jeudi 29 septembre 2016

Lectures de Septembre 2016




ROMANS
- "Les bottes suédoises" (Henning Mankell) ♥︎♥︎♥︎
- "Furiously happy" (Jenny Lawson) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Miss you" (Kate Eberlen) ♥︎♥︎♥︎
- "La dictature des ronces" (Guillaume Siaudeau) ♥︎♥︎♥︎
- "Six of crows" (Leigh Bardugo) ♥︎♥︎
- "Les deux pigeons" (Alexandre Postel) ♥︎♥︎♥︎
- "Les pluies T1" (Vincent Villeminot) ♥︎♥︎
- "Le jardin arc-en-ciel" (Ito Ogawa) ♥︎♥︎
- "Neverwhere" (Neil Gaiman)* ♥︎♥︎♥︎
- "Le jour avant le bonheur" (Erri de Luca) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Album" (Gudrun Eva Minervudottir) ♥︎
- "Tante Mame" (Patrick Dennis)
- "Agatha Raisin enquête T1: La quiche fatale" (M.C. Beaton) ♥︎♥︎♥︎
- "Idaho" (Andria Williams) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "The book of lies" (Teri Terry) ♥︎♥︎
- "Comme dans un film" (Régis de Sa Moreira) ♥︎♥︎♥︎
- "How to find love in a bookshop" (Veronica Henry) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- "La femme qui prenait son mari pour un chapeau" (Fiamma Luzzati) ♥︎
- "Un bruit étrange et beau" (Zep) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Le mari de mon frère T1" (Gengoroh Tagame) ♥︎♥︎♥︎
- "The ancient magus bride T5" (Koré Yamazaki) ♥︎♥︎♥︎
- "Culottées T1" (Pénélope Bagieu) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Le jour où le bus est reparti sans elle" (Marko/Béka) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- "Meditation made easy" (Preston Bentley) ♥︎♥︎♥︎♥︎

mardi 27 septembre 2016

J'ai (enfin) testé: l'aerial yoga chez Santidas Yoga




J'en rêvais depuis le printemps 2014: samedi, avec Chouchou, je suis allée tester un cours d'aerial yoga chez Santidas Yoga, près du métro Art-Lois. Le principe? Exécuter des postures de yoga classiques, mais en suspension dans les airs ou avec le soutien partiel d'une sorte de grand hamac. Les photos vues sur internet me laissaient penser que ce serait tout à fait mon genre d'activité, physique et ludique à la fois. Et de fait, j'ai absolument adoré! Même si je suis arrivée pas du tout habillée comme il aurait fallu: j'étais en brassière de fitness, il me fallait un T-shirt pour éviter les brûlures dues au frottement du tissu sous les aisselles; j'étais pieds nus et il me fallait des chaussettes pour pouvoir glisser sur le plancher lors de certains mouvements. Par chance, j'ai pu emprunter le premier à Chouchou qui en avait un de rechange, et les secondes à la salle qui doit avoir l'habitude que les nouveaux élèves viennent sans. Pour le reste, j'avais misé sur un collant de fitness plutôt qu'un pantalon de yoga, et c'était un bon choix car le pantalon de yoga plus flottant m'aurait sans doute un peu gênée. 

Le cours commence très doucement. Après que Santi, notre professeur, a ajusté la hauteur des hamacs en fonction de celle des participants (en principe, la courbe du bas doit arriver au niveau des hanches), nous grimpons dedans et nous replions complètement à l'intérieur, de sorte qu'ils forment un cocon autour de nous. C'est très étrange au début. On se balance un peu, on n'a pas l'habitude et on craint d'avoir mal au coeur - mais finalement, ça va. Après cette première prise de contact, on attaque les postures proprement dites. Au début, je trouve ça gentillet et pas très tonique, mais plus le cours avance, plus ça se complique. L'équilibre est pas mal sollicité, et ça tire énormément sur les bras pour moi qui ai autant de force qu'un spaghetti trop cuit à ce niveau. Il ne faut pas non plus avoir peur de décoller du sol pour se lancer dans les airs sans rien maîtriser au début (cela dit, on est à moins d'un mètre de hauteur, donc rien de très effrayant). Santi passe dans les rangs pour nous aider, rectifier notre position si nécessaire ou nous permettre de l'approfondir si elle sent qu'il y a de la marge. Comme en yoga classique, chacun a toujours le moyen d'adapter l'exercice en fonction de son niveau de souplesse. Par contre, même s'il n'y a pas de pré-requis pour assister au cours, j'ai trouvé que maîtriser déjà les postures de base était un vrai plus pour réussir à les exécuter correctement avec la difficulté supplémentaire de la suspension. 





Le clou de la séance, c'est une inversion: on se retrouve la tête en bas, les jambes repliées avec les plantes de pied qui se touchent en position du papillon, et on reste aussi longtemps qu'on veut/peut. La prof demande comment on se sent, et je réponds: "Comme Batman!". J'échange un regard avec Chouchou qui se balance dans le hamac voisin, et on jubile comme deux andouilles. Après ça, on remonte dans le hamac, en position allongée cette fois, pour la phase de retour au calme. C'est vraiment spécial mais je trouve ça très plaisant. Et je suis beaucoup plus crevée que je ne m'y attendais; d'ailleurs le lendemain, je me lèverai avec de grosses courbatures aux épaules et derrière les cuisses. Chouchou, qui a des problèmes de dos, rapporte que la séance lui a fait un bien immense en étirant et en réalignant ses vertèbres. Une fois n'est pas coutume, je suis totalement conquise! Le soir même, j'achète une carte sur internet et je réserve ma place pour le cours suivant - il n'y a que six hamacs, donc la salle ne peut pas accueillir davantage d'élèves. Maintenant, il va falloir envisager de muscler mes biceps en chamallow pour soulever tout ça un peu plus gracieusement...

Rue de la Loi 28
1040 Bruxelles
Métro Arts-Loi
Mardi 13h30, jeudi 19h30, samedi 12h30
Les cours durent une heure et doivent être réservés à l'avance;
ils sont payables sur place en liquide ou par carte sur internet
Un cours seul: 15€
Une carte de 10 cours: 120€

lundi 26 septembre 2016

Les brunchs du dimanche (42): Madame Chapeau




Non loin du Manneken Pis a récemment ouvert un restaurant dédié à un incontournable de la gastronomie belge: le stoemp (prononcer "stoump"), cette purée qui mélange de la pomme de terre à un autre légume et à une quantité spectaculaire de beurre, et que l'on accompagne généralement de saucisse parce qu'à ce stade, on n'est plus à 2000 calories près. "Madame Chapeau" porte le nom d'n personnage du folklore local dont on peut d'ailleurs admirer la statue tout près. Et le dimanche de midi à 16h, on peut y déguster un des brunchs les plus copieux et les plus variés qu'il m'ait été donné de voir. 







