éditeur, qui ne m'avait pas donné de boulot depuis avril 2016 - youpi!
...j'ai testé la méthode de Funambuline, mon Pasta Guru officiel, pour cuire de bêtes spaghetti sauce tomate. C'était dix fois meilleur que d'habitude; je ne préparerai plus jamais mes pâtes autrement. Et puis, ça fait une passoire en moins à nettoyer (Team Feignasse).
...un éditeur auquel je me demandais comment annoncer que, au vu des conditions dans lesquelles s'était déroulée notre précédente collaboration, je ne souhaitais pas poursuivre la série que je faisais pour lui, m'a envoyé un mail pour me dire: "La traduction du tome suivant était urgente; comme vous n'aimez pas commencer un travail avant que le contrat correspondait ait été signé, j'ai préféré confier ça à quelqu'un d'autre". Bon, ben ça résout le problème.
...après simulation sur plusieurs grandes villes européennes (Dublin, Tallinn, Rome et Glasgow), c'est la capitale irlandaise qui remporte le titre de "destination de notre city trip d'automne 2017", essentiellement pour des raisons budgétaires. On aura gratté deux nouveaux pays cette année, ça me réjouit d'avance.
...deux jours après avoir parlé de Claudie Gallay à Isa en mentionnant combien je déplorais qu'elle n'ait rien publié depuis plusieurs années, Actes Sud annonce la parution de son prochain roman mi-août - quel bonheur! C'est l'une de mes écrivaines françaises préférées.
...on a fait un tour en ville avec Gasparde et Bohemond. Gasparde a acheté un bouquin, Bohemond une pince à boulettes, Chouchou un Funko Pop Harley Quinn, et moi: rien. Je suis une héroïne.
...Ernest Hedgingway est mort. Repose en paix, petit hérisson.
...on a testé la série "One day at a time". Les rires enregistrés me gonflent sévère, mais sinon, ça a l'air pas mal.
...comme je m'y attendais, Chouchou a incrusté le musée Munch et les trois musées de bateaux dans la liste des trucs à faire à Oslo. J'ai prévenu que pour ces derniers, je n'en ferais qu'un, et je suis curieuse de voir lequel il va choisir: le Kon Tiki, le drakkar, le Fram?

samedi 24 juin 2017

Les conversations absurdes #12


CHOUCHOU: J'aime encore plus ta bibliothèque que ton cul.
MOI: Hélas, contrairement à lui, elle n'a plus la place de s'étendre.

mardi 20 juin 2017

10 articles #7




5. Du coup, comment donner du sens à votre vie? En vous posant très sérieusement ces 7 questions incongrues en apparence. (En anglais)

6. Les grandes leçons du développement personnel, reformulées en plus terre-à-terre. (En anglais)

7. Pourquoi c'est important de savoir perdre du temps.  (En anglais)

8. Et aussi: au boulot comme dans le sport, ou la poursuite de n'importe quel objectif, il est crucial de marquer des pauses(En anglais)

9. Comment pratiquer la pleine conscience sous la douche. (En anglais)

10. J'ai toujours déploré que l'argent soit un sujet tabou. Sarah VonBargen est de mon avis, et elle explique très bien pourquoi on devrait vraiment en parler. (En anglais)

lundi 19 juin 2017

La glu



Début juin, je me lançais dans un projet 30 days of giving dont j'avais expliqué l'origine et le principe ici. Comme je voulais sortir de ma zone de confort et, plutôt que des dons ponctuels en argent ou en objets que je fais facilement à longueur d'année, offrir du temps ou de l'attention, je me suis rapidement heurtée à mes propres limites. 

C'est incroyable ce que ça peut me coûter d'avoir le moindre geste affectueux envers quelqu'un de mon entourage. Vous vous souvenez de ce que dit le renard au Petit Prince dans le roman de Saint-Exupéry? On devient responsable de ce qu'on apprivoise. Et moi, je ne veux être responsable de personne. Pas juste matériellement, comme on peut l'être envers un enfant, mais aussi affectivement. Et pas parce que je suis irresponsable, mais au contraire, parce que je prends toutes mes responsabilités (réelles ou imaginaires) hyper au sérieux. 

En bientôt 23 ans de carrière, dans un métier où rendre son travail en retard est, sinon la norme, au moins un incident assez fréquent, je n'ai réclamé de délai que deux fois: 48h quand j'ai divorcé et organisé en catastrophe mon déménagement vers les USA, 24h quand le cancer de mon père a été diagnostiqué et que je suis descendue à Toulouse pour les aider, ma mère et lui. Pour le reste, même malade comme un chien ou noyée au fond d'un puits d'angoisse, je m'arrange toujours pour rendre mes traductions dans les temps. 

Du coup, je répugne à prendre n'importe quelle forme d'engagement, parce que je mesure très bien à quel point je vais me sentir liée. Et, connaissant mes réactions instinctives, à quel point ça me donnera envie de m'enfuir. Depuis des années, Chouchou et moi, on se dit que ça serait bien de se marier pour de bêtes raisons administratives. Je suis d'accord sur le principe, mais je traîne les pieds: j'ai trop peur, une fois que j'aurai signé au bas du foutu papier, de me sentir prise à la gorge et de commencer à étouffer. Ou que Chouchou se transforme en monstre du jour au lendemain et que je ne puisse lui échapper qu'au terme d'une bataille juridique pénible. J'ai déjà un divorce à mon actif; je sais comment ça se passe parfois. Rien que le fait de l'aimer autant me met au bord de la panique quand j'y pense trop. 

