lundi 26 décembre 2005

Noël cette année

Pas de grand repas de réveillon avec toute ma famille (c'est le premier Noël que je passe sans ma frangine depuis 1993... Dieu merci les circonstances sont moins tragiques).
Pas de cadeaux parce que marre de la conso imposée à date fixe alors qu'on arrive très très bien à dépenser nos sous et à se gâter entre nous les 364 autres jours de l'année.
Pas de sapin parce que le symbole me touche absolument pas et que je trouve le concept boules-guirlandes franchement neuneu.
Pas de cartes de voeux, faites main ou autre, parce que dans le fond personne en a rien à foutre.
Juste un dîner amélioré le soir du 24 avec mes parents (je sais, je suis faible... Finalement j'ai pas eu le coeur de les envoyer bouler), et une raclette avec les meilleurs amis de l'Homme et leurs enfants le lendemain parce que j'ai toujours plaisir à les voir quelles que soient les circonstances.

dimanche 25 décembre 2005

Faut ce qu'il faut

J'ai essayé ma robe pour le réveillon du jour de l'an.
Si je reste debout, à jeûn et en apnée toute la soirée, y'a peut-être une chance qu'elle survive jusqu'en 2006.

Mort d'un portable

On n'a pas idée de faire des bouteilles d'eau aussi instables, dont un simple geste un peu brusque suffit à renverser le contenu sur un innocent ordinateur portable! Résutat: malgré un épongeage en vitesse supra-luminique, deux touches ne fonctionnent plus, dont la barre d'espace. Très ennuyeux pour quelqu'un qui bosse sur Word et qui était censé travailler entre les fêtes (non, je jure que ce n'était pas un acte manqué!).

Coup de fil embarrassé à l'Homme: "Je crois que j'ai fait une bêtise...". Il me dit de ramener la bête à la maison pour qu'il l'examine. Tente un coup de sèche-cheveux, puis de produit dégrippant. Pas de résultat. Entreprend alors d'ouvrir le patient avec un tournevis pour lui faire une opération à coeur ouvert de la main gauche (droite toujours HS). Moi, admirative devant cette maîtrise, cette habileté, ce petit pli concentré entre les sourcils que je trouve terriblement sexy: "Ouaaaah, mais où t'as appris à faire ça?" Lui: "Nulle part, je dévisse tout ce qui me tombe sous la main et on verra bien."

...

Donc au final, deux touches du clavier n'ont jamais pu être remontées et les trois quarts des autres ont totalement cessé de fonctionner. J'ai failli partir à la Fnac racheter un ordi portable à l'arrache, un vendredi 23 décembre à 18h30. La seule chose qui m'a retenue, c'est qu'en cas de contrôle fiscal de mes comptes, personne aurait jamais voulu croire mon histoire.

jeudi 22 décembre 2005

Good for you, Elton!

Hier, les premières unions civiles entre homosexuels ont été célébrées en Angleterre. Bien qu'elles n'en portent pas le nom, elles donnent aux nouveaux conjoints les mêmes avantages qu'un mariage "classique". Je trouve que c'est une excellente nouvelle, mais jamais je n'aurais cru voir le jour où l'Angleterre se montrerait socialement plus progressiste que la France. Non: nous, pour ménager les susceptibilités, on a accouché de ce contrat bâtard qu'est le Pacs. Certes, je suis la première à en profiter. Il n'empêche que je ne suis pas d'accord avec le principe. Après tout, si les couples hétéros (comme l'Homme et moi) veulent bénéficier de réductions d'impôts et de droits de succession, rien ne les empêche de se marier - et d'en accepter les inconvénients en même temps que les avantages. Et les couples homosexuels ne sont toujours pas reconnus comme égaux aux autres. Le Pacs est en quelque sorte un contrat de deuxième classe, une manière de dire "On tolère que vous montiez dans le bus mais surtout n'allez pas vous asseoir avec les Blancs". Ah non, pardon, je me trompe d'époque et de pays. Le sujet, lui, reste le même: la ségrégation basée sur des critères qui ne dépendent aucunement de la volonté des personnes concernées.

mardi 20 décembre 2005

Tokyo Dome City


Sept mois après mon retour, je me suis enfin décidée à attaquer le scrapbook de mon voyage au Japon. J'aime tellement la page ci-contre que je l'ai envoyée à Creating Keepsakes, un magazine américain qui publie énormément de pages de lectrices.
Légende: "Le grand huit le plus impressionnant que j'aie jamais vu, et la seule grande roue au monde sans rayons ni axe central".

Imagine un empereur...

L'Homme s'est fait opérer du canal carpien ce matin. Il doit garder le bras droit en écharpe pendant dix jours. Mesquinement, je m'en réjouissais d'avance: il allait enfin être à ma merci! Quant à lui, il n'était pas mécontent d'avoir enfin un prétexte pour échapper au ménage obligatoire (c'est contre ma religion) et à la cuisine du week-end.

Une heure après son retour au bercail, je dois me rendre à l'évidence: l'Homme se débrouille mieux avec son seul bras gauche que moi avec les deux. Pas assez, cependant, pour passer la serpillière avant/après Noël et avant/après le réveillon du jour de l'an. J'ai comme l'impression que je me suis encore fait avoir...

Pendant ce temps, je continue à plancher sur ma deuxième série dont le héros est un guerrier manchot que son destin lie à un grimoire maudit. Message à mon éditeur: la prochaine fois, essaie de me trouver, je sais pas moi, un cul-de-jatte persécuté par une épée vorpale, ça me changera un peu.

lundi 19 décembre 2005

Le mystère du jour

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi j'ai reçu aujourd'hui les catalogues printemps-été 2006 de La Redoute et des Trois Suisses (ma boîte à lettres a frôlé l'infarctus) alors que l'hiver ne commence officiellement qu'après-demain? Quel génie du marketing a bien pu imaginer que ses clientes auraient envie de se ruiner en tongs et en robes de plage alors que la température frôle le 0° et que les soldes de vêtements portables en ce moment commencent dans quinze jours? Hein, qui?

dimanche 18 décembre 2005

Bientôt Narnia...

Suis en train de relire la série complète des "Chroniques de Narnia" - 7 bouquins en tout, comme "Harry Potter" qui l'a détrônée au rang de série de littérature jeunesse la plus vendue de tous les temps. J'avais oublié à quel point ces livres étaient courts! Du coup, je suis encore plus curieuse de voir le film. "Harry Potter et la coupe de feu" pêchait par ses excès de coupe sauvage dans l'histoire; là je me pose un peu la question inverse: comment les scénaristes ont-ils réussi à étirer deux cents petites pages écrites gros sur deux heures de pellicule?

mercredi 14 décembre 2005

Dilemme de fin d'anée

Junior a décidé qu'on devait tous se faire beaux pour le réveillon du Nouvel An.
Personnellement, je suis pour - ne serait-ce que pour voir la tête que vont tirer les membres masculins de notre bande, plutôt abonnés au jean-baskets.
Une question se pose, cependant: dois-je affronter une foule hystérique pour me trouver une nouvelle robe de soirée, ou ressortir une de celles que j'ai déjà dans mon placard et cesser de manger jusqu'au 31 pour pouvoir l'enfiler?

mardi 13 décembre 2005

Greenpeace 1, marine française 0

Hier, trois commandos de militants de Greenpeace se sont introduits dans le port militaire de Toulon. L'un d'eux s'est fait arrêter avant d'atteindre son objectif, mais les deux autres ont réussi à monter à bord du Clémenceau. Là, ils ont déployé des banderolles et tagué des slogans afin de s'opposer au départ de l'ex-porte-avion pour l'Inde, où il doit être déferraillé. A l'heure actuelle, deux militants sont toujours perchés dans une grue dont ils refusent de descendre.

Le plan Vigipirate est actuellement en vigueur dans le pays, et même en temps normal, l'arsenal de Toulon est censé être l'un des bastions militaires les mieux protégés d'Europe. En outre, la marine était prévenue de l'action de Greenpeace. Et malgré tout ça, elle n'a pas réussi à l'empêcher. Dès lors, on frémit en pensant à ce qui aurait pu se passer si les gentils manifestants avaient été des kamikazes décidés à frapper un grand coup. Si je ne m'abuse, il y a au moins un noyau nucléaire à bord du Charles-de-Gaulle...

lundi 12 décembre 2005

Surprise!