Pour 25€, on a droit à une boisson chaude (café, thé Palais des Thés) ou froide (vin pour ceux qui le désirent) et un accès illimité au buffet. En sucré, nous avons particulièrement aimé les mini-viennoiseries et le pain perdu; en salé, les plats chauds délicieux: saucisses, boulettes, champignons persillés et courgettes à la crème. Il y avait également un classique assortiment froid de charcuterie, de saumon fumé, de fromages et de salades composées. 

Outre le contenu de ce buffet, qui aurait déjà amplement suffi à rassasier son homme, le serveur est régulièrement venu nous proposer des spécialités préparées sur demande par la cuisine: d'abord des oeufs brouillés nature ou à la truffe, puis le fameux stoemp qu'il aurait vraiment été dommage de ne pas goûter (au choix: carotte, poireau, chicon ou épinards), et enfin des crêpes maison. De quoi satisfaire même les appétits les plus exigeants!




Petit détail qui parachève la belgitude de l'endroit: sur les murs des toilettes sont affichés des termes de brusseleir avec leur traduction en français. Nous avons très bien mangé et nous reviendrons sûrement déguster un stoemp-saucisses seuls ou avec des invités de passage à Bruxelles. 

Rue du marché au charbon 94
1000 Bruxelles

dimanche 25 septembre 2016

Les joies de la semaine #38




Lundi: et c'est encore Lady Pops qui arrive à me rassurer quand je suis à deux doigts de paniquer

Mardi: cheveux blancs coupés courts, silhouette bronzée et élancée, ample robe rouge à pois blancs: elle est si belle la vieille dame assise en face de moi dans la salle d'attente / la compassion de Gentil Généraliste qui tend le bras par-dessus son bureau pour presser le mien doucement et qui, malgré des patients attendant jusque dans le couloir de son nouveau cabinet, continue à me parler tant qu'il n'a réussi à me convaincre que ça n'est sans doute pas grave / mon billet d'hier en petite Une humeurs de HelloCoton / réussi à installer ma nouvelle imprimante toute seule

Mercredi: maux de ventre en sourdine aujourd'hui / après avoir rangé et nettoyé tout l'appart', m'accorder un bain aux chandelles / résoudre mon problème d'agenda-à-garder 2017 en décidant d'utiliser un beau carnet vierge et d'opter pour le free style

Jeudi: avoir le temps de faire un vrais repas pendant ma correspondance à Paris / alors que je désespère de trouver une lecture pour le Thalys, tomber sur le premier tome d'Agatha Raisin bien planqué sous une pile de tomes 2 en VF

Vendredi: ravie d'avoir terminé la trad pénible sur laquelle je bossais depuis début juin / commencer "The good place", la nouvelle série avec Kristen Bell

Samedi:  commander cette jupe pour laquelle j'ai eu un coup de coeur, en espérant qu'elle m'ira / bonne pêche chez Pêle-Mêle avec deux romans grand format qui étaient sur ma LAA (Liste à Acheter) / Chouchou et moi sortons tous les deux absolument enchantés de notre premier cours d'aerial yoga / promenade-shopping en solo dans le centre: deux bouquins et un superbe tote bag renard chez Waterstones, un T-shirt rayé rouge et blanc chez Promod, un pull gris à étoiles chez Naf-Naf, la dernière bédé de Pénélope chez Brüsel, une robe Sugarhill noire à motif champignons - me voilà rhabillée pour l'automne!

Dimanche: un délicieux brunch chez Madame Chapeau / remonter chez nous à pied par une météo de début d'automne idéale / faire une pause au musée Belvue pour prendre un verre et bouquiner un peu dans leur joli jardin / le brun vernissé des premiers marrons gisant au milieu des feuilles mortes

...et sans jour particulier: cette vidéo ("Chaque être humain est un artiste; sa plus grande oeuvre c'est sa vie") / le masque de nuit TonyMoly au bambou, acheté pour sa mignonne boîte panda, a une odeur fraîche super agréable et fait la peau toute lisse / d'après cette astrologie revisitée, je suis cactus ascendant pizza: c'est tout à fait moi!

mardi 20 septembre 2016

Pimpe ton Château-Lapompe



Mon dernier bilan sanguin a révélé une légère anémie, probablement une carence en fer. Mon généraliste m'a laissé le choix: ou il me prescrivait des comprimés de fer, ou je réduisais ma consommation de thé à deux tasses par jour (actuellement, je dois être à 5 ou 6 grands mugs). J'ai voulu jouer les dures-à-cuire: "Non mais ça va, je suis pas droguée non plus, je préfère éviter de prendre des cachets tant que c'est possible."

Là il est midi, j'ai déjà atteint mon quota autorisé en ayant passé deux heures et demie bloquée dans une salle d'attente, et je fais beaucoup moins la maligne. 

Deux tasses par jour, c'est misérable. Il m'en faut évidemment une au réveil, sinon je n'arriverai jamais à démarrer, mais à quel moment m'autoriser l'autre? Quand je me mets au travail en milieu de matinée pour m'encourager? Quand je me remets au travail après ma pause déjeuner, pour éviter de m'endormir? Quand j'ai fini de travailler, en guise de récompense? 

Et surtout, je vais boire quoi, le reste du temps? Les sodas et les jus de fruits bourrés de sucre, pas question. Les laits végétaux que Chouchou consomme en quantité ahurissante, je trouve ça dégueu. Les tisanes, je n'en raffole pas; ça peut encore passer le soir, mais c'est tout. Et l'eau seule, bof. Il va sans doute falloir que je prenne l'habitude d'acheter des citrons, de la menthe et des concombres bios et de les mettre à infuser dans une carafe le soir pour le lendemain. D'autres idées?

lundi 19 septembre 2016

Les enfants des autres



Je n'ai jamais voulu d'enfants, et je me suis toujours trouvée devant ceux des autres un peu comme une poule devant un couteau à huîtres: très perplexe et tout à fait incapable de communiquer avec eux. Leurs braillements, leur agitation me fatiguaient. Je me crispais dès qu'un bébé se mettait à hurler dans le train ou l'avion, et je rêvais de restaurants interdits aux moins de 12 ans. Il m'est arrivé de cesser de voir des amis juste parce qu'ils avaient eu des enfants et que je ne supportais plus que toutes leurs conversations tournent autour de ça. Quand mes neveux sont nés, je me suis réjouie du bonheur de ma soeur et de mon beau-frère, et j'ai trouvé ça chouette que la famille s'agrandisse, mais je n'éprouvais pas du tout l'envie de gâtifier devant eux ou de me mettre à quatre pattes pour jouer aux cubes, et il aurait fallu me coller un flingue sur la tempe pour que j'accepte de les garder tant qu'ils n'ont pas été propres et capables de dire où ils avaient mal le cas échéant - j'aurais eu beaucoup trop peur de faire une connerie par ignorance. 