Cette phobie affective fait aussi de moi une mauvaise amie, quelqu'un sur qui on ne peut pas compter pour prêter une épaule compatissante: je ne veux pas que quiconque commence à avoir besoin de moi, parce qu'alors je vais me sentir tenue de répondre toujours présente même quand je n'aurai pas envie ou que ça ne m'arrangera pas. Parfois, quand mes proches ont des soucis d'une nature qui me touche particulièrement, j'ai l'impulsion de leur dire: "Je suis là pour en discuter si tu veux". Et puis neuf fois sur dix, je me retiens. Même chose pour mon empathie défaillante: il ne s'agit pas d'un défaut de fabrication mais d'un choix délibéré. Je ne veux pas me mettre à la place des autres; je ne veux pas ressentir leur souffrance. Les miennes me foutent déjà suffisamment en l'air. Les sentiments, c'est de la glu où on se prend les pattes et le coeur. 

dimanche 18 juin 2017

C'était la semaine où... (#24)




...je suis rentrée à Monpatelin en oubliant mes lunettes de soleil et ma crème solaire à Bruxelles. Du coup, le meuble de l'entrée chez Chouchou a la classe totale en D&G, et le placard de la salle de bain est bien protégé contre les mélanomes.
 ...j'aurais mieux profité de la 1ère classe dans le TGV si je n'avais pas attrapé une migraine de chaleur. Ou, pour voir le verre à moitié plein: ma migraine de chaleur aurait sans doute été encore plus pénible en seconde. 
...j'ai reçu un mail d'une assistante éditoriale m'informant que l'à-valoir d'une trad que j'avais rendue mi-avril avait été mal calculé et qu'en fait, ils me devaient dans les 1800€ supplémentaires. Impression d'avoir gagné des sous gratuits (alors qu'en fait, pas du tout) et gratitude pour l'honnêteté de mon client. 
...l'association de gestion agréée dont je me suis fait radier fin 2016 m'a envoyé une facture au titre de 2017. Comme je signalais la chose par mail, on m'a répondu que ah oui, pardon, ma demande avait été bien prise en compte mais pas informatiquement. Du coup, en fait, elle avait été notée de quelle façon? Sur un Post-It? Dans un coin de la tête de la secrétaire?
...j'ai presque dû supplier ma fleuriste de me vendre un bouquet des dernières pivoines de la saison. "Mais regardez, elles sont pas terribles et elles vont s'ouvrir tout de suite!" faisait-elle valoir. "Je m'en fouuuuus, après y'en a plus jusqu'en mai prochain!" me suis-je entendue hululer avec toute la retenue qui me caractérise. 
...je me suis adonnée à un de mes plus grands plaisirs: lire un bon roman (en l'occurrence, "Outrun the moon") à la terrasse du Chamo, en sirotant un cocktail glacé face à la mer. J'avoue une préférence certaine pour le Planteur, mixé avec du sorbet à l'ananas.
...j'ai essayé une robe Comptoir des Cotonniers que je trouvais superbe. Le miroir m'a jeté à la figure que ce sentiment n'était hélas pas réciproque. Tant pis, j'ai fait des économies.
...j'ai dîné avec Fleur aux Têtes d'ail. On ne s'était pas vues depuis octobre dernier; c'est donc une année scolaire entière qui vient de filer sans que je m'en aperçoive. Mais bon, elle est toujours Team Voiture et Lentilles, moi Team Transports en Commun et Lunettes, et nous continuons toutes les deux à refuser de prendre un smartphone.
...j'ai préféré reporter mon détartrage annuel à novembre, moment où ma douce dentiste rentrera de congé maternité, plutôt que prendre le risque de me faire charcuter les gencives deux mois plus tôt par son remplaçant (qui est très bien si ça se trouve, mais bon).
...deux ans et demi après mon dernier frottis, je me suis enfin décidée à chercher et à prendre rendez-vous avec une nouvelle gynéco - vu que l'ancienne me filait des crises d'angoisse à elle toute seule.
...j'ai bu mon premier punch de l'année à la terrasse du bar de Monpatelin, et même pris quelques couleurs (mais du côté droit uniquement).
...à 5 mn d'intervalle, j'ai reçu deux mails pros m'annonçant de chouettes collaborations potentielles. Je croise les doigts!
...quand je suis montée dans le bus, le chauffeur m'a dit très poliment: "Si je peux me permettre, voilà une bien jolie pinup". Comme quoi, même à un âge canonique et avec pas mal de kilos surnuméraires, une petite robe à pois, des lunettes funky et un vernis rouge vif font toujours la blague.
...mon ophtalmo a mesuré la surtension dans mon oeil droit: elle se maintient juste en-dessous du seuil où il faut commencer à traiter. Pourvu que ça dure.
...j'ai découvert que la grande boulangerie au coin de la place Noël Blanche vendait des msemen pas mauvais du tout. Mon estomac est joie.
...j'ai assisté à la conférence de Fabrice Midal qui venait présenter son bouquin "Foutez-vous la paix!" au Théâtre Le Colbert. Intéressant même si dans l'ensemble, je trouve sa théorie un peu simpliste et pas adaptée à tous les cas. Et puis, ça m'a donné l'occasion d'échanger quelques phrases avec Julie du blog From Toulon with love.
...j'ai commencé à préparer notre séjour norvégien. Et malheureusement, on ne va pas pouvoir faire l'excursion dans les fjords dont Chouchou rêvait: trop cher, et surtout trop long à caser dans une journée au départ d'Oslo. Idéalement, il aurait fallu effectuer la boucle depuis Bergen, ou au moins passer une nuit sur place. J'avoue, je suis déçue (et je culpabilise un peu, aussi).
...je me suis acheté le premier maillot de bain que j'ai essayé. Non, ce n'est pas le modèle des mes rêves (celui qui me ferait miraculeusement la silhouette de Betty Page), mais il est sobre, fonctionnel, à ma taille, et il coûtait moins de 40€ chez Monoprix. Comme ça, je suis parée au cas où on aurait l'occasion de se baigner en Norvège.
...pendant que je bouquinais le tome 4 de "March comes in like a lion" en attendant ma délicieuse pizza napolitaine chez Marco, la nouvelle serveuse italienne m'a déclaré dans un français hésitant que le meilleur manga du monde, c'était "One piece". Le serveur du Chantilly ayant dit la même chose à Chouchou le mois dernier, je me suis demandé s'il y avait conspiration.
...j'ai fait dédicacer "Eléctrico 28" par Magali Le Huche chez Contrebandes, et nous avons chanté en choeur les louanges de ce pays génial qu'est le Portugal.
...j'ai entamé une Smile Detox. Dès le premier sachet à base d'huile de coco vidé dans ma bouche, j'ai été prise d'une violente envie de vomir tant la consistance était ignoble. Elles vont être longues, ces 14 fois 10 minutes.
...j'ai testé ce masque au yaourt acheté chez Sephora. Il a fait des grumeaux monstrueux, pire qu'une pâte à crêpes. J'aime bien essayer des trucs nouveaux, mais là, c'était un magnifique ratage.
...j'ai testé aussi le fameux bain noir. Bilan: en fait, c'est violet très foncé, pailleté et joli. Ca sent assez bon, ça ne laisse pas de "morceaux" ou autres résidus dans la baignoire. Mais la couleur est planquée par la mousse, et au final, ça fait quand même cher pour un seul bain. Surtout quand, comme moi, on sort de l'eau au bout d'un quart d'heure. 
...pour la première fois de ma vie, j'ai voté de la même couleur que mon teint (non, "cachet d'aspirine" et "bidet" ne sont pas des options de vote). Mais dans ma circonscription, il restait droite ou droite, soit même pas une possibilité de faire barrage à qui ou quoi que ce soit.
...pour me venger, j'ai joué du rebouche-tout et du couteau de peintre sur la poutre de ma mezzanine, celle dont les micro-trous laissent entrer les fourmis dans ma chambre et tomber une pluie de particules d'isolant vert pile sur mon oreiller. Je croise les doigts pour que ça suffise.

