vendredi 9 octobre 2015

Budapest, jour 6: de la cathédrale perdue au débarquement de Normandie


Réveil à 7h30 et mauvaise surprise: un mail envoyé hier soir par la proprio nous demande de libérer l'appart' pour 10h! Or, nous avons un escape game à 9h, nos bagages ne sont pas faits, je n'ai pas petit-déjeuné et l'évier est plein de vaisselle sale, car nous pensions pouvoir rester jusqu'à 15h. Bref, c'est le rush de bon matin - pas très agréable pour une dernière journée de vacances. 





C'est donc la gueule légèrement enfarinée que nous nous pointons à la Mystique Room. Nous peinons d'ailleurs tellement à la trouver que nous nous demandons si nous n'allons pas être la première équipe qui n'aura même pas réussi à entrer dans le jeu! Finalement, nous sommes accueillis par la charmante Anna dans des locaux beaucoup plus grands et beaucoup mieux aménagés que ceux des escape games précédents. La salle Cathedral nous donne du fil à retordre, un peu parce que nous ne sommes pas au meilleur de nos capacités mentales en début de matinée, un peu parce que la lumière est très basse et notre vue de près plus très bonne: manipuler des cadenas aux chiffres minuscules dans ces conditions, c'est super galère. Je ne suis pas spécialement fan du thème: nous sommes des moines qui cherchent à retrouver les cinq morceaux épars du plan de leur cathédrale. Par contre, il y a quelques belles trouvailles techniques, notamment une épreuve musicale qui nous laisse perplexes et une autre de dextérité en équipe dont nous nous sortons plutôt bien. Nous réussissons à sortir à 2' 22" de la fin, avec un peu d'aide d'Anna. Par curiosité, je m'enquiers de leur autre salle à thème égyptien. "Elle est encore plus difficile." Bien bien bien. 

Retour à l'appartement pour la remise des clés. La propriétaire nous emmène déposer nos bagages chez un de ses amis coiffeur qui travaille dans une rue voisine. C'est le jour mensuel des encombrants, et des quantités extravagantes de détritus divers s'entassent sur les trottoirs. Nous passons ensuite à l'Alexandra Bookcafé pour que je m'achète de la lecture (l'énorme pavé "The luminaries", auquel je ne toucherai finalement pas avant notre arrivée à Bruxelles). Puis nous allons voir une expo au centre Robert Capa, un photographe d'origine hongroise célèbre pour avoir produit les seuls clichés existants du débarquement de Normandie - pour la petite histoire, il est resté sur place pendant des jours, en prenant des risques de folie pour documenter cet événement, et le laboratoire chargé du développement a ruiné presque toutes ses pellicules. Moi, je ne connais pas, mais Chouchou aime beaucoup. 




Enfin, nous allons déjeuner et tuer le temps qui nous reste chez Frappans, pour changer un peu! Une délicieuse soupe aux champignons sauvages, une grande assiette de pâtes pleines de fromage, un somloi partagé avec Chouchou et une limonade maison composent mon dernier repas hongrois. Le trajet jusqu'à l'aéroport et le voyage de retour se passent sans problème. Mais lorsque nous arrivons à la maison vers 21h30, Chouchou s'aperçoit que son appareil photo n'est pas dans sa valise. L'a-t-il oublié quelque part? Le lui a-t-on volé? Mystère. Heureusement qu'il avait sauvegardé ses photos sur son iPad. 

Ainsi s'achève notre séjour à Budapest. Je n'ai pas eu de coup de foudre pour la ville elle-même, bien que je l'aie trouvée plutôt sympathique, peu chère, pas prétentieuse et surtout pas trop envahie par les touristes. Sa taille humaine permet de l'arpenter essentiellement à pied si on ne rechigne pas à marcher et qu'on s'organise correctement. La cuisine locale est assez lourde et pas très raffinée, mais les chocolats chauds et les gâteaux valent le détour. Surtout, j'ai adoré les escape games que nous avons fait, et étant donné qu'il en existe environ 70, souvent plus évolués que ceux que nous avons en France ou en Belgique, je n'exclus pas de retourner à Budapest un week-end juste pour en faire trois ou quatre autres! 

4 commentaires:

Lorelei a dit…

merci de nous avoir emmenés avec toi ;)
bizz

Stéphanie a dit…

Merci pour ce chouette récit !
Juste une information pour Capa, l'histoire n'est peut-être pas aussi simple : http://www.konbini.com/fr/inspiration-2/robert-capa-jour-j/#.VauSSxqRNuA.facebook

Boomerang a dit…

Aïe dur comme réveil ça !
Heureusement que tu as été voir tes mails, parce que perso, en vacances, je ne les consulte pas très régulièrement.
La proprio aurait quand même pu vous avertir par téléphone, un petit coup de fil ou un texto aurait été plus... sympathique et moins stressant je trouve.

ARMALITE a dit…

J'ai écrit mail mais si ça se trouve c'était un texto, je ne sais plus, c'est Chouchou qui a réceptionné, et de toute façon il avait dû lui dire qu'il consulterait ses mails régulièrement vu qu'il bossait tous les soirs depuis l'appart'. Au final ce qui m'embête le plus, c'est la disparition de l'appareil photo de Chouchou... :-(