Mais ces dernières années, j'ai commencé à me dire que ben oui, les bébés pleurent et les jeunes enfants courent partout, c'est normal. Quand d'autres gens lèvent les yeux au ciel ou soupirent bruyamment à cause de ça dans les lieux publics, j'ai envie de leur assener: "On vit en communauté et c'est vous l'adulte, comportez-vous comme tel". Je ne soupçonne plus les parents d'être trop laxistes ou de manquer d'autorité: j'ai bien compris que même avec la meilleure volonté du monde, parfois, il n'y a rien à faire pour empêcher un enfant de se rouler par terre en écumant de rage au rayons bonbecs de Carrefour. Mes voisins d'en face ont une petite fille qui a longtemps hurlé à crever les tympans de toute la population de Monpatelin chaque jour vers 18h et 1 heure du matin; ma première pensée n'a pas été de rouspéter qu'elle me réveillait la nuit mais de plaindre ses pauvres parents qui n'avaient sûrement pas signé pour ça. (OK, ma seconde pensée a été d'en faire des statuts sarcastiques sur Facebook en surnommant la gosse la Fille de Satan, mais bon.) 

Là, ça commence presque à devenir inquiétant. Je me suis monstrueusement amusée avec mes neveux pendant nos dernières vacances à Toulouse; maintenant qu'ils ont quinze et dix ans, j'adore faire des trucs et discuter avec eux (même si je ne comprends pas toujours leur vocabulaire de djeûns et si leurs goûts musicaux me font saigner les oreilles). Quand ils m'ont dit au revoir devant l'aéroport de Blagnac le jour du départ, mon coeur s'est brisé un tout petit peu, et ils ont commencé à me manquer à peine la sécurité franchie. Indépendamment de nos liens de sang, j'aime les personnes qu'ils sont en train de devenir: Attila complètement dans la lune mais super gentil et affectueux, Darklulu intelligent, angoissé et hyper déterminé à faire tout comme les grands. Du coup, j'ai décidé qu'on passerait Noël à Toulouse cette année pour profiter encore d'eux. 

Vendredi dernier, mon amie d'enfance Fleur, que je vois seule à seule au resto d'habitude, m'a invitée à dîner chez elle pour rencontrer son compagnon et leurs deux filles. Quand je suis arrivée, l'aînée m'a offert un bracelet en élastiques fluos et la cadette un collage de photos d'animaux sur lequel elle avait péniblement épelé son nom en grosses majuscules d'élève-de-CP-depuis-une-semaine. Elles m'ont entraînée dans leurs chambres pour me montrer leurs petits trésors et bombardée de questions pendant le dîner. La grande a même demandé à sa mère si je ne pourrais pas, un jour, venir faire une soirée pyjama avec elles et dormir là. Bon, j'imagine que ce n'est pas mon fluide personnel qui les a ensorcelées et que ce sont juste des gamines sociables en général, mais ça m'a quand même touchée, et j'ai au final sans doute passé une soirée plus agréable avec toute la famille que si on avait été juste entre adultes. 

Le lendemain, je devais prendre une glace sur le port avec un autre couple d'amis et leur petite fille. "Oui alors tu verras, elle est très vivante" m'a dit Gaby comme si elle s'excusait par avance. Mais bon, ça ne doit pas être super marrant pour une gosse de trois ans de rester assise pendant deux heures autour d'une table avec trois adultes qui parlent de trucs sans intérêt pour elle, devant des glaces auxquelles elle ne peut même pas goûter pour cause d'allergie au lactose. Moi j'ai surtout retenu que mes vieux potes de jeu de rôles étaient devenus des parents de compète, clairement gagas de leur progéniture, attentifs à ses besoins mais fermes quand il s'agit de la cadrer, et que ça ne les empêchait pas de s'intéresser encore à plein d'autres trucs et d'être restés très fun. 

Rentrée chez moi, je me suis quand même demandé pourquoi mon attitude vis-à-vis des enfants des autres avait autant changé ces dernières années, et la réponse m'est apparue presque immédiatement. Entre, disons, l'âge de 25 et 40 ans,  si on m'avait filé dix euros chaque fois que quelqu'un me demandait pourquoi je ne voulais pas d'enfants et m'affirmait que je passais à côté de "la plus belle chose dans la vie d'une fâme", je serais aujourd'hui en train de vous écrire depuis le bord d'une piscine à débordements avec vue sur la baie de Hong-Kong. Ce genre de question - répétée ad nauseam par ma mère et posée fort indiscrètement par des gens que je venais de rencontrer une heure plus tôt - me mettait dans une rage noire. J'en avais assez de me justifier sur mon non-désir de maternité et je le manifestais en mettant le plus de distance possible entre moi et les enfants des autres. 

Et puis j'ai eu 40 ans, et on a cessé de m'emmerder avec ça. "On" a accepté que, si incroyable que ça puisse paraître, j'étais une nullipare parfaitement heureuse de son sort, et que toute façon, même si je regrettais, il était trop tard pour changer d'avis. J'ai pu me détendre dans mes rapports avec les enfants des autres parce que ce n'était pas comme si, en me voyant interagir gentiment avec eux, on risquait encore de me dire: "Tu vois bien, tu ferais une super maman" ou "Allez, avoue qu'en fait, tu en as un peu envie!". Je suis désormais assez vieille pour ne plus avoir à montrer les dents à leur propos, et du coup, ils me sont devenus nettement plus tolérables, voire plaisants à fréquenter pour certains spécimens. 

