mercredi 4 juin 2014

"Délices, ma vie en cuisine"


Lucy Knisley grandit dans une famille de gourmets. Jusque vers 7 ans, elle vit à New York où sa mère travaille successivement chez le célèbre traiteur Dean & Deluca, puis dans les cuisines d'un grand restaurant. Après le divorce de ses parents, elle déménage à la campagne où elle découvre que la nourriture ne pousse pas sur les étagères des magasins. Très vite, sa mère crée un marché local, et la jeune Lucy enchaîne les petits boulots touchant à l'alimentaire: cueillette de fruits, livraison de produits de la ferme, service pendant des réceptions... C'est une gourmande qui cuisine de façon presque boulimique et qui, paradoxalement, adore la junk food au grand désespoir de ses parents. Son rapport à la nourriture est sain et joyeux, entre plaisir solitaire et convivialité. 

Dans "Délices", elle raconte plusieurs épisodes formateurs de sa jeunesse, tous intimement liés à la bonne bouffe - et parfois aussi au voyage, pour mon plus grand plaisir. Si son récit savoureusement intime ne pouvait que me séduire, j'ai en revanche eu beaucoup, beaucoup de mal avec ses dessins au trait atrocement quelconque et aux couleurs moches toujours traitées en à-plats: sur les pages "recettes" ou "trucs de cuisine", ça passe plus ou moins; sur les pages de bédé pure, ça heurte vraiment ma sensibilité esthétique. Malgré ça, j'ai dévoré "Délices" et, sitôt que je l'ai fini, je me suis empressée de commander "French Milk", autre oeuvre autobiographique encore non traduite dans laquelle l'auteure raconte sa découverte de Paris et de la cuisine française. Je vous en reparlerai sûrement après l'avoir lu.




1 commentaire:

shermane a dit…

Tout pareil que toi, pour l'esthétique. Me suis jetée dessus en voyant la couverture puis ai reposé la livre après l'avoir feuilleté. Bon, j'avoue que j'ai vu un truc qui ressemblait à de la viande ^^;
Dans le genre, je me demande si je ne vais pas plutôt craquer pour Autobio de Pedrosa.