vendredi 16 juin 2017

Envies de juin




Avoir le coup de foudre pour un maillot de bain vu sur internet ou dans un magazine et qu'il m'aille du premier coup pour que je ne doive pas m'infliger tout un après-midi à faire des essayages déprimants, merci, bisous
M'offrir cette bougie parfumée Trilogy de Woodwick pour l'été, et puis celle-là pour l'automne
Passer à l'orange avec le vernis OPI No tan lines
Tester le bain noir pailleté
Ajouter ce mignon Nazgûl Funko Pop à ma collection
Rêver d'une Neko Box française
Tester la box littéraire Le Ptit Colli
Bruncher végétarien à la terrasse du Stam
Aller au cinéma voir "Wonder Woman"
Visiter la nouvelle expo "Art is comic" du MIMA
Manger des soupes glacées tous les jours (la recette de ma préférée est ici)
Avoir une météo décente pour nos vacances à Oslo

jeudi 15 juin 2017

Le musée d'art spontané, une curiosité bruxelloise à découvrir!




Si Bruxelles compte bon nombre de musées prestigieux, on peut aussi, avec un peu de curiosité, y trouver des pépites injustement méconnues. Par exemple, le petit musée d'art spontané qui présente des oeuvres "à mi-chemin entre art naïf et art brut", selon la définition de la dame qui en tient le guichet cinq après-midi par semaine à Schaerbeek.

Dans un espace relativement modeste (une salle de dimensions moyennes au rez-de-chaussée, une petite à l'étage et un bout d'escalier) est exposé un foisonnement d'oeuvres de styles et de thèmes très variés, qui utilisent aussi bien la peinture que le tissu, le métal ou le papier mâché, et dont l'ambiance va du plus joyeux au plus angoissant. Bien que les artistes tournent une fois par mois, la liste d'attente est complète pour les deux prochaines années. Hors des sentiers battus de la culture, un lieu à découvrir. 













Rue de la Constitution 27
1030 Bruxelles
Ouvert du mardi au samedi, de 13h à 17h
Entrée: 2€

mercredi 14 juin 2017

Les brunchs du dimanche (46): Fourchette à bicyclette




Cette fois, le brunch du dimanche est en réalité un brunch du samedi, car Fourchette à bicyclette est fermé le jour du Seigneur. J'avais déjà déjeuné dans ce sympathique petit resto végétarien situé non loin du parvis Saint-Boniface, et qui propose pas mal de plats vegan et/ou sans gluten. Je me souvenais avoir bien mangé mais être restée un peu sur ma faim à cause de la taille modeste des portions. 





Il en est allé de même pour ce brunch servi à l'assiette. La carte était alléchante, et les plats ne décevaient pas du point de vue gustatif: originaux et pleins de saveur, de la mini-boule de sorbet au chou-fleur jusqu'aux deux bouches de gaufre salée en passant par l'unique feuille de kale frit. J'ai tout aimé mais... arrivée à la fin, je n'étais pas du tout rassasiée, et Chouchou encore moins. Quand on a l'habitude des formules buffet à peine plus chères sur Bruxelles (généralement 25€ au lieu des 22 facturés par Fourchette à bicyclette, et ce pour une offre comprenant aussi des produits carnés qui sont quand même une matière première plus coûteuse que les légumes ou les céréales), on ne peut s'empêcher de trouver l'addition un peu salée. Et difficile à régler, puisque bien que ça ne soit indiqué nulle part et pas non plus annoncé en début de repas, l'établissement n'accepte aucune carte de paiement. A l'heure où les banques belges visent le "No cash" et suppriment de plus en plus de distributeurs de billets, je trouve ça très, très peu pratique pour le consommateur. 