Ou bien, c'est juste la vieillerie qui me fait ramollir, ma pauv' Lucette. 

dimanche 18 septembre 2016

Les joies de la semaine #37




Lundi: mon TGV arrive à l'heure, et je parviens pour une fois à attraper le bus de 18h55 / première année paire depuis des lustres où le service de la redevance ne menace pas de m'imposer par défaut sans réponse sous 8 jours à un avis de passage laissé dans ma boîte trois semaines auparavant

Mardi: la consultation pré-opératoire s'est déroulé aussi bien que possible; j'ai même papoté blogs avec ma gastro-entérologue qui en tient un sur le tricot / agréablement surprise par "Un bruit étrange et beau" / sans doute le dernier punch-lecture de l'année à la terrasse du bar de la Place

Mercredi: gaufres Picard + fromage blanc + fraises de Haute-Loire pour le petit dej' / pas désagréable, cette journée grise et pluvieuse où je ne dois pas sortir de chez moi / le thé Melody Nelson de Vert-Tiges est aussi bon que dans mon souvenir

Jeudi: les nuages spectaculaires que j'admire toute la journée par la fenêtre de mon bureau 

Vendredi: Gentil Généraliste me represcrit du Xanax / ...et je découvre qu'il fait les frottis, ce qui m'évitera de retourner me faire massacrer par ma gynéco que je ne supporte plus / ressortir ma robe Cop Copine en toile parachute tricolore et me rendre compte qu'elle me va toujours super bien / une soirée très agréable chez Fleur avec son compagnon et leurs deux adorables petites filles, qui m'offrent un bracelet en élastiques et un collage de photos de... termites

Samedi: trouver au magasin d'usine Cotélac une ravissante LBD qui deviendra sans doute une de mes fringues préférées de cet automne / les pâtes à la truffe d'été sur la terrasse de Marco / le goûter au Chamo avec Gaby, Seb et leur mini-danseuse

Dimanche: première journée sans gros maux de ventre depuis une semaine / installer ce joli wall sticker pour planquer les deux "trous" dans la peinture de ma porte de penderie

...et sans jour particulier: le bouquet de gerberas multicolores dans ma carafe Hannah Turner / plus de 20 ans après, "Neverwhere" m'emballe presque autant qu'à ma première lecture / l'odeur de ma bougie Pomelo & sea salt de chez Anthropologie

jeudi 15 septembre 2016

Ma première commande chez Vert-Tiges




C'est lors de mon dernier passage chez Free Persephone, à Paris, que j'ai découvert Melody Nelson: non pas une chanson de Gainsbourg, mais un thé vert aromatisé à l'orange, à la fraise et aux fleurs de pied-de-chat. Je l'ai trouvé si frais et agréable à boire que j'ai voulu me rendre immédiatement dans une boutique de la marque pour en acheter. Une petite recherche internet m'a vite appris qu'hélas, on ne pouvait se procurer ce thé que sur le site de la société Vert-Tiges, basée à Fécamps. 

Qu'à cela ne tienne. Le soir même, je passais une commande de six paquets de thé en vrac: deux Melody Nelson (un pour Bruxelles, un pour Monpatelin), un sencha fukuyu parce que c'est un classique dont je ne me lasse jamais, un thé noir au chocolat, un Fée Clochette (mélange de thés noirs de Chine et d'Inde aromatisé au chocolat, au caramel et aux fruits) et un Mistral d'Ete (thé blanc à la myrte, au gingembre et au citron de Provence). 

Avec un total de 32€, j'avais droit à l'envoi gratuit en Colissimo. Ma commande a été expédiée dès le lendemain, bien emballée et accompagnée en cadeau d'une fleur de thé. J'ai apprécié l'étiquetage très complets des paquets hermétiques sur lesquels figurent, en plus de la composition (ne ricanez pas, ce n'est pas toujours le cas...) le temps et la température d'infusion, le meilleur moment de la journée pour boire cette variété et une date limite de consommation pour une saveur optimale. Exemple ici avec Melody Nelson:





Très satisfaire de cette première commande, je ne peux que vous recommander de jeter un coup d'oeil au site de Vert-Tiges. Les prix sont très doux et beaucoup de mélanges ont une composition très tentante! Et puis cette semaine, les frais de port sont offerts à partir de 19,90€...

mercredi 14 septembre 2016

"Meditation made easy", pour les gens qui pensent que la méditation, ce n'est pas pour eux!




Pendant très longtemps, j'ai pensé que la méditation, ce n'était pas pour moi. Rester immobile en essayant de ne penser à rien, un, ça avait l'air indiciblement chiant, deux, je savais que je n'y arriverais pas (et je n'avais aucune envie d'essayer). Et puis à une époque où j'allais vraiment très mal, assez pour être prête à tester la thérapie - avant de conclure que non, décidément, ce n'était pas mon truc -, j'ai découvert les techniques de visualisation enseignées par le Dr. Catherine Shainberg*. Je suis loin d'avoir accroché à tout, mais les trois stages que j'ai faits avec elle m'ont quand même changé la vie en me fournissant des outils précieux pour gérer mes angoisses.

Plus tard, grâce à Chouchou, j'ai testé la cohérence cardiaque, et ça m'a beaucoup aidée aussi. Désormais, je sais qu'il n'existe pas qu'une seule sorte de méditation correspondant à l'image qu'on s'en fait traditionnellement. Faire le vide dans son esprit n'est qu'une technique parmi d'autres, et il serait dommage de rejeter d'entrée de jeu le concept de méditation sans savoir qu'il existe des formes beaucoup plus accessibles, à la portée de toute personne prête à consacrer cinq minutes à son équilibre mental. Même pas cinq minutes par jour, hein, bien qu'une pratique régulière soit réputée diantrement efficace, mais juste cinq minutes quand on en éprouve le besoin.

Aux gens intéressés mais qui ne sauraient pas trop par où commencer, j'aimerais recommander ce petit livre de Preston Bentley, "Meditation Made Easy", qui n'est hélas pas disponible en français à l'heure actuelle. (Pour être honnête, je l'aime tellement que j'ai envisagé de le traduire pendant mon temps libre pour aller ensuite le proposer à un éditeur d'ouvrages de développement personnel, même si ce n'est pas du tout la procédure habituelle!). Dans la première partie, l'auteur aborde les bases de la méditation; notamment, il démonte les idées reçues à ce sujet, explique quelques grands principes et les moyens de se préparer à méditer.

Dans la deuxième partie, il propose une grosse cinquantaine d'exercices pratiques hyper ciblés pour se préparer à affronter une nouvelle journée, nettoyer son énergie après avoir été confronté à une personne négative, négocier un obstacle, s'arracher à une spirale mentale descendante, lâcher prise sur le passé pour envisager l'avenir sous un jour meilleur, chasser la tension des épaules et du haut du dos, stimuler la digestion... Ces exercices se fondent tantôt sur le contrôle de la respiration, tantôt sur des postures simples de yoga, tantôt sur de la visualisation. Plus facile, tu meurs. Enfin, la troisième partie se penche sur la pleine conscience et la manière de la pratiquer au quotidien afin que même les activités les plus banales (prendre une douche, couper des légumes, faire le ménage...) deviennent une forme ressourçante de méditation. Pour une première approche terre-à-terre, c'est absolument parfait!