Reçu ce matin une très gentille et assez longue lettre de la Chouchoute. Nous ne nous sommes rencontrées que deux ou trois fois, et j'ai dû lui envoyer ces deux dernières années quatre ou cinq cartes et lettres - autant dire, rien comparé à la plupart de ses autres fans. Jamais je n'ai joint d'enveloppe timbrée ni réclamé de réponse, et je ne suis même pas sûre d'avoir indiqué mon adresse au dos. Cette fille a une mémoire absolument dingue - elle se souvenait de tas de petits détails me concernant. Je trouve ça génial qu'une artiste puisse s'intéresser autant à ses fans et avoir toujours une attention ou un mot pour eux. Je sais qu'elle écrit ou téléphone régulièrement à des ados mal dans leur peau, qui traversent un passage difficile. Et même si je suis une adulte pas hystérique pour deux ronds et plutôt bien dans ses baskets, j'avoue que son courrier m'a fait très plaisir. Pour une fois que je démarre un lundi avec un grand sourire!

samedi 10 décembre 2005

Ca fait toujours plaisir

Il y a un mois de ça, j'ai proposé de faire Noël chez moi cette année. Autrement dit, de me charger des courses, de la cuisine, de la déco, du ménage, etc.
Aujourd'hui, j'apprends que ma soeur et mon beau-frère ne sont pas sûrs de pouvoir venir pour des raisons professionnelles, et que si ça se confirme, mes parents partiront à Toulouse pour faire le réveillon avec eux.
...Nous laissant totalement en plan, l'Homme et moi, puisque l'Homme aura été opéré du bras quelques jours plus tôt et ne pourra pas bouger.
J'ai dit à mon père que je trouvais ça un peu cavalier de leur part et que j'en avais marre d'être considérée comme une "fille de seconde classe" juste parce que je n'ai pas daigné me reproduire.
Réponse paternelle: "Oh là là, mais tu deviens drôlement susceptible en vieillissant".
J'ai la haine.

mercredi 7 décembre 2005

"Harry Potter et la coupe de feu" (2)

Le livre est, sans conteste, mon préféré de la série: celui où l'histoire bascule définitivement vers le tragique et les héros vers l'âge adulte. J'attendais le film avec impatience. Quelques connaissances avaient été le voir avant moi, et leur avis plutôt tiède m'avait amenée à revoir mes espoirs à la baisse.
...Mais pas encore assez.
Au bout d'un quart d'heure, j'étais absolument catastrophée. "C'est un massacre!" soufflai-je à l'Homme, qui leva les yeux au ciel d'un air entendu et se garda bien de répondre. La coupe du monde de quidditch, expédiée en deux minutes douze! Les scènes qui s'enchaînaient brutalement, avec des dialogues réduits à leur plus simple expression! Heureusement, tout cela fut un peu rattrapé par l'hilarante préparation du bal de Noël. Ensuite... J'assistai à un naufrage de deux heures qui m'attrista infiniment plus que celui du Titanic (pendant lequel Etre Exquis s'était endormi).
Je comprends que 2h35, ce n'était pas suffisant pour caser tous les détails du bouquin. Je comprends - même si je le déplore - que le Front de Libération des Elfes de Maison soit passé à la trappe, que Luna Lovegood n'apparaisse nulle part et que le statut d'animage de Rita Sketeer ne soit jamais révélé. Je comprends aussi que ça n'est pas la faute du réalisateur si les jeunes acteurs grandissent plus vite que leurs personnages et si Daniel Radcliffe fait figure de nabot échappé du "Seigneur des Anneaux" à côté de ses camarades. Je veux bien accepter les changements de costumes et de décors, même s'ils ne me semblaient pas indispensables. Mais était-il vraiment nécessaire de focaliser le film sur les scènes d'action (autrement dit, les épreuves du tournoi) en occultant tout ce qui fait le charme des livres de JK Rowling? Plus d'intrigue à proprement parler. Très peu de temps consacré à la psychologie des personnages et à l'évolution de leurs rapports. En échange, une débauche d'effets spéciaux qui m'ont laissée totalement froide.
Dire que je suis déçue serait un doux euphémisme.

dimanche 4 décembre 2005

Maudite Nouvelle Série: Tome 1, le produit fini

Reçu les exemplaires de démonstration de "Maudite Nouvelle Série: Tome 1" qui devrait sortir en février.
J'aime pas l'illustration, beaucoup trop terne. Personne ne repèrera jamais le bouquin sur les grandes tables des librairies. J'aime pas la quatrième de couv avec ses commentaires bidon. J'aime pas non plus la reliure souple et le papier plus blanc que blanc qui à mon sens jurent avec le ton du roman. Bref, je suis plutôt déçue.
En même temps, avec le budget marketing qu'ils ont mobilisé pour lancer ça, si les ventes ne sont pas vraiment très bonnes, je pense qu'ils arrêteront la trad française. Ce qui serait, en grande partie, un soulagement pour moi.

Retour de week-end

Pour cause d'oedème du genou agravé d'eczéma galopant sur grand maître japonais confié à ses bons soins, l'Homme est parti de Sète en retard cet après-midi. Il a donc confié à mes parents le soin de venir me récupérer à l'aéroport. Le problème, c'est que je n'avais pas mes clés sur moi. A 20H, je me suis donc retrouvée toute seule à faire le pied de grue devant chez moi, dans le noir et dans le froid, avec mes bagages pour seule compagnie. Notez, ça aurait pu être pire: il aurait pu se mettre à pleuvoir.

Pendant ce temps, mes VIP faisaient la queue au ciné de Belle-Epine pour voir le 4ème Harry Potter (je sais très bien qu'il va me décevoir, mais j'ai quand même super hâte d'y aller). Je hais les retours de week-ends.

mercredi 30 novembre 2005

Je suis colère

Appelé Etre Exquis ce matin pour lui proposer un dîner à deux, car on ne s'est pas vus depuis qu'il s'est remis avec sa nouvelle copine. Réponse gênée de l'intéressé: "Oui mais tu comprends, maintenant, le soir, je rentre à la maison retrouver Bobonne. Par contre si tu veux on peut déjeuner ensemble." Il se trouve que le midi, je bosse - contrairement à lui qui glande la majeure partie de ses journées. Il se trouve également que c'est moi qui lui ai conseillé de passer l'éponge quand Bobonne s'est pointée toute repentante un mois après l'avoir plaqué pour se remettre avec son ex. Il se trouve, enfin, que depuis six ans je me bats pour imposer nos dîners mensuels à l'Homme qui ne saute jamais d'enthousiasme quand je lui annonce que je vais passer la soirée avec mon ex. Il se trouve donc que j'ai poliment raccroché au nez d'Etre Exquis en lui disant que là tout de suite il n'était pas ma personne préférée au monde, et que je préférais qu'on en rediscute plus tard de peur que mes paroles dépassent ma pensée.

