lundi 30 juillet 2012

"Sherlock" saison 2


Puisque je vous ai déjà expliqué pourquoi "Sherlock" était une série formidable, je vais pour cette saison 2 me contenter d'un commentaire personnel sur chaque épisode.

1. "A scandal in Belgravia"
Inspiré d'"Un scandale en bohème". Sherlock Holmes y rencontre Irène Adler, une alliée de Moriarty qui sera la seule femme à jamais lui damer le pion et éveiller en lui un intérêt romantique. Cette adaptation est tout simplement l'un des plus grands moments de télévision que j'aie eu le plaisir de visionner. Il n'y a pas une ligne de dialogue à jeter, pas une expression faciale des acteurs à rectifier. Le scénario éblouissant est à la hauteur des deux adversaires à l'intelligence hors du commun qui s'affrontent ici. Pendant une heure trente de pur bonheur, Sherlock Holmes et Irène Adler jouent au chat et à la souris; chacun semble à son tour sur le point de l'emporter, et bien malin qui pourra prédire la fin de l'histoire. Une réussite absolue.


2. "The hounds of Baskerville"

Là encore, il s'agit d'une adaptation directe d'une des histoires les plus connues de Sherlock Holmes, "Le chien des Baskerville". Et... comme le roman dont il s'inspire, cet épisode m'a ennuyée. Non qu'il soit mauvais, bien au contraire: il est bourré d'idées brillantes et contient quelques passages vraiment drôles. Mais j'ai été incapable de partager le flip des personnages, si bien que je n'ai jamais réussi à me mettre dans l'ambiance. Et puis la campagne, ce n'est pas mon truc. Je voulais juste retrouver le décor urbain de Londres. 

3. "The Reichenbach fall"
J'ai été servie avec le dernier épisode de cette saison 2: une machination orchestrée par Moriarty pour décrédibiliser Holmes, devenu à son grand dam le chouchou de la presse britannique. L'affrontement entre "le seul détective consultant du monde" et "le seul criminel consultant du monde" m'a, je l'avoue, moins passionnée que celui entre Sherlock Holmes et Irène Adler - le manque de tension sexuelle, sans doute (même si Moriarty éprouve de toute évidence des sentiments ambigus envers sa némésis). Mais l'épisode reste haletant, avec une très belle confrontation finale et des adieux poignants de Sherlock Holmes à son seul ami. Au-delà de son suspens, "The Reichenbach fall" illustre de manière frappante le pouvoir de la presse qui peut faire ou défaire, non seulement une réputation, mais un homme tout entier. Vivement la saison 3!

1 commentaire:

Une très fidèle lectrice de ton blog a dit…

Sherlock version BBC est une série géniale, je suis bien d'accord avec toi! On peut l'aimer si on n'est pas familier de l'univers holmésien, et la savourer si on l'est, parce que c'est une relecture brillante et drôle (j'adore la manière d'introduire le deerstalker). Je ne sais pas ce que tu en penses, mais pour ma part, si j'ai vu les deux films de Guy Ritchie avec un certain plaisir, je préfère de loin cette série! Et nom de Zeus, l'épisode 3 de cette saison 2, incroyable : l'art d'instiller une tension narrative forte alors que franchement, tout le monde sait comment ça finit! :-))