*Si le sujet vous intéresse, cliquez sur le tag "bien-être" et remontez dans mes archives jusqu'à une série de 8 billets datés de novembre 2010 et intitulés "Rêve et prophétie"

mardi 13 septembre 2016

Les super-héros ne portent pas toujours de cape




- Tiens, elle n'est pas là votre dame aujourd'hui?
- Non, elle a des petits soucis de santé depuis deux-trois mois, alors je suis tout seul pour gérer la boutique.
- Ca doit être bien fatigant.
- Ben... je suis debout tous les matins à 3h30, et les deux seules demi-journées où je ferme, le dimanche après-midi et le jeudi après-midi, je m'occupe de ma mère qui est très vieille et qui a un cancer maintenant.
- Ah oui, quand même. J'espère au moins que vous faites une petite sieste entre midi et deux pour vous rattraper.
- Entre midi et deux, j'ai les livraisons.
- Quelles livraisons?
- Vous savez, il y a beaucoup de personnes âgées sur la commune, et puis des gens malades ou handicapés qui ne peuvent pas venir au magasin, alors on les livre, ça fait partie du service. Certains se sentent obligés de commander beaucoup trop, je suis obligé de leur dire: "Ne prenez pas tant, vous allez gaspiller, je préfère passer deux fois pour des quantités plus petites!"
- ...C'est vraiment très gentil de votre part.
- Oh c'est normal, seulement là, y'a mon camion qui m'a lâché. Le garagiste m'a prêté une fourgonnette, mais on en rentre quatre fois moins dedans, et en été, les melons, les pastèques, ça prend de la place."
- Vous devez faire drôlement d'exercice, à déplacer tout ça.
- 10 tonnes depuis le début de la saison. A charger chez le fournisseur, décharger ici, recharger parfois pour le livrer ailleurs. Non mais là, je pense que ça a été le pire été de ma vie.
Tout ça dit très doucement, avec l'ébauche d'un sourire jamais bien loin.

Mon primeur est un super-héros du quotidien. 

lundi 12 septembre 2016

Les joies de la semaine #36




Lundi: deuxième présentation spontanée du colis dont j'ai raté la livraison samedi / séduite dès la toute première page par "Miss you" de Kate Eberlen / 666 abonnés Instagram / entamé mon "Journal de santé physique et mentale" dans le carnet vert d'eau rapporté d'Amsterdam

Mardi: papoter avec une charmante journaliste et les blogueuses déjà rencontrées au précédent déjeuner presse Sushi Shop / Chouchou qui se promène dans l'appartement avec juste un T-shirt, un boxer et les chaussettes Hokusai que je lui ai offertes le week-end dernier

Mercredi: les travaux très bruyants derrière chez nous semblent terminés / un lunch-lecture chez God Save the Cream / un petit craquage rentrée littéraire à la Fnac / enfin pris mon courage à deux mains, et un rendez-vous avec ma gastro-entérologue pour la consultation de pré-coloscopie

Jeudi: levée de bonne heure, et fini de bosser de même / arrivée en avance chez Tropismes pour la dédicace du très sympathique Michel Rabagliati et première à passer / profiter des promos Etam pour me racheter deux soutifs et trois shortys assortis / un thé glacé à la fraise à la terrasse du Stam avec le dernier Guillaume Siaudeau

Vendredi: discuter de mes angoisses avec Chouchou me rassure toujours / retourner à la Fnac pour échanger la bédé que je n'ai pas du tout aimée contre un roman que j'ai très envie de lire / une box Monsieur Madame devant deux épisodes de "Grace and Frankie" / craquer et réserver des billets d'avion pour passer Noël à Toulouse

Samedi: trouvé un cours d'aerial yoga à 15 mn à pied de chez nous, avec des horaires et des tarifs qui me conviennent / descendre chercher des couques avec les cheveux encore mouillés sur les épaules / finir la journée avec 13,5 trucs barrés sur les 14 de ma To Do List (et le 0,5 qui reste, c'est me vernir les ongles des pieds, donc bon)

Dimanche: attaquer la journée par une heure de méditation bouddhiste au Serendip Spa / "Believing is a conscious, personal choice" (Shaku Jinsen) / un délicieux brunch au Little Tokyo avec Gasparde et Bohemond / tester la salle "Spaceship" de Let me out / trouver une solution fort acceptable à un dilemme bien embêtant

...et sans jour particulier: ce gif qui me fait mourir de rire / la chaîne Youtube de la Reine des Robots Merdiques

dimanche 11 septembre 2016

[BRUXELLES] Let me out: des escapes games accessibles à tous




On ne va pas se mentir: les escape games, c'est formidable, mais avec un budget généralement compris entre 25 et 30€ par personne (tarifs moyens constatés en France et en Belgique), ça reste un loisir assez peu démocratique. C'est pourquoi Let me out, ouvert à Bruxelles depuis maintenant un an, pratique délibérément une politique de prix accessibles. 60€ de l'heure pour une réservation sur leur site, soit 15€ par personne pour une équipe de quatre, voire 44,99€ seulement en passant par Groupon

Voilà qui devrait permettre même aux petits budgets de tenter une des trois aventures proposées:
- La prison, un classique pour les purs débutants
- Le vaisseau spatial, pour les "faux" débutants ayant déjà un ou deux escape games à leur actif
- Alice au pays des merveilles, de niveau débutant à intermédiaire (avec un début de partie particulièrement original, mais chut!)

Pour l'instant, donc, pas de salle pour les joueurs très expérimentés, car cela ne correspondrait pas à la clientèle de Let me out. Mais celle-ci étant amenée à évoluer au fur et à mesure que de plus en plus de gens auront testé les escape games, Bruno, Grazyna et Stéphane réfléchissent déjà aux scénarios de leurs prochaines énigmes. 

Chacune des salles est conçue pour des équipes de 2 à 4 personnes, et ça aussi, c'est assez peu courant en France et en Belgique où on navigue plutôt entre 3 et 5. Donc, si vous avez envie de jouer juste avec votre chéri(e), pas de souci! Pour les team buildings, paraît-il nombreux, il est possible de faire jouer 3 équipes simultanément en réservant toutes les salles. L'accueil est bien assez vaste et confortable pour douze personnes plus les game masters, et il y a même moyen d'acheter des rafraîchissements pour les joueurs desséchés par toutes ces émotions. 

Dernier détail que je trouve personnellement très sympa: si une équipe n'a pas réussi à sortir dans le temps imparti de 60 minutes et si elle désire quand même aller jusqu'au bout du scénario, le game master lui permet de terminer le jeu au lieu d'ouvrir la porte immédiatement. 