mardi 29 novembre 2005

Bain: mode d'emploi

Verser dans la baignoire une bonne rasade de bain moussant à la menthe, celui qu'on a ramené de Florence et qui est méga-galère à trouver en France (du coup on ne prend qu'un bain par an pour l'économiser) (mais les 364 autres jours, on se douche, hein).
Régler le mitigeur sur trois quarts chaud.
Pendant que l'eau monte, appliquer un masque purifiant-nettoyant dont l'odeur de camphre rappelle celle du liniment qu'on se mettait sur les tibias pour minimiser les traces de coups, au temps où on faisait de la boxe thaï.
Se déshabiller. Regretter, en voyant le col de son pull enduit de plâtras blanc, de ne pas avoir inversé cette étape avec la précédente.
Se regarder dans la glace en écarquillant des yeux pleins d'incrédulité et d'effroi à la vue du petit pneu qui commence à faire son apparition, là, juste au-dessus des hanches, alors qu'on n'a jamais eu de ventre de sa vie et que c'était à peu près la seule zone dont on était satisfaite.
Exécuter une longue série d'abdos afin d'éliminer les calories du chocolat chaud + Spritz englouti un quart d'heure auparavant (parce que bon, après une journée de boulot pénible, faut bien s'accorder une petite récompense).
Maudire Sophie Marceau, Monica Bellucci, Nicole Kidman et toutes ces célébrités qui n'ont jamais été aussi belles qu'à l'approche de la quarantaine. Trouver ça parfaitement injuste et décourageant pour Mme Tout-le-Monde (non, pas la femme de Mr Tout-le-Monde: moi). Songer qu'on n'a jamais que 34 ans, et donc encore un peu de temps pour se rendre présentable avant l'échéance fatidique (l'espoir fait vivre).
Enfin - enfin! - s'immerger dans l'eau avec délice. Et lenteur, car finalement elle est un poil trop chaude.
Se mouiller la tête intégralement, sans rouspéter pour une fois, et faire la planche. Constater que même quand on ne mesure qu'un mètre cinquante-quatre et qu'on a une grande baignoire, il y a toujours un petit bout qui dépasse (genoux ou orteils). Trouver ça agaçant.
Flotter béatement pendant... oh, bien quatre minutes dix avant que l'eau commence à refroidir.
A toute vitesse, nettoyer le masque immonde avec un gant; se faire un shampoing et un soin après-shampoing, un gommage visage et un gommage corps. Au dernier moment, penser aussi à se savonner avant de sortir de la baignoire, enveloppée d'effluves de papaye, de noix de coco et d'enzymes de fruits variés. Le mélange n'est pas aussi agréable qu'on pourrait le croire.
Se sécher vigoureusement (ça fera toujours quelques calories de plus en moins).
Se tartiner de crème-soufflé Origins (sorte de produit miraculeux qui ressemble à une caresse fondante en pot de 50 ml. Ca coûte le prix du caviar, mais ça sent nettement meilleur).
Se regarder de nouveau dans la glace. Constater qu'avec le bout des doigts qui ressemble à des pruneaux sous vide, on n'est toujours pas plus belle qu'avant.
Se dire que d'ici l'an prochain, on aura sans doute oublié et que ça ne nous empêchera pas de remettre ça.

lundi 28 novembre 2005

Dernière ligne droite

Si tout va bien, je termine demain soir le maudit bouquin sur lequel je peine depuis presque trois mois. J'aurai pas volé mon chèque, tiens! Après ça, fin de semaine tranquille: mercredi journée off pour montrer les ficelles du scrap à une copine et faire un tour chez l'esthéticienne (même l'Homme qui n'est pas très regardant a fait la grimace l'autre jour en voyant l'état d'embroussaillement de mes mollets); jeudi j'attaque une nouvelle série (pourvu que ce soit pas trop chiant, y'a 5 ou 6 tomes...), et vendredi je file (ou plutôt je vole) à Paris retrouver mes VIP pour le week-end. Ils ont prévu une sortie à Disneyland. Ca tombe bien, j'ai souvent des nausées en ce moment; je suis sûre qu'un petit coup de Space Mountain va me dégager ça vite fait...

dimanche 27 novembre 2005

Document authentique

TRANSCRIPTION D'UNE COMMUNICATION RADIO ENTRE UN BATEAU DE LA US NAVY ET LES AUTORITÉS CANADIENNES AU LARGE DE TERRE-NEUVE, EN 1995

Américains : Veuillez dévier votre route de 15 degrés nord pour éviter une collision. À vous.
Canadiens : Veuillez plutôt dévier VOTRE route de 15 degrés sud pour éviter une collision. À vous.
Américains : Ici le capitaine d'un navire des forces navales américaines. Je répète : veuillez modifier votre course. À vous.
Canadiens : Non, veuillez, VOUS, dévier votre course, je vous prie. À vous.
Américains : ICI C'EST LE PORTE-AVIONS USS LINCOLN, LE SECOND NAVIRE EN IMPORTANCE DE LA FLOTTE NAVALE DES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE. NOUS SOMMES ACCOMPAGNÉS PAR TROIS DESTROYERS, TROIS CROISEURS ET UN NOMBRE IMPORTANT DE NAVIRES D'ESCORTE. JE VOUS DEMANDE DE DÉVIER VOTRE ROUTE DE 15 DEGRÉS NORD OU DES MESURES CONTRAIGNANTES VONT ÊTRE PRISES POUR ASSURER LA SÉCURITÉ DE NOTRE NAVIRE. À VOUS.
Canadiens : Ici c'est un phare. À vous.
Américains : ...Silence.

jeudi 24 novembre 2005

Miracle

Cette année, le Goncourt semble avoir été attribué à un bon livre ("Trois jours chez ma mère" de François Weyergans, pour ne pas le nommer).
Comme quoi si on attend assez longtemps, tout finit par arriver.

Pourtant, elle n'était pas blonde...

Entendu hier dans la file d'attente du McDo:
"J'ai pas envie de viande en ce moment; je vais prendre un McChicken."

mercredi 23 novembre 2005

"Palais Royal" (3)

Ce matin il faisait gris, il faisait froid et il pleuvait. J'ai immédiatement décrété la journée chômée et filé sur Allôciné pour voir les horaires des dernières sorties. Trois films me tentaient: "In her shoes" (bouquin bof, mais j'aime bien Toni Collette et Cameron Diaz), "Et si c'était vrai" (bouquin archi-naze, mais j'aime beaucoup Reese Witherspoon), ou "Palais Royal" (suis très mauvais public de films comiques: ça ne me fait jamais rire, mais j'aime bien Valérie Lemercier et Lambert Wilson).

Quand j'arrive au ciné et que je réclame un billet pour "In her shoes", on me répond qu'il n'y a pas de séance l'après-midi (merci pour les infos erronées Mr Allôciné). Je prends donc une place pour "Et si c'était vrai". Et après avoir changé d'avis au dernier moment finis dans la salle de "Palais Royal". Girouette? Qui, moi?

Au final j'ai beaucoup souri et quelquefois ri aux éclats. Valérie Lemercier est terrible en "princesse du peuple" qui se venge en douce de son mari infidèle et de sa belle-mère vacharde. Je retiens le coup du fromage blanc et celui des slips - on sait jamais, ça peut servir :) Seule la fin m'a paru un poil bâclée, mais à part ça j'ai passé un très bon moment.

Damned, la suite

Notre 3ème anniversaire de PACS, c'était hier... Aujourd'hui, c'est juste les 51 ans de ma copine Brigitte à qui j'ai totalement négligé d'envoyer une carte. Oups.
(En même temps des cartes pour mon anniv, moi, j'en reçois jamais, alors je vois vraiment pas pourquoi je me casserais la nénette. Pareil pour les voeux de Noël/nouvel an: d'habitude je prépare amoureusement des cartes faites main à partir de début octobre, et personne ne me renvoie ne serait-ce qu'un vilain bout de bristol coloré estampillé Unicef. Cette année ça sera textos pour tout le monde et basta.)

Pour marquer le coup, j'ai ressorti le faire-part que j'avais envoyé à mes proches fin 2002.

"Armalite et l'Homme ont le plaisir de vous annoncer qu'ils se pacseront dans la joie et la bonne humeur, le 22 novembre 2002. [A l'origine j'avais prévu de coller en face une photo de nous deux en train de nous étrangler en faisant d'affreuses grimaces, mais mon texte était trop long et je n'ai pas eu la place.]
Armalite ne se déguisera pas en meringue gonflée à l'hélium. L'Homme n'investira pas dans un costume qu'il ne remettra jamais. Ils ne demanderont pas à un type en robe, ne possédant personnellement aucune expérience de la vie de couple, de déblatérer sur la profondeur de leur amour pendant que vous essaierez de piquer un roupillon discret derrière le chapeau de votre voisine.
Bien que follement épris l'un de l'autre, ils ne sacrifieront pas sur l'autel du romantisme échevelé, mais sur celui du ras-le-bol de se faire racketter par les impôts.
Ils ne vous invitent pas à partager leur joie au cours d'un dîner interminable, un peu parce qu'ils ne veulent pas entamer leur futur héritage en présentant la note à leurs parents, mais surtout par flemme de tout organiser.
En contrepartie, vous n'êtes pas tenus de gaspiller une demi-journée entière à leur chercher un cadeau ruineux et inutile. Vos voeux de bonheur, par contre, seront les bienvenus.
PS: Nous n'avons pas cherché à critiquer par la présente les gens qui ne partagent pas notre opinion sur le sujet (en particulier ceux qui ont eu la gentillesse de nous inviter à leur mariage), mais juste à annoncer la nouvelle avec un peu d'humour.

Curieusement, l'Homme n'a jamais voulu que j'en envoie à sa famille et à ses proches. Z'ont pas d'humour, ces Bordelais.