Rue Longue Vie 46
1050 Bruxelles

mardi 13 juin 2017

Plaisirs d'été (et désagréments assortis)



♥︎ Les sorbets aux parfums d'agrume
♥︎ Les orteils vernis
♥︎ Mes fruits préférés, enfin de saison: les cerises, les abricots, les nectarines et la pastèque
♥︎ Les soirées qui n'en finissent plus
♥︎ Les champs de tournesols
♥︎ Le linge qui sèche en un clin d'oeil
♥︎ Les angoisses qui fondent comme neige au soleil
♥︎ S'habiller d'un rien
♥︎ Avoir la marque des sandales
♥︎ Boire des coups en terrasse
♥︎ Lire au parc
♥︎ Etre réveillée par la lumière du jour
♥︎ Vivre les fenêtres ouvertes
♥︎ Se sentir un peu en vacances même quand on travaille

♠︎ Les cuisses qui frottent et s'irritent sous les robes
♠︎ Les cheveux longs qui tiennent bien trop chaud
♠︎ Les moustiques
♠︎ Devoir se raser les mollets tous les deux jours (enfin, je sais que c'est pas une obligation, mais...)
♠︎ Les coups de soleil
♠︎ Les pieds qui gonflent dans les chaussures
♠︎ Les migraines de chaleur
♠︎ Devoir jongler entre trois paires de lunettes au lieu de deux
♠︎ Les billets d'avion et de train hors de prix, qu'il a fallu réserver des mois à l'avance
♠︎ Les avions et les trains bondés
♠︎ La difficulté de rentrer le moindre centime au mois d'août quand on est indépendant

lundi 12 juin 2017

Les conversations absurdes #11


MOI, perplexe: Tu as une grosse goutte rouge foncé juste au-dessus de l'espace entre tes sourcils. On dirait du sang figé.
Chouchou porte un doigt à l'endroit indiqué, l'examine une demi-seconde et le lèche. 
CHOUCHOU, flegmatique: C'est de la cerise. 
MOI, un peu hagarde: ...Et tu peux m'expliquer comment tu as été te coller un bindi de cerise sur le front?
CHOUCHOU, imperturbable: Le talent. 

dimanche 11 juin 2017

C'était la semaine où... (#23)




...Anne Montel, l'illustratrice de "Shä et Salomé", "Le temps des Mitaines" et "Les jours sucrés" (et accessoirement la dessinatrice de ma jolie bannière) a lancé un Kickstarter pour financer l'impression d'un recueil de 31 saynètes à l'aquarelle réalisées dans le cadre du dernier Inktober. C'est jusqu'à lundi soir prochain, n'attendez pas trop pour souscrire!
...j'ai reçu un "postcard tea" envoyé de Londres par Philou la semaine dernière. L'idée est géniale, l'emballage super pratique, l'étiquette terriblement jolie.
...quatre jours après son remplacement, la nouvelle touche 9 du clavier de mon MacBook a commencé à se barrer elle aussi. Je suis maudite (et au bord de la crise d'apoplexie).
...pour la première fois, un article de l'Annexe - celui que j'ai consacré au tome 3 de "La passe-miroir" - a été Coup de Coeur HelloCoton.
...j'ai profité d'une promo pour m'offrir un massage "Clear your mind" au Serendip Spa, et demander à M. Oh quel mouvement je pourrais faire pour débloquer mes épaules et le haut de mon dos à la fin d'une journée passée à taper sur un ordinateur. (Réponse: entrelacer les mains derrière le dos, lever les bras le plus haut possible, se pencher en avant avec les genoux légèrement pliés et la tête pendante.)
...pour prolonger ce moment de bien-être, je suis allée lire au bar du Berger avec un mojito à la pastèque. Ils ont étoffé leur carte de cocktails, ce qui est bien, mais ils ne donnent plus d'amuse-bouche avec, ce qui est mal.
...on a été manger au Yamato, et pour changer un peu de notre sempiternel miso katsu ramen, on a commandé le katsu rice. Verdict: le bouillon déchire sa mémé, mais je ne raffole pas de la sauce. La prochaine fois, je goûte leur katsudon.
...pendant que je testais cette vidéo de yin yoga (pas mal du tout), le foutu cristal qui se tenait tranquille dans un coin de mon oreille interne gauche depuis quelques semaines a recommencé à se balader. Vertiges, nausée: c'est en zigzaguant comme une poivrote que je suis sortie faire mes 10 000 pas quotidiens.
...j'ai investi dans une plante O Green qui, en plus d'être fort jolie, va nettoyer l'atmosphère de mon salon jusqu'à ce qu'elle décède d'avoir été trop longtemps exposées à mes anti-pouces verts. Quelqu'un veut parier sur le temps qu'il me faudra pour la tuer à l'insu de mon plein gré?
...l'auteure de "Banana girl" m'a remerciée pour ma critique de sa bédé sur Instagram.
...après avoir posé plein de questions par mail ("Y'a pas que des cadenas, au moins?" "A deux, c'est faisable de sortir en moins d'une heure?" "Et la lumière - on y voit quelque chose, dans votre salle?"), j'ai fini par réserver un espace game à thème pirate pour le début du mois prochain à Oslo. J'espère qu'il y aura des déguisements.
...à la fin d'une journée difficile, j'ai entamé la bougie parfumée WoodWick que je gardais en réserve pour l'été. Ravie par le doux crépitement de sa mèche en bois, je lorgne déjà sur le reste de la gamme Trilogy.
...après l'avoir reporté d'une to do list à l'autre quatre jours d'affilée, j'ai enfin envoyé le mail pro que je procrastinais depuis début mars. Je doute que le résultat soit positif, mais au moins, j'aurai essayé.
...j'ai eu envie de forcer à se faire seppuku avec une cuillère émoussée le traducteur de ce bouquin qui a cru bon de mettre tous les verbes au preterit en VO au passé composé en français. Pardon, mais c'est juste abominable.
...successivement déçue par deux masques pro qui laissaient mes cheveux lourds et poisseux, j'ai fini par trouver mon bonheur avec cet après-shampoing de la gamme Rainforest de The Body Shop qui me fait la crinière légère et soyeuse.
...nous avons testé un brunch dont Chouchou a dit qu'il avait sans doute été conçu pour "de riches moineaux". (Oui, je balancerai dans un billet dédié.)
...il faisait si beau le samedi qu'en milieu d'après-midi, nous avons pris une couverture, un bouquin chacun, et nous sommes partis lire vautrés sur la pelouse du parc le plus proche. Parfois, le bonheur, c'est vraiment simple.
...j'ai tenu un pauvre quart d'heure devant "Gosford Park" et quarante minutes (en me forçant) devant "Once". Ca devient vraiment difficile de trouver des films capables de susciter un quelconque intérêt chez moi.
...l'iPhone de Chouchou s'est mis à sonner bruyamment et sans raison vers minuit et demi, alors que j'étais en pleine phase d'endormissement. En échange de l'AVC qu'il avait failli me donner, j'ai eu très envie de lui apprendre à voler sur-le-champ.
...Attila était chez ma mère quand j'ai appelé pour le coup de fil traditionnel du week-end, et avec sa voix que je reconnaissais à peine parce qu'il a mué depuis Noël, il m'a raconté son opération des dents de sagesse prévue pour la semaine prochaine, la conduite accompagnée qu'il va avoir le droit de commencer au même moment, et son projet de se rabattre sur médecine s'il n'est pas pris en prépa véto dans 2 ans. Je kiffe l'ordre de ses priorités.
...je suis descendue chez Capoue exprès pour m'acheter une glace (orange sanguine-pêche), que j'ai flanquée par terre cent mètres plus loin. L'image de la désolation j'étais.
...j'ai renoncé à publier le compte-rendu des dix premiers jours de mon projet "30 days of giving" tant l'idée me mettait mal à l'aise, en fin de compte.