Alors, plus de raisons de ne pas tenter enfin l'aventure escape game!




Place de la Liberté 3
1000 Bruxelles

samedi 10 septembre 2016

Mes résolutions forme de la rentrée




Y aller mollo sur les objectifs, lâcher prise, ça m'a fait un bien fou pendant tout l'été, et je compte bien continuer autant que possible. N'empêche que le délabrement me guette. J'ai repris tout le poids perdu péniblement l'an dernier, et même si je me sens étonnamment bien dans ma peau malgré ça, je suis en danger de ne plus rentrer dans mes fringues. Surtout, depuis plusieurs mois, mon corps m'envoie des signaux pour que je me reprenne un peu en main. La souplesse dont j'ai toujours été fière se barre à la vitesse grand V; je bouge si peu et je passe tant de temps assise devant mon ordinateur avec le haut du dos et la nuque contractés qu'au moindre effort, mes mains et mes jambes commencent à trembloter. Comme la moindre alerte physique me plonge dans des crises d'angoisse horribles (je m'imagine tout de suite avec un cancer généralisé ou une maladie neurodégénérative), j'ai pris diverses petites mesures pour me retaper.

1. Reprendre une activité physique régulière
Je sais d'expérience que les salles de sport ne me conviennent pas, que la piscine me gonfle, que le fitness quotidien m'ennuie sans m'apporter les résultats escomptés. La seule activité physique que j'aime vraiment, c'est le yoga, et pour tout un tas de mauvaises raisons, je n'ai pas pratiqué depuis plus d'un an. Alors que deux cours hebdomadaires d'intensité modérée me feraient tellement de bien, physiquement aussi bien que mentalement. Seule contrainte, ça doit être dans un endroit où je ne suis pas obligée de prendre un abonnement à l'année, mais où je peux payer au coup par coup. J'en ai trouvé deux qui me tentent à proximité de chez moi: une école qui propose des cours d'aerial yoga, discipline nouvelle que je projette de tester depuis un an et demi, et le Serendip Spa dont le programme en la matière est désormais très varié - je suis intéressée par le Vinyasa pour le mouvement et le Candlelit pour la relaxation. Je vais faire un cours d'essai de chaque avant de me décider, sachant qu'en l'absence d'engagement à l'année, je peux aussi panacher et alterner les deux. 
Par ailleurs, comme j'ai cessée d'être motivée pour marcher dès lors que je n'ai plus porté mon bracelet Up (parce qu'il me gênait, et parce que le bouton était cassé), j'ai investi une quinzaine d'euros dans un podomètre clipable à mes vêtements lorsque je sors. 

2. Tenir un journal de forme physique et mentale
Depuis le début du mois, chaque jour, je note dans un carnet mon humeur sous forme de couleurs définies dans cet article, mais aussi mes petits bobos, les médicaments et compléments alimentaires que je prends (en ce moment et en attendant ma prochaine prise de sang pour détecter d'éventuelles carences, je fais une petite cure de magnésium, dont le manque peut justement entraîner angoisses et tremblements), et bientôt, donc, mon activité physique. Il serait sans doute judicieux de prendre mon alimentation en compte, mais je n'ai pas encore trouvé de moyen simple et graphique de le faire. L'objectif est de mettre en évidence les liens de causalité entre ce que je fais et comment je me sens, pour tenter d'éviter les fameuses crises d'angoisse qui me pourrissent la vie. Quand j'aurai suffisamment de données pour que ce soit intéressant, je consacrerai un article à cette "méthode" bricolée maison. 

3. Glander le moins possible sur internet
La position assise devant un ordinateur est vraiment mauvaise pour mon dos et pour mes yeux. J'essaie donc de diminuer le temps passé sur internet hors de mes heures de boulot, de me lever le plus souvent possible pour effectuer de petites tâches physiques dans l'appartement (plier mon linge, vider le lave-vaisselle, ranger des bricoles qui traînent, n'importe quoi pourvu que ça me maintienne debout et en mouvement pendant au moins cinq minutes), de saisir tous les prétextes pour sortir (faire de petites courses pour le repas du soir, aller bouquiner dans un salon de thé, passer dans une librairie pour feuilleter les nouveautés...). 

4. Investir du temps et des sous dans mon bien-être
Pour remédier à ces problèmes dans la nuque et le haut du dos, j'ai également décidé de ne plus hésiter à faire des séances d'ostéopathie (d'autant que j'ai découvert récemment que ma mutuelle me les remboursait à 80%) ou des massages décontractants lorsque mon budget me le permet, parce que ce sont toujours des sous bien investis! En novembre, par exemple, j'ai rendez-vous pour tester la réflexologie oculaire chez Free Persephone, et je suis très impatiente de voir ce que ça donnera. 

5. Intégrer la méditation à mon quotidien
Des années que j'en parle sans réussir à instaurer une pratique régulière alors que je SAIS à quel point ça me fait du bien en m'aidant à tenir mes angoisses à distance et à rester zen dans la vie de tous les jours. J'ai acheté ce petit bouquin très chouette qui propose une flopée d'exercices pratiques ciblés, et demain matin, Chouchou et moi testons la méditation bouddhiste au Serendip Spa. C'est un peu comme pour le sport, je crois qu'il faut parfois tâtonner longtemps avant de trouver le truc précis qui nous convient et qui s'insèrera sans forcer à notre mode de vie.

Et vous, envie de faire bouger quelque chose dans votre vie en cette période de rentrée? 

vendredi 9 septembre 2016

J'ai testé pour vous: la box Sushi Shop "Monsieur Madame"




Cette année, après l'Euro, la seconde box en édition limitée de Sushi Shop a pour thème les petits personnages pour enfants Monsieur Madame. Surprenant à première vue, mais pas bête: il faut bien commencer à initier la clientèle de demain aux plaisirs des sushi, maki et autre California rolls, quand même autrement plus sains qu'un menu Big Mac avec sa maxi portion de frites.




Cela dit, étant adulte et nullipare, j'avoue me ficher royalement de la déco de la box, si mignonne soit-elle: ce qui m'intéresse, c'est son contenu! Comme d'habitude, on y trouve des classiques de la maison:
- sushi saumon
- sushi saumon teriyaki
- California chicken Caesar (ceux dont je raffole et que je glisse dans chacune de mes commandes)
- maki salmon roll
- maki thon spicy
- spring crevettes
mais aussi trois créations originales que je vous propose d'examiner en détail.