Damned

Le 18 (ou le 17?), ça a fait six ans que l'Homme et moi on est ensemble. Et aujourd'hui, ça fait trois ans qu'on est pacsés.
D'habitude on va au resto ou on se prépare une bonne petite bouffe à la maison pour fêter ça.
Mais là, j'ai complètement zappé. Me suis souvenue du double évènement qu'hier soir vers minuit. Shame on me.
En même temps, l'Homme arrive déjà pas à se rappeler quel âge il a, alors c'est pas lui qui risque de me le reprocher, hein...

lundi 21 novembre 2005

Le mail surprise du week-end

C'est bien la première fois que quelqu'un de mon entourage fait son coming out par mail. J'ai trouvé ça touchant, le côté "faut absolument que je vous le dise parce que ça fait partie de moi et que j'assume ce que je suis, mais en même temps je sais pas du tout comment amener ça dans la conversation parce que j'ai quand même un peu peur de vos réactions, hein".
Pourtant, il ne me semble pas très dur d'informer les gens sans en faire tout un plat. Mes amis savent pour la plupart que je suis bi; je n'ai pas fait de grande annonce publique mais je n'ai pas non plus honte d'évoquer mes histoires avec d'autres filles ou de faire des commentaires sans ambiguïté sur la plastique d'Angelina Jolie (au hasard, lol). Pour moi c'est un non-sujet. Ca ne me dérange pas d'en discuter si l'occasion se présente; cela dit je ne vais pas non plus raconter ma vie sexuelle en détail à des gens que ça n'intéresse pas forcément.

Néanmoins... Je ne sais pas si l'emploi du terme "bi" est exact me concernant. "Sexuellement non-discrimante mais affectivement incapable d'entrenir une relation amoureuse avec une autre fille" serait plus correct - bien qu'un peu délicat à caser dans une conversation.
D'un point de vue purement physique, je n'ai pas de préférence. Le corps de l'homme et celui de la femme ont chacun leur beauté propre, et en bonne hédoniste j'apprécie les deux. (Ici suppression d'un passage sans doute trop graphique pour les gens qui me connaissent.)
D'un point de vue psychologique, par contre, je ne supporte pas d'être en couple avec une autre nana. Ca m'est trop facile de deviner ce qu'elle pense et comment elle va réagir dans une situation donnée. J'ai besoin que l'autre conserve une part de mystère, qu'il reste un peu inaccessible - sinon, je me lasse trop vite. Même parmi les mecs, je ne peux pas m'entendre avec n'importe qui. Il me faut quelqu'un qui soit mon contraire, sans quoi j'ai envie de l'étrangler au bout de deux mois.

Un gars qui a tout compris à l'amour

Extrait d'une interview de Samuel Benchetrit (ex-compagnon de Marie Trintignant) dans le Marie-Claire de décembre:

"J'aime pour toujours, même si les histoires s'arrêtent au bout d'un moment. Il ne faut pas compter sur la durée. Ce n'est pas navrant de se dire ça, c'est beau. On garde toujours en soi les personnes que l'on a aimées. On est la somme de ce qu'on a été. Quand on rencontre quelqu'un, on rencontre une addition. C'est peut-être un peu cynique, mais je ne comprends pas la jalousie du passé, parce que le passé, c'est ce qui a fait la personne que l'on a en face de soi. Quand je vois François Cluzet, je l'aime beaucoup parce que je vois Marie en lui, je sais quelle part de Marie il est, ce qu'il lui a apporté et ce qu'elle lui a apporté."

My point exactly.

dimanche 20 novembre 2005

"Going postal" (3)

Au bout de vingt-neuf tomes, le Disque-Monde n’a plus aucun secret pour ses lecteurs. Le style efficace de Pratchett, ses héros farfelus, sa satire à peine voilée de notre société, pas davantage. Mais pour aussi prévisibles qu’elles soient désormais, ses histoires n’en demeurent pas moins savoureuses.
Dans « Going postal », par exemple, il reprend très exactement l’idée de base de « The truth », se contenant de substituer la résurrection de la poste à la création d’un journal. Et ça marche quand même - parce que son sens de l’humour est toujours aussi féroce, et surtout parce qu’il a su créer un univers extraordinairement cohérent où l’on prend plaisir à voir réapparaître de loin en loin des personnages récurrents.
Je n’ai qu’un regret : les sorcières de Lancre me manquent beaucoup depuis leur dernière apparition dans « Maskerade ».

“I wonder if it’s like this for mountain climbers, he thought. You climb bigger and bigger mountains and you know that one day one of them is going to be just that bit too steep. But you go on doing it, because it’s so-o good when you breathe the air up there. And you know you’ll die falling.”

Almost famous

Mon éditrice ne plaisantait pas quand elle m’a dit que de gros moyens marketing avaient été mobilisés pour lancer « ma » nouvelle série. Jeudi, j’ai eu la surprise de recevoir un T-shirt noir à manches longues avec le titre et la silhouette du héros en doré sur le devant. Même pas moche. Juste un truc : je ne comprends pas comment une personne qui m’a rencontrée en live peut avoir eu l’idée de m’envoyer du XL. Grosso modo, ça m’arrive aux genoux et je peux balayer le carrelage avec les manches. Tant pis, ça finira sur le dos de l’Homme.

a-Ha en concert au Grand Rex (tournée "Analogue")

J’ai un peu hésité à y aller, à ce concert. Si les derniers albums studio sont tous excellents et d’une étonnante diversité musicale, les prestations scéniques du groupe, depuis leur come back en 2001, ne faisaient pas vraiment envie. On ne sentait aucune complicité entre les trois garçons ; on avait plutôt l’impression qu’en professionnels blasés, ils étaient là uniquement pour faire leur boulot, toucher leur chèque et se casser. Morten ne bougeait pas et ne souriait jamais : toujours le regard perdu dans le vide, une main plaquée sur son oreillette, la voix plus vraiment comme avant et une fâcheuse tendance à se planter dans les paroles. Et puis les airs intello qu’il se donnait dans les interviews, son attitude arrogante de beau gosse trop gâté par la nature… Argh.

Mais bon, je me suis dit que ça serait sympa de se plonger vingt ans en arrière et de ré-entendre en live des titres qui m’ont marquée. Et puis tous les prétextes me sont bons pour faire un saut sur Paris :)

Lundi après-midi, donc, j’arrive direct de la gare de Lyon et passe poser mes affaires à l’hôtel, puis me rend au « Merci Charlie », en face du Grand Rex, où les modérateurs du site «The sun always shines on a-ha » avaient organisé une rencontre de fans. Je ne suis pas là depuis cinq minutes que par la baie vitrée du premier étage, nous voyons arriver un Espace gris métallisé qui se gare devant la salle. Et Morten qui en sort, un gros sac de sport jaune sur l’épaule. Piaillements excités de la plupart des filles présentes tandis qu’il fait deux-trois aller-retour sur le trottoir, visiblement incapable de localiser l’entrée des artistes. « Décidément, il plane toujours autant », me dis-je en levant intérieurement les yeux au ciel.

Le meeting est plutôt sympa ; moi qui ne suis pas très sociable d’ordinaire, je me surprends à parler très aimablement avec des gens que je ne connaissais pas la veille. Décidément, mes nouveaux amis ont une influence déplorable sur moi :)

Puis vient l’heure du concert. Je suis au 9ème ou au 10ème rang de l’orchestre, d’où je vois très bien la scène et d’où j’aurais pu prendre de magnifiques photos avec le nouvel appareil numérique que l’Homme m’a offert il y a 2 semaines… si je n’avais pas craint de me le faire confisquer à l’entrée de la salle. Conclusion : je l’ai laissé à l’hôtel, et c’est à peine si un vigile a jeté un vague coup d’œil dans mon fourre-tout. Je râle si fort que ça me gâche presque la première moitié du spectacle. Je vois les garçons, je les entends, je chante les morceaux que je connais par cœur… Mais je n’arrive pas vraiment à me concentrer sur le présent. J’ai conscience de laisser filer des instants précieux – rien à faire, je suis absente à moi-même, comme très souvent ces derniers temps. J’ai trop pris l’habitude de vivre dans ma tête, j’imagine.