mercredi 7 juin 2017

Open Museum Alain Passard aux Palais des Beaux-Arts de Lille



Après le groupe Air, Donald Duck et le dessinateur Zep, c'est au chef étoilé Alain Passard que le Palais des Beaux-Arts de Lille a donné carte blanche pour faire découvrir son univers à travers 44 oeuvres réparties dans les trois niveaux du musée. A l'entrée, chaque visiteur reçoit un plan avec le nom et un aperçu de ces 44 oeuvres; à lui ensuite d'ouvrir l'oeil pour les localiser parmi la collection permanente. Je trouve le principe génialement ludique. Si on ajoute à ça que le bâtiment est magnifique en soi et le prix du billet beaucoup plus démocratique que dans les musées bruxellois, il ne me restait aucune raison de ne pas foncer à Lille en TGV!


Certaines des oeuvres sont animées. Par exemple, les cocotte-minute ci-dessus sifflent, tandis que les feuilles ci-dessous remuent doucement - une vision très poétique, même si son rapport avec le travail d'Alain Passard peut sembler assez lointain. Plus bas, les bottes disposées sur une plate-forme créée pour l'occasion émettent des bruits de pas un peu inquiétants...






Alain Passard a renoncé à cuisiner de la viande dans son célèbre restaurant L'Arpège, comme en témoignent plusieurs oeuvres: cette enseigne au néon au-dessus d'un tableau de la collection permanente figurant du gibier, ou encore son ancienne presse à canard que l'artiste Arman a transformée en sculpture. 





Une douzaine de tableaux de la collection permanente sont inclus dans le parcours; ci-dessus, mon préféré: "Le petit pâtissier" de Chaïm Soutine.


Coup de coeur pour cette statue nommée "La danse des chefs", hélas très difficile à photographier en raison de la basse lumière et de la disposition des lieux (merci Chouchou!).



La partie la plus intéressante de l'exposition, à mon sens: un grand nombre de collages réalisés par Alain Passard pour imaginer (en amont) ou illustrer (en aval) ses plats à base de légumes dont la description donne très envie de se précipiter dans son restaurant! A défaut, je vous conseille la lecture de la bédé qui lui a été consarée il y a quelques années, et dans laquelle on le voit développer abondamment sa conception de son métier ainsi que son processus créatif. 

jusqu'au 16 juillet 2017
Palais des Beaux-Arts
Place de la république
59000 LILLE
Fermé le mardi
Ouvert le lundi de 14h à 18h
et du mercredi au dimanche de 10h à 18h
Tarif normal: 7€

mardi 6 juin 2017

Quand les Tartes de Françoise s'emparent d'une recette bien de chez moi: la tropézienne




Je suis née dans le Midi de la France. La tropézienne fait partie de mon patrimoine gourmand depuis toujours. Alors, quand Les Tartes de Françoise (qui régalent depuis des années mes goûters chez Filigranes et accompagnent tous mes longs trajets en TGV depuis la gare du Midi) m'ont proposé de tester leur propre version de cette grosse brioche au sucre fourrée d'un crapuleux mélange de deux crèmes, vous pensez bien que j'ai sauté sur l'occasion! D'autant que nous étions invités à un barbecue dimanche soir, et qu'on est toujours bienvenu chez ses amis quand on apporte un bon dessert. 

J'avoue que j'étais assez impatiente de goûter cette tarte - tout en redoutant qu'elle ne tienne pas bien la comparaison avec la tropézienne originale. En fait, j'ai été très agréablement surprise. La brioche est un peu moins épaisse, ce qui rend l'ensemble moins bourratif. Et la crème hyper onctueuse a un goût vanillé plus prononcé. On peut ne pas aimer; personnellement, je n'aurai qu'un mot: MIAM.

La version qui m'avait été offerte était la plus grande (22€), prévue pour 8 à 10 personnes d'après le charmant jeune homme de l'atelier d'Ixelles qui me l'a remise. En fait, à 5, nous n'avons même pas réussi à en manger la moitié le soir même. Je pense qu'à la fin d'un repas, il y a largement moyen de contenter une douzaine de gourmands avec cette tropézienne. Si on est moins nombreux, il existe une version plus petite (16€) théoriquement prévue pour 4 à 6 personnes. 