LE SPRING TATAKI SAUMON
Il s'agit d'un morceau de saumon saisi sur le bord mais cru à l'intérieur, accompagné de ciboulette, de coriandre, d'une sauce sésame et de mayonnaise japonaise, niché dans une boulette de riz elle-même enveloppée d'une feuille de chicorée rouge. La légère amertume de la salade et la fraîcheur de l'accompagnement apportent une touche d'originalité bienvenue. 

LE CALIFORNIA VEGGIE
Sur le papier, j'aimais énormément le concept de cette recette végétarienne: concombre, betterave, avocat, carotte, roquette, chioggia, sauces estragon, goma ponzu et sésame, et saupoudrage de quinoa à l'extérieur de la boulette de riz. En bouche, je n'aime pas le goût de l'estragon et je trouve le croquant de la carotte malvenu - pour moi, un sushi ou assimilé doit être moelleux. Cela dit, lors du déjeuner presse, tous les autres convives à ma table étaient complètement emballés; j'imagine donc que je fais partie d'une minorité!

LE SUSHI THON SPICY
Pour le coup, c'est un peu l'inverse qui s'est produit avec ce sushi. En principe, je ne raffole pas du poisson cru, non à cause du goût mais à cause de la texture (c'est l'une des raisons pour lesquelles je suis fan de Sushi Shop qui propose des tas de garnitures alternatives). Là, le thon a été préparé d'une manière qui le rend légèrement "mousseux" et casse le côté écoeurant que je lui trouve d'habitude. Accompagné de masago, de ciboulette et d'une sauce un peu épicée, c'est pour moi la très bonne surprise de cette box. 

La box Monsieur Madame est disponible dans tous les points de vente Sushi Shop à travers le monde. Elle contient 42 pièces - assez pour deux gros appétits ou trois appétits moyens - et coûte 45€. Les baguettes Monsieur Madame (2 modèles différents) sont vendues 2,90€ avec la box ou 4,90€ seules. 




jeudi 8 septembre 2016

Shopping original dans le quartier des Neuf Ruelles à Amsterdam


Entre mon goût de plus en plus prononcé pour le minimalisme, l'uniformisation de l'offre et les restrictions budgétaires qui me poussent à mieux cibler mes dépenses, j 'ai tout à fait perdu l'habitude des grosses virées shopping. Quand je m'achète une plante en pot, un sachet de bon thé et un T-shirt en soldes, j'ai l'impression d'avoir fait sauter la banque (les bouquins ne comptent pas, n'ont jamais compté et ne compteront jamais). Aussi, je ne sais pas trop comment expliquer ce qui m'est arrivé samedi dernier pendant qu'on se baladait au bord des canaux côté Jordaan, à Amsterdam. Je plaide la folie temporaire - sans doute un truc dans l'atmosphère locale des Pays-Bas -, et le fait que les boutiques du quartier des Neuf Ruelles sont réputées pour leur originalité. Petite présentation de mes préférées...


♥︎ THE OTHERIST ♥︎













C'est mon énorme coup de coeur du week-end, une sorte de cabinet de curiosités où l'on peut trouver des plantes aériennes, des objets anatomiques, des papillons sous verre, des insectes mécaniques, des crânes en porcelaine, des bijoux inhabituels, des brols déco creepy juste ce qu'il faut... Le monsieur qui tient la boutique depuis dix ans est d'une gentillesse absolue. Et pour ceux qui n'auraient pas la chance de passer prochainement à Amsterdam, il vend certains de ses trésors en ligne. Rien n'est donné, mais tout est très, très beau et passablement unique. 

Leliegracht 6
1015 DE Amsterdam


♥︎ NIKKI NIK 
SOCKS WE LOVE ♥︎






Comme je raffole de collants à motifs, j'étais obligée d'entrer dans ce double magasin en L, dont la première partie est dédiée aux vêtements de femme neufs ou d'occasion, dans un style un peu rétro, et la seconde à une incroyable variété de collants et de chaussettes H ou F. Le stock est riche et les articles pas mal entassés les uns sur les autres, il faut consacrer un peu de temps à fouiller! J'ai craqué pour un cardigan rouge et noir à motif de lunettes rétro, une jupe Noa Noa turquoise à pois (qui est trop large à la taille et que je ferai retoucher par ma couturière, mais c'était une occasion et une taille L), et deux paires de collants dont un très épais pour lequel je comptais prendre du L, mais Nicole, l'adorable propriétaire qui a l'oeil et connaît bien ses marques, m'a juré que le S me suffirait. J'ai essayé, et elle avait raison. En bonus, j'ai embarqué des chaussettes Hokusai pour Chouchou qui s'était montré d'une patience exemplaire! Chaussettes et collants peuvent être achetés en ligne ici




Gasthuismolensteeg 5
1016 AM Amsterdam


♥︎ISLAND REMEDY STORE 
by ARUBA ALOE♥︎

Une boutique entièrement dédiée à des cosmétiques à base d'aloe vera, cette plante (c'est même un cactus!) aux vertus médicinales multiples. Aimant beaucoup son odeur, je me suis laissée tenter par un gel hydratant à la vitamine E, super frais sur la peau et que je compte mettre le soir avant de me coucher ainsi que me l'a suggéré la vendeuse. Les produits solaires avaient l'air super également, mais comme on arrive à la fin de l'été malgré ce que les températures peuvent laisser croire, ce sera pour une autre fois! Tentée? La boutique en ligne est ici.



Runstraat 25
1016 GJ Amsterdam


♥︎ AMSTERDAM DUCK STORE ♥︎




Pour finir de façon ludique, une boutique spécialisée dans le canard en plastique déguisé en tout et n'importe quoi. Le choix fut rude, mais j'ai fini par me décider pour un Dracula tandis que Chouchou réclamait un Dark Batman à cors et à cris. Oui, nous sommes de grands enfants (mais nous ne sommes pas les seuls vu l'affluence). A noter qu'ici, on paye uniquement en carte de crédit: pas de cash, pas de braquage, clame une affichette à l'entrée! Après avoir fait un tour sur le site en ligne, je regrette presque de ne pas avoir pris plutôt une licorne...