Pendant « Manhattan Skyline », j’ai enfin le déclic. Je rentre complètement dedans, et bien sûr, la suite passe beaucoup trop vite. D’autant que le concert est d’une qualité exceptionnelle. Les garçons semblent plus proches que jamais depuis qu’ils ont reformé le groupe. Magne passe son temps à faire des blagues à Morten et se donne la peine de parler (parfois même en français) entre les chansons. Des trois, c’est lui qui est le plus à l’aise physiquement. Paul a le sourire rare, comme d’habitude, mais on sent qu’il est à fond dans sa musique, et il a fait d’énormes progrès en guitare depuis les débuts du groupe. Quant à Morten… OK, vestimentairement il ne s’est pas foulé. OK, il bouge toujours comme un môme de seize ans encombré par son corps (on dirait qu’il a su danser une seule fois dans sa vie, pendant le tournage du clip de « Move to Memphis »). OK, il fait un faux départ sur « Living a boy’s adventure tale » et se plante dans les paroles de plusieurs morceaux (dont « Take on me », qu’il a dû interpréter genre un million de fois ces 20 dernières années… Les gens qui étaient en mezzanine ou balcon ont dit que les textes étaient scotchés par terre autour de lui, la honte !). OK, la musique trop forte couvre parfois sa voix. Mais sa voix, justement – sa voix ! Je retire tout ce que j’ai dit. Elle est encore mieux qu’au premier jour. Puissante, vibrante, elle part dans d’immenses envolées qui filent des frissons partout. Et le monsieur a l’air sincèrement content d’être là. Il sourit beaucoup, joue avec le public et semble prendre un vrai plaisir à faire son boulot.

Pour le reste, je suis enchantée par la setlist qui fait la part belle à mes morceaux préférés comme « Scoundrel days » ou « The weight of the wind », mais aussi aux petits nouveaux que je viens de découvrir et adore déjà : « Celice », « Cozy prisons » et « Analogue ». Les « vieux » titres ont été réorchestrés ; ils ont un son plus moderne et beaucoup plus rock dont je suis totalement fan !

« Dark is the night » arrive beaucoup trop tôt. Je file à l’hôtel récupérer mon fameux appareil photo et reviens sur le trottoir du Grand Rex où une foule compacte - plusieurs centaines de personnes, malgré le froid - se presse déjà autour des bus. Je sais bien qu’avec mon mètre cinquante je n’ai aucune chance de réussir à voir ne serait-ce que le sommet du crâne d’un des trois garçons ; simplement, il est encore tôt et je n’ai aucune envie de rentrer toute seule dans une chambre inconnue. Je préfère profiter encore un peu de l’effervescence générale, essayer de papoter avec les gens du forum.

Puis un type de la sécurité passe devant moi avec une barrière. Je comprends qu’il va ménager un couloir devant l’entrée des artistes pour que les garçons puissent rejoindre leur bus sans se faire agresser. Je lui colle aux basques et me retrouve au premier rang, coincée entre une géante blonde (allemande ou hollandaise) et une jeune fille en fauteuil roulant grâce à laquelle je bénéficie d’une superbe vue sur cinquante centimètres de large. Le malheur des uns, etc. Un temps apparemment interminable s’écoule (en réalité, sans doute pas plus d’une demi-heure). Magne sort le premier. Il commence à signer des autographes de mon côté. Je lui tends mon billet et, dès qu’il me l’a rendu, le cadre à moins d’une longueur de bras dans le super écran de mon super appareil photo. Qui m’affiche « Batterie faible » avant de s’éteindre sans autre forme de procès. Je me giflerais.

Paul passe un quart d’heure après et fonce presque tout droit vers le bus, sans un sourire ni un mot. L’attente continue. Les fans – en majeure partie des filles de mon âge, plus quelques maris à la mine résignée – ne sont pas hystériques, mais ça pousse quand même pas mal et ça devient vite inconfortable. Enfin, Morten fait son apparition. Et me scotche pour la deuxième fois de la soirée. Au lieu de passer à toute allure, il s’arrête pour signer tout ce qu’on lui tend, distribue des sourires un peu las mais très gentils et échange même quelques mots avec les personnes qui lui parlent en anglais. Je me dépêche de sortir mon portable de mon sac et de le flasher trois-quatre fois avec. Il arrive à mon niveau et signe mon billet. Avec un sourire de débile, je lui lance : « Thank you. You did a very good job. » Il me sourit, me regarde dans les yeux, me dit « Thank you very much ». Et l’espace d’une fraction de seconde, j’ai de nouveau quinze ans. Comme quoi l’élixir de jouvence existe : il est planqué en Norvège dans le corps pas-du-tout-dégueu-pour-son-âge d’un chanteur à la voix d’ange.

vendredi 11 novembre 2005

Travailler les jours fériés

...C'est l'une de mes grandes satisfactions dans la vie. Sans déconner. Bien sûr, à tout prendre, je préfère les passer avec mes amis. Mais quand ça n'est pas possible, faire quelque chose de productif vaut mieux que désespérer devant les magasins fermés ou se farcir un des téléfilms débiles dont nous gratifient systématiquement les chaînes hertziennes. Comme ça, le soir venu, je peux en toute bonne conscience m'écrouler sur mon canapé, éteindre la lumière et me passer en boucle... au hasard, "Analogue" de a-Ha, en peaufinant les détails de mon dernier fantasme en date.

jeudi 10 novembre 2005

"Analogue"

Reçu ce matin le dernier album de a-Ha sorti lundi. 4 jours pour apprendre les chansons par coeur avant le concert du Grand Rex le 14, ça va être chaud. Donc, je me fais une première écoute avec les tartines et le thé vert du petit déj.
Impressions à chaud: mes titres préférés sont "Celice" ("It's in the way you hurt me, I know that I'm alive"), "Cozy prisons", "Analogue", "Keeper of the flame", "Make it soon" et "Summers of our youth". Un peu déçue globalement par les paroles qui manquent de mordant à mon goût. Les musiques par contre sont très chiadées, avec des arrangements somptueux et plein de guitares saturées comme j'aime. Les morceaux de Paul ont, de plus en plus, un son beatle-esque. Ceux de Magne (6 sur 13 au total, une grande première), m'ont surprise par leur côté très abouti. Quant à Morten, bah... Heureusement qu'il a une voix divine et un physique pas dégueu, parce que comme auteur-compositeur, il casse vraiment pas des briques.
PS: Par contre j'ai halluciné en découvrant le packaging... C'est pile poil la pochette du dernier album des filles: digipack cartonné avec CD + DVD et design "romantique moderne" à base de fleurs et de feuilles silhouettées. Seule différence, les couleurs: rouge et gris au lieu de rose et violet.

The end?

Hier soir avec l'Homme, on a pour la première fois parlé sérieusement de séparation. Enfin j'ai parlé, et en type formidablement zen qu'il est, il m'a répondu que lui était toujours amoureux de moi mais que si je voulais partir il ne chercherait pas à m'en empêcher. Attitude très adulte (si pas forcément flatteuse) qui me met un peu au pied du mur: ma plus grande crainte était de devoir être le témoin de son chagrin. Je me doutais bien que contrairement au Breton, il n'allait pas s'enfermer das la salle de bains et menacer de s'ouvrir les veines. Mais je ne me sentais pas non plus le coeur de briser le sien. Or apparemment il en a assez vu de son côté pour savoir que si je le quitte, il sera triste mais il s'en remettra. Du coup rien ne m'empêche vraiment de m'en aller, sinon peut-être l'apathie ou la peur de faire une connerie.
Reste que matériellement, ça soulève pas mal de questions. Je n'ai qu'une hâte: me barrer de mon village paumé. Mais pour aller où? Je ne supporterai sans doute pas longtemps le climat de Londres. New York ou San Francisco me tenteraient bien, mais les américains m'ont déjà refusé le statut de résident en 1997 et je ne vois pas pourquoi ils auraient changé d'avis entre-temps. Tokyo, j'adorerais - encore faudrait-il dégoter un permis de séjour, ce qui signifie un boulot sur place, et mon japonais est plutôt limité.
L'Homme m'a demandé si j'avais quelqu'un d'autre. D'une certaine façon, ça serait plus simple si tel était le cas: au moins j'aurais une motivation claire. Je culpabiliserais mais je me dirais "Bah, personne ne peut rien contre l'amour". Alors que là, je n'ai aucune raison objective de me barrer. Je ne m'épanouis pas dans la vie de couple. La routine m'étouffe. Et l'Homme et moi avons trop peu de choses en commun. Je vois d'ici l'incompréhension s'inscrire sur le visage de mes proches quand je tenterai de leur expliquer ça.