Les tropéziennes sont disponibles dans tous les ateliers des Tartes de Françoise, dont vous trouverez la liste complète sur leur site internet. Si toutefois vous en souhaitez une pour une occasion particulière, il est sans doute plus sage de la commander à l'avance. 



lundi 5 juin 2017

C'était la semaine où... (#22)




...j'ai testé cette recette de gâteau renversé à la rhubarbe, et même si le fond n'était pas assez caramélisé, on a trouvé ça délicieux. A refaire avec de l'ananas (entre autres).
...28 ans après sa sortie, j'ai découvert que ma chanson préférée de New Model Army s'inspirait d'un poème de Tennyson. Mieux vaut tard que jamais.
...la veille de la remise de ma trad, sur laquelle je bossais depuis 6 semaines à partir d'un fichier "a priori définitif", j'ai reçu le fichier "définitif-définitif". 620 pages, tout de même. J'ai gentiment laissé à l'éditeur le soin de vérifier s'il y avait des différences entre les deux.
...j'ai tenté les pâtes de pois cassés en faisant une faussa carbonara avec crème, parmesan, lardons et jaune d'oeuf. Les puristes de la cuisine italienne peuvent bien me lapider: c'était super bon.
...après avoir très rapidement abandonné "Girl boss" et son héroïne tête-à-claques, nous avons commencé à regarder "Dear white people". Et tout le monde devrait en faire autant, surtout les gens qui croient sincèrement à l'existence d'un racisme inversé.
...l'espace d'une journée, grâce à Donald Trump et son cofveve, Chouchou a connu la célébrité sur le site du journal Le Point.
...après avoir torché plus d'un million de signes en 5 semaines et demie, je me suis officiellement déclarée en congés jusqu'au 6 juillet. Non, pas en vacances exactement, parce que j'ai des trucs de boulot annexes dont je dois m'occuper en juin, mais ça va me faire beaucoup de bien quand même.
...on est restés un peu perplexes face à la bouffe servie au vernissage de l'expo "Astérix chez les Belges" au CBBD. Les frites et les tartines de pâté ardennais, OK, c'était dans le thème - mais avec le foie gras poêlé et les bouchées vapeur, ça faisait un assortiment assez curieux. Quant à l'expo elle-même, elle ne casse pas trois pattes à un canard landais. Des fac similés plutôt que les planches originales, sérieusement? C'est quoi l'intérêt?
...j'ai testé le yin yoga, une forme très douce et pas du tout remuante qui consiste à tenir chaque posture plusieurs minutes pour entrer dedans à fond, assouplir les articulations et faire sauter les blocages musculaires. Ca m'a beaucoup plu, et ça fera une bonne alternative à l'aerial dont je commence à me lasser.
...Gasparde et moi, on s'est ruées chez Filigranes pour acheter le tome 3 de "La passe-miroir" qui sortait ce jour-là. Après ça, la grande question, c'était: le dévorer d'un coup ou le lire à petites doses pour le faire durer?
...j'ai bu un Yellow Lantern au Café Floréo, et la vodka était dosée si généreusement qu'en sortant, j'avais l'impression de me consumer à petit feu alors qu'il faisait très doux dehors. Par contre, les gamins de 4 ou 5 ans qui couraient partout dans le bar en shootant dans les affaires des clients, j'avoue que ça m'a gonflée assez vite.
...j'ai été consternée d'apprendre que Sense8, une de mes séries préférées de tous les temps, n'aurait pas de saison 3. Je suis deuil.
...j'ai porté mon MacBook chez Cami pour faire réparer ma touche 9. En fait, elle n'était pas juste déclipée mais carrément cassée. Un très mauvais point pour la qualité du hardware Apple. Mais l'employé a récupéré une touche identique sur une de leur épaves et changé la mienne gratuitement. Un très bon point pour la qualité du service client Cami.
...pour remplacer mes sandales Esska rose métallisé plates qui arrivaient en bout de course, j'ai fini par acheter les mêmes, mais en gris métallisé avec un talon de 4 cm. Je venais de marcher plusieurs heures par 30°, et mes pieds ressemblaient à deux paquets de Knacki bouillis, donc je publierai une photo une autre fois.
...on a passé une journée épique épique écolégram à Lille.
...onze ans après, j'ai refait le (long, très long) test des forces personnelles. A la première place, la curiosité et l'intérêt envers le monde ont été détrônés par la gratitude qui ne figurait même pas dans le Top 5  la première fois.
...on a barbecuté chez Gasparde et Bohemond qui nous ont fait goûter leurs chips préparées à l'Airfryer. J'avoue: s'il nous restait un tout petit peu de place sur le plan de travail de la cuisine, on se laisserait peut-être tenter.

Et n'oubliez pas: vous avez jusqu'à ce soir pour participer au concours "Le défi des étoiles" sur mon blog lecture!

dimanche 4 juin 2017

Où ça s'améliore, mais c'est pas encore ça



Très récemment, j'évoquais les limites du développement personnel dans ce billet. Aujourd'hui, je vais les illustrer avec l'exemple concret de ma journée d'hier. Nous avions prévu d'aller à Lille pour voir nos amis Philou et Stef et nous livrer à quelques activités sympathiques avec eux. Le voyage aller en Thalys s'est bien passé. Nous nous sommes rendus à pied au Palais des Beaux-Arts pour voir la Carte Blanche d'Alain Passard, que j'ai trouvée un peu décevante comparée à celle de Zep l'an dernier, avec beaucoup moins de pièces originales (et évidemment beaucoup moins d'humour). Mais ça reste un très beau musée avec un prix d'entrée nettement plus accessible que ceux des musées bruxellois. Après ça, midi approchant, nous avons gagné le resto scandinave réservé par nos amis. Jolie terrasse fermée; beaucoup de plats à base de saumon fumé, que je déteste - c'est gras, c'est froid, ça m'écoeure horriblement - mais j'ai réussi à trouver dans la carte un pavé de saumon bio aux deux sésames tout à fait satisfaisant. 