Oude Leliestraat 16
1015 AW Amsterdam

mercredi 7 septembre 2016

Favourite memories of summer 2016



Les enfants (et les amis profs) ont repris le chemin de l'école; les collections automne-hiver s'affichent déjà en vitrine des magasins et nous devons de nouveau allumer la lumière pour préparer notre repas du soir. Malgré une météo oscillant entre grisaille automnale et canicule insupportable, j'ai bien profité de cet été riche en déplacements et activités de toute sorte. J'en garderai de bons souvenirs, notamment:

La robe Emily & Fin verte, dénichée chez Kusje, dont je reçois tant de compliments
Les deux massages chez Free Persephone, à Paris
La semaine de vacances à Edimbourg, géniale malgré la pluie et le froid
Les cours de HTML et de CSS sur CodeCademy
Le vernis OPI Infinite Shine 2 Olive for Green et le Really Red d'Essie
Un happy hour à La Machine, le premier vendredi ensoleillé à Bruxelles
Les m'semen du vendeur marocain sur le marché de Saint-Gilles
Les dimanches après-midi passés à bouquiner à l'étage de Chouconut avec une fenêtre ouverte
"Stranger Things", "Grace and Frankie"
Les cocktails-lecture à la terrasse du Chamo, à Toulon
Les quatre tomes de "The raven cycle" de Maggie Stiefvater
Les deux escapes games et les parties d'Océanos, Sushi Go et Pérudo en famille à Toulouse
"Comme des bêtes" au cinéma avec mes neveux
L'installation des parapluies à Namur
La folie du lin (le drap que je n'ai pas pu récupérer, 
le T-shirt kaki Comptoir des Cotonniers acheté en soldes, les deux robes Talia Benson)
Les cactus de chez Flower @ttitude
La découverte du cocktail bar Life Is Beautiful à Bruxelles
Le week-end à Lille avec Phil et Stef
La virée shopping à Amsterdam et l'excellent escape game "Wake up!"

Et vous, quels seront vos souvenirs préférés de cet été? 

mardi 6 septembre 2016

[AMSTERDAM] Questomatica: Wake up!




J'avoue, j'ai attendu le tout dernier moment pour réserver un escape game à Amsterdam: comme ils facturent tous à l'heure et non par joueur, ça revenait super cher à deux seulement. Mais j'avais repéré la salle "Wake up!" de Questomatica qui me tentait beaucoup, et qui est assez réputée parmi les pros et les amateurs expérimentés - et l'avant-veille du départ, comme il restait encore un créneau le dimanche matin, mon envie l'a emporté. Dans les minutes qui ont suivi mon paiement, je me suis rendu compte que les locaux de Questomatica se trouvaient à environ 5 minutes à pied de notre appartement Air B'n'B, et je me suis dit que c'était un signe! Restait à voir si la salle serait à la hauteur de mes espérances et si on parviendrait à s'en dépatouiller à deux... 

Dans "Wake up!", les joueurs pénètrent dans le sommeil de Matilda, une petite fille de sept ans à l'imagination particulièrement vivace. Mais voilà: ses rêves se sont mis à dérailler, et tant que son univers onirique ne sera pas revenu à la normale, Matilda ne pourra pas se réveiller. En revanche, elle est en mesure d'aider les joueurs en leur envoyant des indices à l'aide de son miroir magique... Intrigant comme thème, non? Et je peux vous assurer que le jeu est à la hauteur de ces prémisses. 

Une des choses que j'ai préférées, c'est l'excellente utilisation du son, avec une musique enfantine tantôt gaie tantôt inquiétante, entrecoupée ça et là par les chuchotements de Matilda, mais aussi celle de la lumière qui s'allume, s'éteint ou varie au fil des découvertes des joueurs. Deux moyens simples mais très efficaces d'installer une atmosphère et de mettre subtilement la pression alors que le décor de chambre d'enfant est, lui, tout gentillet à première vue. 

Au-delà de son ambiance particulière, "Wake up!" offre un excellent gameplay avec zéro cadenas et codes, très peu de clés, une tripotée de puzzles aussi originaux que ludiques, des mécanismes complètement automatisés et un principe directeur vraiment amusant une fois qu'on l'a compris. A deux, nous avons réussi à en sortir en 55'55" avec peu d'indices, et nous n'avons jamais eu l'impression qu'il nous manquait des bras ou des cerveaux (cela dit, la salle est conçue pour des équipes de 2 à 4 joueurs seulement, alors qu'en France, la taille standard est plutôt 3-5 voire 3-6). 




Nous avons adoré cet escape game et nous mijotons déjà de revenir à Amsterdam pour tester l'autre salle de Claustrophobia sur un thème "jeux d'arcade des années 80-90", quitte à faire l'aller-retour dans la journée depuis Bruxelles!

Foelistraat 16
Amsterdam

lundi 5 septembre 2016

Les joies de la semaine #35




Lundi: jamais un temps gris et pluvieux ne m'avait mise dans une telle joie

Mardi: Chouchou revient de ses deux jours et demi de team building au fin fond de la Wallonie / très emballée par "L'architective"

Mercredi: "Tu es superbe", me dit Chouchou, les yeux brillants, quand il remarque mes boucles toutes fraîches de l'après-shampoing / nos chamailleries à propos de tout et de rien: les personnages de "The affair", les écrivains du 19ème, la future comédie musicale avec Ryan Gosling et Emma Stone... / je sens que je vais aimer "Les bottes suédoises" encore plus que "Les chaussures italiennes"

Jeudi: la nouvelle collection d'accessoires "vintage scandinave" de Maisons du Monde est fabuleuse / très bons, les parfums caramel beurre salé et yaourt bio-miel-agrumes de Glacier Gaston / parler un peu avec Brigitte Findakly en dédicace avec Lewis Trondheim chez Brüsel pour "Coquelicots d'Irak" que j'ai chroniqué récemment 

Vendredi: organiser ma prochaine journée à Paris en novembre (et m'offrir la 1ère classe du Thalys au retour) / nous inscrire à une séance gratuite de méditation bouddhiste 

Samedi: à Amsterdam, dans le quartier des Neuf Ruelles, une virée shopping comme je n'en avais pas fait depuis très longtemps, et deux chouettes rencontres avec les propriétaires de The Otherist et Nikki Nik / au Bloemenmarkt, trouver plein de bébés cactus lune et de jolies air plants pas chères du tout / "avec ma soeur, on vous a vue ce matin dans le train et on a craqué pour votre robe, je peux vous demander où vous l'avez achetée?" / une fois de plus, le pique-nique du soir à l'appart' Air B'n'B est sponsorisé par Marks & Spencer

Dimanche: un escape game fabuleux, et la satisfaction d'avoir réveillé Matilda en 55'55" / réussir à faire un repas équilibré et pas cher au Blushing, en face de la place des musées / chouette expo Banksy au MOCO / en cas de temps pluvieux et de gambettes fatiguées, l'idéal sera toujours un Waterstone's + un endroit où boire un thé en bouquinant

...et sans jour particulier: voir l'agenda professionnel de Chouchou se remplir