lundi 7 novembre 2005

Haikus for nerds

The following are haiku based on Wintel error-messages.
(Haiku: a Japanese verse form, rendered in English as three unrhymed
lines of 5, 7 and 5 syllables respectively, often on some subject in
nature)
~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~
Seeing my great fault
Through darkening blue windows
I begin again
- - - - - - - - - - - -
The code was willing,
It considered your request,
But the chips were weak.
- - - - - - - - - - - -
A file that big?
It might be very useful.
But now it is gone.
- - - - - - - - - - - -
Errors have occurred.
We won't tell you where or why.
Lazy programmers.
- - - - - - - - - - - -
Three things are certain:
Death, taxes, and lost data.
Guess which has occurred.
- - - - - - - - - - - -
Everything is gone;
Your life's work has been destroyed.
Squeeze trigger (yes/no)?
- - - - - - - - - - - -
Windows NT crashed.
I am the Blue Screen of Death.
No one hears your screams.
- - - - - - - - - - - -
This site has been moved.
We'd tell you where, but then we'd
have to delete you.
- - - - - - - - - - - -
First snow, then silence.
This thousand dollar screen dies
so beautifully.
- - - - - - - - - - - -
With searching comes loss
and the presence of absence:
"My Novel" not found.
- - - - - - - - - - - -
Yesterday it worked
Today it is not working
Windows is like that
- - - - - - - - - - - -
You step in the stream,
but the water has moved on.
This page is not here.

Je n'ai jamais, je serai toujours

Je n'ai jamais rien volé de ma vie.
[Sauf des pâtes crues échappées du paquet que vers sept-huit ans je ramassais discrètement au supermarché du coin pour en faire une collec, fascinée que j'étais par toutes leurs formes différentes et l'idée de pouvoir les classer en secret. Un jour ma grand-mère s'en est aperçue et elle m'a foutu une sainte trouille en menaçant d'abord de me dénoncer à mes parents, puis à la police. Je me rappelle encore très précisément de la scène, alors que je n'ai quasi aucun souvenir de ma vie avant l'âge de onze ans. Finalement, la justice immanente s'est exercée sous la forme inattendue de ma soeur, trois ou quatre ans à l'époque, qui a trouvé et bouffé toute la collec (crue!) pendant que j'avais le dos tourné. Et on se demande pourquoi j'ai eu des rapports conflictuels avec elle jusqu'à l'âge adulte, pfff.
A part ça, je dois être la seule personne au monde qui exerce une profession libérale et qui n'a jamais fraudé un seul centime au fisc. Je ne goûte même pas les cerises ni le raisin aux étalages de Carrefour, c'est dire.]

Je n'ai jamais physiquement fait de mal à un être humain ou un animal.
[Bon OK un jour j'ai écrasé un minuscule chaton noir que sa mère avait eu le malheur de déposer sur un tapis de la même couleur. Mais j'ai vraiment, vraiment pas fait exprès et j'en ai encore des remords vingt ans après.
Ah sinon y'a aussi la fille qui n'a pas été assez rapide à réagir alors qu'elle travaillait avec moi pendant un stage d'aïkido. Elle a fini à l'hosto avec le nez cassé. Quand on fait des arts martiaux, ce genre de truc arrive parfois.]

En gros, je n'ai jamais rien fait de pire, aux yeux de la loi, que consommer des substances illicites.
[Et bon, quoi qu'en dise le code pénal, j'estime avoir le droit de me bousiller la santé si ça me chante. Pour le reste, je respecte le code de la route et les interdictions de fumer, je ne pratique pas le tapage nocturne, je ne jette même pas mes emballages vides sur la voie publique.
Si je ne termine pas cette liste très bientôt, je vais finir par me trouver épouvantablement rasoir.]

Aux yeux de la morale, je suppose que je suis coupable de beaucoup de choses.

Par exemple, m'être envoyée en l'air comme si le sexe allait passer de mode et qu'on n'en trouverait bientôt plus dans les magasins.
[Mais toujours par pure envie - le truc qui prend au bas-ventre, là, et qui ne vous lâche plus jusqu'à ce que vous l'ayiez assouvi. Jamais par intérêt ou pour une quelconque autre raison. Encore moins pour de l'argent.]

Ou bien, avoir plaqué d'une manière assez déplorable des gens très amoureux de moi.
[A ma décharge, j'ai fait du mieux que je pouvais sur le coup. Mais allez expliquer à un gars de 19-20 ans que même si vous l'adorez, vous vous trouvez bien trop jeune pour vous caser. Allez expliquer à un Breton avec qui vous vous entre-déchirez depuis quatre ans que vraiment, il vaut mieux arrêter les frais. Allez expliquer à un Etre Exquis que vous êtes tombée raide dingue d'un type qui vient à peine de se marier et que vous avez décidé de vous rendre disponible pour lui malgré la très faible probabilité qu'il soit un jour disponible pour vous.
Ah oui, et avant ça, il m'est arrivé de les tromper. Histoire de pas les quitter pour quelqu'un avec qui j'avais absolument aucune affinité sexuelle - faut pas gâcher.]

Ou encore, avoir proféré quelques mensonges aussi idiots qu'extravagants dans ma jeunesse.
[La honte d'avoir été percée à jour m'a empêchée de recommencer.
Le plus ironique, c'est qu'il m'est ensuite arrivé des trucs pires que tout ce que j'avais pu inventer pour attirer l'attention sur moi. Et de ceux-là, je n'ai rien dit. Je me suis toujours demandé si obscurément, je n'avais pas le sentiment de les avoir provoqués - d'avoir attiré sur moi les foudres d'un Dieu en lequel je ne crois pas, ou de "l'avoir cherché", comme on dit.]

En revanche, je n'ai jamais trahi une amitié.
[Certes, le nombre des amitiés que j'ai pu lier ne représente sans doute pace que qu'on appelle un échantillon statistiquement représentatif. Mais quand même.]
Je n'ai jamais révélé un secret qui ne m'appartenait pas.
[J'ai déjà assez de mal à parler des miens.]
Je ne suis jamais revenue sur un engagement pris de moi-même.
[Et Dieu sait que professionnellement tout au moins, c'est pas l'envie qui m'en manque parfois.]

Ma raison sait que je ne vaux ni plus ni moins que les gens qui m'entourent: comme eux, j'ai des qualités et des défauts - et la plupart du temps, je fais de mon mieux pour être une personne décente, même si je rouspète un maximum au passage.

Mais dans le fond de mon coeur je serai toujours cette fille brisée qui s'est relevée après. Persuadée que ce qui lui arrive est de sa faute et qu'elle ne mérite plus, n'a jamais mérité peut-être, qu'on la traite en être humain.

Flash info

Oui-Oui sera des nôtres pour le jour de l'An. Nous voici donc sept, une troupe de nains au grand complet (dont deux de plus d'1m80, mais c'est un détail).
Qui se dévoue pour venir jouer les Blanche-Neige?

dimanche 6 novembre 2005

Michaël

Michaël a 55 ans. Il vit à Melbourne avec sa chienne, une adorable King Charles Spaniel répondant au nom de Céleste. Après deux divorces, il a renoué avec son ex-premier amour qui vit maintenant à Londres. Autant dire que l'essentiel de son budget passe en billets d'avion et factures de téléphone. D'ailleurs, il aimerait bien venir s'installer en Europe pour se rapprocher de sa "girlfriend". Il parle déjà un français passable, vestige de ses années de lycée. Et il pourrait exercer n'importe où son métier d'homme à tout faire.
Dans les années 70, Michaël a lu Castaneda et tâté du LSD: il cherchait des réponses à ses questions, la preuve de l'existence d'autres réalités et une porte pour y accéder. Il dit qu'il a trouvé tout ça - mais que c'était une voie trop dangereuse. Alors, il en a essayé d'autres. Il s'est mis à l'aïkido, au taichi, au bouddhisme et au zen.
Michaël a beaucoup réfléchi sur la condition humaine, la spiritualité, l'éthique, la religion et autres sujets qui barbent royalement mon entourage habituel. Une fois lancé, il est absolument intarissable. Autant dire qu'on a bavardé très tard dans la nuit hier et avant-hier, tandis qu'à côté de nous l'Homme faisait de son mieux pour étouffer d'immenses bâillements.
J'envie Michaël. J'ai fait les mêmes expériences, exploré les mêmes chemins que lui, mais je n'en ai rien retiré. Tout ce que j'ai pu ressentir sous l'emprise de l'acide, je l'attribue à une réaction chimique de mon corps. Toutes les connections (fugitives) qu'il m'a semblé établir avec l'univers, je les mets sur le compte d'une trop grande imagination.
J'aimerais croire qu'il y a quelque chose au-dessus de nous - vraiment. Je trouverais ça réconfortant de penser que le monde n'est pas que chaos, qu'il y a une raison à tout ce qui arrive et qu'elle dépasse juste notre entendement. Mais quand on est naturellement incrédule, comment se forcer à avoir la foi?