Nous avons ensuite filé chez Escapers pour tester la salle Braquage à la lilloise ouverte récemment. Et là, c'est le drame. Après une entrée en matière originale qui laissait espérer un très bon moment, le jeu s'est révélé de loin le plus nul que nous avons fait en 3 ans et une trentaine de salles. Je me suis ennuyée pendant une heure, abandonnant toute tentative de participer à dix minutes de la fin. Les autres ont continué, mais sans enthousiasme. Quand le game master est venu nous délivrer, je lui ai exprimé ma déception et mon énervement en des termes non-incertains. Les autres en ont fait autant, bien qu'avec plus de diplomatie. Très flegmatique, le game master nous a dit: "Je comprends que vous n'avez pas aimé, et je prends note de vos remarques". Puis il nous a quand même fait payer l'intégralité des 96 euros du prix de la séance. Alors que la situation exigeant vraiment un geste commercial. Du coup, en plus d'être déçue et énervée, j'étais furieuse et dégoûtée en sortant de là. La panoplie entière des sentiments que je matérialise en rouge dans mon moodmapping.

Nous avons poursuivi notre après-midi par un goûter chez Méert (toujours délicieux), puis une balade dans le vieux Lille. Il faisait doux, j'étais contente de voir Philou et Stef, on avait des discussions agréables, et j'essayais désespérément de me focaliser là-dessus plutôt que de ruminer cette histoire d'escape game. Après tout, c'était passé et on ne pouvait plus rien y faire, n'est-ce pas? Et puis franchement, c'était juste un problème de riches. Personne n'était en train de souffrir ou de mourir; on passait une journée de détente entre amis; il y avait plus de raisons de se réjouir que de faire la tête. D'ailleurs extérieurement, je ne faisais pas la tête - mais à l'intérieur, je fulminais sans pouvoir m'en empêcher. Apercevant un magasin Paul Marius, dont j'avais découvert les sacs sur internet la semaine précédente, j'ai entraîné tout le monde à l'intérieur et fait sur un coup de tête l'emplette d'un sac à dos olive très joli mais pas du tout adapté à mes besoins. Avant même de l'avoir payé, je savais que c'était une bêtise, mais je cherchais à faire un truc pour me changer les idées et j'ai gardé la fâcheuse habitude de reporter ma frustration soit sur la bouffe, soit sur le shopping. Du coup, après ça, je pestais aussi contre moi-même en plus de pester contre Escapers. 

Nous sommes allés boire un verre au Dernier bar avant la fin du monde. Je pensais qu'un cocktail m'aiderait à me détendre, mais pour ça, il aurait fallu qu'il contienne plus d'alcool qu'une quantité à peine suffisante pour soûler une amibe. Nouveau grumpf, un peu atténué par la déco et l'ambiance aussi sympas que dans l'établissement du même nom à Paris. L'heure approchait de regagner Lille Europe pour notre train de retour. A ce stade, j'avais fait plus de 20000 pas dans la journée. Avec une robe, et en oubliant de mettre de la crème Nok sur mes cuisses à l'endroit où elles se touchent. Résultat, je commençais à avoir la chair à vif (toutes les filles en surpoids me comprendront), et chaque pas devenait un peu plus douloureux que le précédent. Pour couronner le tout, en arrivant à la gare, nous avons appris que notre TGV aurait 50 minutes de retard. J'avais faim et toutes les échoppes de bouffe alentour étaient en train de fermer; j'avais hyper froid aux jambes dans la température déclinante et les courants d'air de la salle d'attente; j'avais trop mal pour envisager de partir à la recherche d'un endroit confortable où manger un bout et patienter. Et mon cerveau rationnel avait beau me répéter en boucle "Allez, 50 minutes désagréables, dans une vie, ce n'est rien du tout. Tu auras déjà tout oublié demain", j'étais plutôt abattue et grognon. 

Bien entendu, c'était une réaction tout à fait disproportionnée, que je me reproche de ne pas avoir réussi à dépasser pour profiter davantage des (très) bons aspects de cette journée. Et en même temps, dans des circonstances identiques, il y a vingt ans ou même seulement dix, j'aurais pété les plombs. J'aurais piqué une vraie grosse crise, en beuglant que j'aurais mieux fait de rester chez moi; je me serais montrée généralement imbuvable, et j'aurais gâché la journée de tout le monde. Là, il y avait au moins une partie de mon cerveau qui parvenait à mettre la situation en perspective, à se rendre compte que rien de tout ça n'était objectivement grave et à parler d'autre chose pendant que l'autre partie ruminait sévère en tâche de fond. Au final, je gère ma colère ( = mes émotions rouges) de la même façon que mon angoisse ( = mes émotions noires): en agissant extérieurement comme si de rien n'était. Ca facilite la vie de mon entourage, ce qui est déjà un très bon point; ça m'évite de passer pour plus pénible qu'on ne me sait déjà, et de m'enliser complètement dans mon ressenti négatif. Pour l'instant, c'est tout ce dont je suis capable. Et même si c'est loin d'être parfait, c'est déjà un sacré progrès. 

jeudi 1 juin 2017

Les dépenses intentionnelles de mai




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci
Immatériel:
Jeu vidéo "The witness"
1 livre numérique
Brunch (Chalet Robinson)
Lunch (Chadao)
Goûter x 2 (Méert, Forcado)
Cocktails x 2 (The Dominican, La Pharmacie Anglaise)
Dîner x 3 (Horia, AMI, Green mango)
Billets de train pour Lille
Matériel:
13 livres, 4 magazines (Psychologie positive, Frankie, Flow français, Respire)
7 rouleaux de masking tape
Bouquet de pivoines roses
Robe en lin rose pâle Talia Benson
Jupe coton rouge foncé C&A
Jupe noire à imprimé oiseaux Froy & Dind
Robe longue "Petit diable" Anatopik d'occasion sur eBay
Robe longue Cop Copine d'occasion sur eBay
Ceinture Plume de Nat & Nin
Gobelet à thé + planchette en porcelaine helen b
Drap + 2 taies d'oreiller en lin lavé gris

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire
Le numéro 1 de Calme: encore un magazine au croisement entre Simple Things et Flow. Ca aurait pu m'intéresser, mais pas à 9,50€ - le prix d'un gros livre de poche qui m'occuperait pendant des heures.
Les deux livres de l'illustratrice coréenne Puuung: ils me font très envie, mais une expédition depuis l'Asie va prendre des mois et probablement me doubler le prix des articles entre les frais de port et les frais de douane.
Des bottines Hush Puppies Tiffin rouges: elles sont vraiment magnifiques, mais pas de saison, et surtout la fermeture éclair monte trop haut - je suis à peu près sûre qu'avec mes mollets dodus, je n'arriverai pas à la fermer.
Deux réservations pour le Tram Experience: j'ai envie de tester depuis 2012, de préférence à cette période de l'année, mais c'est aussi cher que deux escapes games pour un groupe de 4, et plus cher qu'un aller-retour pour la plupart des grandes villes d'Europe. Mon budget n'est pas extensible à l'infini, et je préfère les escape games et les city trips.