samedi 5 novembre 2005

Redressage de bretelles

Hier soir je me suis fait traiter de têtard. C'est la plus jolie insulte qu'on m'ait jamais balancée.

vendredi 4 novembre 2005

Appelez-moi Caliméro

Quand je suis sortie du boulot, il était 16h. Il faisait déjà presque nuit et il pleuvait - pas assez pour que je remonte chercher un parapluie, juste de quoi achever de me hérisser le poil.
Ce soir l'Homme va me ramener un pote australien qui doit dormir à la maison pendant deux jours. Il va falloir que je lui fasse la conversation. En anglais. Comme si j'avais pas déjà eu ma dose dans la journée. Et comme si j'adorais devoir parler à un inconnu de bon matin quand je me lève la gueule enfarinée.
En plus j'ai fini les Kinder Bueno avant-hier.
En plus y'a rien à la télé et j'ai déjà regardé tous mes DVD.
En plus je suis seule demain. Et sans la voiture.
En plus le week-end c'est le désert sur AIM.
En plus c'est ENCORE l'anniversaire de Legolas et ça me rajeunit fichtrement pas.
Je devrais peut-être écouter l'Homme et recommencer à prendre des vitamines.

jeudi 3 novembre 2005

Stade 4

Piqué cet après-midi une énorme crise de nerfs avec sanglotage éperdu et tremblement de la tête aux pieds pendant une bonne demi-heure. Ce coup-ci je crois que j'ai atteint le point de rupture. Ou je me débrouille pour changer de créneau, ou je me trouve un autre métier. Parce que là, mon allergie à l'heroïc fantasy est entrée dans sa phase finale.

mercredi 2 novembre 2005

"Les noces funèbres" (3)

Bien embêtée pour mettre une note. Encore une grosse déception, sans doute parce que "L'étrange Noël de Monsieur Jack" est l'un de mes films culte et que je tiens Tim Burton pour un génie absolu. Je ne saurais pas dire pourquoi je me suis ennuyée pendant une heure et demie. Peut-être parce que le livret de Danny Elfman n'était - pour une fois - pas sensationnel (ou pas très bien adapté en français). Parce que le héros m'a paru très pâlichon et le méchant assez ridicule comparé à l'inénarrable Boogie-Woogie. Parce qu'à aucun moment je ne me suis laissée prendre par l'atmosphère gothique, ou parce que les tentatives d'humour noir étaient trop rares à mon goût. Je reconnais que l'animation était irréprochable, mais franchement j'attendais quelque chose de beaucoup plus "edgy".*

*Neurones qui pédalent dans la semoule après grosse, grosse journée de travail = difficulté à trouver mes mots ce soir.

mardi 1 novembre 2005

Charade

Ma première est une louve au coeur d'or. Sa férocité vis-à-vis des inconnus n'a d'égale que sa loyauté envers la meute qui s'est créée autour d'elle. Elle lèche ses blessures en secret et ne présente au monde qu'une façade souverainement sauvage; mais pour ceux qu'elle aime, elle traverserait les flammes ou déplacerait des montagnes.
Ma deuxième est l'eau qui dort. On croit voir au travers et on se berce d'illusions. Avec elle les apparences sont toujours trompeuses; sa surface est un miroir déformant qui ne renvoie que les préjugés de celui qui l'observe, et ses profondeurs recèlent des trésors dont elle est la première à ignorer l'existence.
Mon troisième est une lame forgée d'un fragment de soleil, force et rayonnement à double tranchant. Quand il sourit, le monde s'illumine et une douce chaleur vous envahit. Quand il se braque, il brûle tout sur son passage sans réfléchir. C'est avec la même détermination aveugle qu'il protège ou détruit.
Mon tout est l'oasis qui, au mépris de toutes les lois naturelles, grignote peu à peu le désert de mes mauvais choix et de mes désillusions pour ramener de la vie dans ma vie.

Listening to "Script for a jester's tears"

C'est quand même la deuxième fois que je me tape la route aéroport-chez moi avec la vue brouillée alors qu'on est en plein jour et que j'ai mes lunettes sur le nez. Tant qu'il y a du monde autour, ça va, l'agitation et l'orgueil maintiennent les émotions à distance. Mais une fois seule, où serait l'intérêt de tricher? Histoire de sauvegarder un semblant d'amour-propre, dans la voiture, je mets une chanson bien poignante pour justifier le truc mouillé qui coule sur mes joues. J'ai pas le coeur qui déborde par les yeux, je suis juste une créature à la sensibilité artistique hautement exacerbée.

Etre ensemble

Etre ensemble
Ça n´veut pas toujours dire
Qu´on se ressemble
C´est souvent seulement rire
Dormir ensemble
C´est pas forcément vivre
Comme dans les livres ensemble

(...)

Comme on pense, comme on danse
Pour nous pas d´importance
[Leur] enfance, mon enfance
N´ont aucune ressemblance
Comme on penche, comme on flanche
Autant de différences
On n´est pas pas du tout les mêmes
Et je [les] aime

(...)

Comme on pense, comme on danse
Chacun ses apparences
Nos cadences, nos tendances
N´ont aucune ressemblance
Pas d´méfiance, un peu de chance
C´est comme ça qu´on s´balance
On n´a même pas les mêmes problèmes
Et je [les] aime

- Merci Elsa pour la chanson légèrement remaniée!

samedi 29 octobre 2005

"Serenity" (3)

J'y suis allée parce que c'était un film de Joss Whedon et parce que quand j'ai donné le choix entre ça et "Les noces funèbres" à l'Homme, il situait déjà à peu près le second film - et soupçonnait qu'il n'y aurait ni poursuites en voiture, ni mitraillades et encore moins de fin du monde évitée in extremis.
Donc "Serenity", film dérivé "Firefly", une série de science-fiction soi-disant excellente mais rapidement et brutalement arrêtée pour d'obscures raisons (budget? audience?). Je n'en avais jamais vu un seul épisode et je m'attendais à une sorte de "Buffy dans l'espace". J'ai été agréablement surprise. D'accord, il y a bien une machine à tuer de sexe féminin, mais c'est une psychopathe qui met perpétuellement en danger ses compagnons. Elle est interpretée par une jeune actrice d'une grâce hallucinante, dont les scènes de combat ressemblent à de sanglantes chorégraphies. Les autres personnages ne sont pas trop caricaturaux (j'ai adoré la gentille méca qui réclame avec vigueur le droit de se mettre entre les jambes autre chose que l'engin à piles dont elle se contente depuis un an); et le secret qu'ils découvrent à la fin n'est pas, pour une fois, cousu de fil blanc. Pour le reste, c'est de la SF plutôt classique, bourrée d'allusions aux monuments du genre qui raviront les afficionados, et pas mal gore par moments.

jeudi 27 octobre 2005

Cultural gap

Reçu hier une carte de Noël des amis américains de l'Homme...
Mes amis français, j'ai de la chance s'ils m'envoient un texto le 27 décembre.