Bilan du mois:
J'achète pas mal de fringues depuis quelque temps, mais c'est parce que j'ai grossi et que les trois quarts de ma garde-robe me boudinent. Plus qu'à trouver une paire de sandales et je serai parée pour cet été. Quant au reste, pas de regrets: le jeu vidéo est génial, les sorties sont toujours un plaisir, et je rêvais d'une parure de lit en lin depuis un an. En revanche, ma PAL recommence à prendre des proportions inquiétantes; je vais donc tâcher de lire ce que j'ai avant de rentrer davantage de bouquins.

mercredi 31 mai 2017

Mai 2017



Lectures de Mai 2017




ROMANS/NOUVELLES/MEMOIRES
- The Lotterys plus one (Emma Donaghue)
- A manual for cleaning women (Lucia Berlin)
- Bien des ciels au-dessus du septième (Griet Op de Beeck) ♥︎♥︎♥︎
- The summer seaside kitchen (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎
- D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds (Jon Kalman Stefansson) - en cours
- Au pays de l'ailleurs (Tahereh Mafi) ♥︎♥︎
- Let's pretend it never happened (Jenny Lawson) - en cours
- Fates and furies (Lauren Groff)
- Les mystères de Larispem T2: Les jeux du siècle (Lucie Pierrat-Pajot) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- L'été après la guerre (Helen Simonson) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE
- Cobalt (Pablo de Santis/Juan Saenz Valiente) ♥︎♥︎♥︎
- Une soeur (Bastien Vivès) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Chronosquad T1 (Panaccione/Albertini) ♥︎♥︎
- A boire et à manger avec Sonia Ezgulian (Guillaume Long) ♥︎♥︎
- Petit Vampire T1: Le serment des pirates (Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎
- Les secrets de Brune (Bruna Vieira/Lu Cafaggi) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- How to be happy (Anna Barnes) ♥︎♥︎♥︎
- 29 gifts: how a month of giving can change your life (Cami Walker) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The worry trick: how your brain tricks you into expecting the worst and what you can do about it (David A. Carbonell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Icons (Steve McCurry) ♥︎♥︎♥︎♥︎

mardi 30 mai 2017

"The world of Steve McCurry" à la Bourse de Bruxelles




J'avoue: avant d'aller voir cette rétrospective de son oeuvre, j'ignorais le nom de Steve McCurry. Depuis le début des années 80, ses photos ont pourtant fait le tour du monde et la couverture de nombreux magazines. La plus célèbre d'entre elles est sans doute le portrait de cette jeune Afghane au regard vert clair qui orne l'affiche - et la plus saisissante, celle du World Trade Center en train de s'effondrer dans un monstrueux nuage de poussière et de fumée. Mais en vérité, chacun des 200 clichés qui composent cette exposition est un petit-chef d'oeuvre en soi, une image non seulement hyper maîtrisée sur le plan technique, mais pleine de force et d'émotion. 







Tout au long de sa carrière, Steve McCurry a arpenté les régions les plus pauvres et les plus dangereuses du monde pour en rapporter un témoignage inédit. Quand les Soviets ont envahi l'Afghanistan, il a passé la frontière en fraude avec des rouleaux de pellicule cousus dans ses vêtements. Pendant la première Guerre du Golfe, il a marché dans des champs de mine pour photographier la vision apocalyptique des puits de pétrole en feu. Si ses images de guerres et de désastres écologiques sont extrêmement frappantes, je trouve cependant que c'est dans l'art du portrait qu'il excelle le plus, avec une façon de capter le regard de ses modèles qui vrille absolument le coeur. 






En déambulant parmi les allées labyrinthesques créées à grand renfort de voiles, et dans lesquelles il est si facile de passer à côté de pans entiers de l'expo si on n'y prend pas garde, je n'ai pu m'empêcher de penser que je vivais vraiment dans un monde de Blancs privilégiés, sans consommer grand-chose d'autre qu'une culture blanche privilégiée. J'ai pris conscience de l'étroitesse de mon référentiel, alors que les Blancs sont une minorité à la surface de notre planète et qu'il existe tant d'autres modes de vie, tant d'autres environnements, tant d'autres histoires que les nôtres. Bien sûr, je le savais déjà intellectuellement, mais les photos de Steve McCurry me l'ont fait comprendre à un niveau beaucoup plus viscéral. 






Petit bémol: je n'ai pas raffolé de la scénographie, notamment de l'absence de cartels et du fait que l'audioguide est obligatoire si on veut savoir ce qu'on regarde. Comme je déteste ces engins de Satan (en plus, Chouchou qui en a pris un m'a dit que la voix française était bêtement superposée à la VO, ce qui rendait le tout assez inaudible), je me suis contentée de mon ressenti pur sur place. Et à la sortie, j'ai acheté le catalogue de l'expo que j'ai lu tranquillement chez moi le soir, pour découvrir dans quelles circonstances ont été prises les photos préférées de Steve McCurry. 

Ce détail mis à part, je vous recommande très chaudement cette magnifique exposition.

"The world of Steve McCurry"
Place de la Bourse 1
1000 Bruxelles
Entrée tarif normal: 12€
Tous les jours jusqu'au 25 juin 2017