(Et merci de ne pas insinuer que la qualité de mes amis est inférieure à la qualité des amis de l'Homme.)

mardi 25 octobre 2005

Naïve je suis

Après un an et demi de lutte acharnée avec deux centres des impôts pour un simple changement d'adresse, je me croyais à l'abri de toutes les tracasseries "trésorpubliquiennes" pour un bon moment.
Que nenni.
Hier je reçois un papier m'invitant à régler mille euros (rien que ça!) de taxe professionnelle avant le 31 octobre... Alors que mon statut m'exempte de la payer et que j'avais déjà fait toutes les démarches nécessaires pour que cela soit pris en compte par mon ancien centre des impôts. Mais je suppose qu'à l'heure de l'informatique, c'est beaucoup trop demander que les différents centres se transmettent les dossiers entre eux, hein... Et puis c'est tellement plus drôle d'emmerder le contribuable.

dimanche 23 octobre 2005

La pensée du jour

"Qui domine les autres est fort.
Qui se domine est puissant."
- Lao Tseu

samedi 22 octobre 2005

"Alias" saison 4

Très déçue par les trois premiers épisodes que M6 a diffusés jeudi dernier... Combien de fois les scénaristes vont-ils nous faire le coup du "on prend les mêmes et on recommence"? Sans compter le coup de "Papa Bristow est un gentil... non, un méchant... non, un gentil... mais en vrai il est méchant... sauf qu'en réalité il n'a fait ça que pour protéger Sydney..." - ça devient super lassant à la longue. Quant à la révélation de ce que contenait le fameux dossier trouvé dans un coffre suisse, c'est vraiment du foutage de gueule! Les images du cliffhanger de la saison 3 montraient bien que les documents concernaient Sydney et pas sa mère. Je déteste ça quand les créateurs d'une série naviguent à vue, et que ça se voit.

mardi 18 octobre 2005

Drogue dure

Amis lecteurs, prenez garde aux Kinder Bueno! Sous leur emballage innocemment coloré se cache une drogue dure qui peut vous rendre accro dès la première prise et vous pousser à courir* au Casino le plus proche cinq minutes avant la fermeture pour fouiller fébrilement, de vos mains tremblant sous l'effet du manque, le rayon confiserie en quête d'un pack familial. Pour moi, il est trop tard, je suis déjà tombée dans la dépendance - mais vous, sauvez votre peau pendant qu'il en est encore temps!

*Vous qui ne courez jamais, sauf quand vous êtes poursuivie par une meute de loups affamés - chose plutôt rare en milieu urbain au XXIème siècle.

lundi 17 octobre 2005

Insomnie

Hier soir, coucher vers une heure du matin. Parce que marre de jamais aller au lit en même temps que l'Homme et de perdre le délicieux moment d'intimité ou je me niche sous son bras et lui colle mes pieds glacés sur les mollets.
Dix minutes plus tard, l'Homme ronfle doucement. Casse-Couilla nous rejoint et ne tarde pas à l'imiter de bon coeur. Moi, les yeux grands ouverts dans le noir, j'attends le sommeil en cogitant.
La première heure, je passe en revue le contenu de ma garde-robe et compose une foultitude de tenues stylées dans ma tête. Jusque là tout va bien.
La deuxième heure, je réfléchis à ce que je vais servir à mes invités pendant le week-end de la Toussaint; je dresse des menus faciles à préparer et qui plairont à tout le monde, puis j'enchaîne sur la liste des courses. Ca va encore.
La troisième heure, je répertorie mentalement tous les trucs dont je ne me sers plus et dont je vais me débarrasser par e-Bay. Mon inventaire est si poussé qu'il exhume des profondeurs de ma mémoire des objets dont j'avais totalement oublié l'existence (patins à glace, gants de boxe, bottes de moto...). Ca me fait patienter encore un peu.
La quatrième heure, je suis saisie d'une furieuse envie d'éventrer le chat avec les dents et d'utiliser ses boyaux pour étrangler l'Homme. Je prends mon oreiller et vais me réfugier sur le canapé du salon. Où je finis par m'endormir à cinq heures du matin.
A huit heures, l'Homme se lève, commence à ouvrir bruyamment les portes de placard et passe dans la salle de bains où il allume le sèche-cheveux pour le demi centimètre de tifs qui lui recouvre le crâne.
Si je n'avais pas été aussi fracassée, j'aurais probablement commis un pacsicide.

dimanche 16 octobre 2005

"Les frères Grimm" (1)

Boring, boring, boring. Terry Gilliam, un budget conséquent, une idée de base intéressante... J'attendais infiniment mieux de ce film. Mais le cinéma, c'est un peu comme la cuisine: parfois, tous les ingrédients sont réunis et la sauce ne prend quand même pas.

samedi 15 octobre 2005

Moi aussi j'ai un pouvoir magique

Chaque fois que je remue le nez (ou en l'occurrence la plume) pour essayer d'arranger les choses, je ne réussis qu'à les empirer.
Tu parles d'une arnaque...
OK, à partir de maintenant, j'hiberne. Absente et muette, au moins, je ne risque plus de commettre la moindre bourde.

Mon royaume pour un Zopiclone

Bossé comme une damnée cette semaine - des journées de huit heures ou pas loin, ce qui ne m'étais pas arrivé depuis... Pfiou, longtemps.
Mais aujourd'hui je suis sortie du bureau un peu plus tôt parce que j'étais à court de somnifères depuis une semaine et que je voulais absolument passer chez le docteur avant la fermeture du cabinet, histoire pas me retrouver en rade ce week-end.
J'ai juste oublié d'enchaîner sur l'étape suivante.
Me voilà donc en possession d'une magnifique ordonnance, à défaut de la boîte de cachets que je ne suis pas allée chercher à la pharmacie.
En même temps, elle est de la bonne couleur (blanche). Si je la découpe en confetti et que je dessine un trait au milieu, ça peut p'têt marcher.

mercredi 12 octobre 2005

A propos de la frustration...

Pendant longtemps, j’ai cru connaître le secret de l’équation des sentiments. Amour = amitié + désir. C’était simple et net, tout comme j’aime. Et puis quelques hommes (et femmes…) se sont chargés, parfois à leur insu, de me détromper. Ceux sans lesquels je ne pouvais pas vivre, mais dont je n’aurais jamais voulu comme copains tellement on avait peu de choses en commun… ou tellement je les méprisais sur un plan humain : amour et désir sans amitié. Ceux que j’adorais alors qu’ils me laissaient physiquement de marbre : amour et amitié sans désir. Et là, je suis en train d’expérimenter la dernière combinaison possible : amitié et désir sans amour. Ma théorie est définitivement fichue. Merci Eleven.

Bien sûr, je suis frustrée de penser que jamais je ne connaîtrai le goût de sa peau, ne verrai le désir assombrir son regard ni ne sentirai le poids de son corps sur le mien. Le plus simple aurait été de cesser tout contact pour ne pas me torturer. Mais non, j’ai accepté qu’il ne se passerait rien entre nous. Et je ne reviendrai pas à la charge – jamais, en aucune circonstance – car je ne veux ni gêner ni faire fuir Eleven. J’espère juste qu’un jour, on pourra rigoler ensemble de cette attirance à sens unique : je préfère mille fois tourner mes pulsions en dérision plutôt que de les ignorer.

En attendant, pour justifier l’exquise torture que sa proximité physique m’inflige à chaque fois, je savoure l’improbable amitié qu’Eleven m’inspire par ailleurs – et qui, avec un peu de chance, n’est pas, elle, totalement à sens unique. Je m’émerveille de l’affection, du respect et de la tendresse que quelqu’un d’aussi différent peut bien susciter en moi. J’aime sa vision des choses qui me pousse à regarder le monde sous un autre angle : un peu plus insouciant, un peu moins cynique. Nos discussions m’incitent souvent à me remettre en cause, à tenter de réapprivoiser le « côté lumineux de la Force ». A son contact, la vie me paraît presque simple. Pas forcément plus jolie, mais moins antagoniste. Je finis par me dire que, peut-être, c’est inutile de m’entêter à jouer les écorchées vives en crise contre tout, et ridicule de sombrer dans l’excès inverse - celui des apparences et de l’étourdissement par le consumérisme. Sans le vouloir et probablement sans le réaliser, Eleven m’apaise et me rend meilleure.

Et rien que ça, ça vaut largement la peine de supporter un peu de frustration.

dimanche 9 octobre 2005

"Entre ses mains" (2)

Ce film avait a priori tout pour me plaire, notamment ses deux acteurs principaux Isabelle Carré et Benoît Poolvoerde. Et puis non. La réalisation est molle, le personnage de Claire fallot, et j'aurais aimé comprendre comment et pourquoi Laurent est devenu un tueur en série. Ca faisait très longtemps que je n'avais pas traîné l'Homme au cinéma pour voir un de MES films, et "Entre ses mains" n'a pas dérogé à la règle: je me suis sentie tenue de m'excuser à la sortie.

samedi 8 octobre 2005

Elles m'énervent, mais elles m'énervent!


Les chansons qui me donnent envie de tirer des coups de pied dans l'autoradio:
- Honesty
- Everything I do (I do it for you)
- Killing me softly

Les pubs qui me donnent envie de sortir de la salle de ciné avant même le début du film, ou au moins de pousser le long hurlement déchirant du loup-garou un soir de pleine lune:
- Tercera d'Afflelou et sa pétasse de Muriel: "Ben où elles sont les deux autres?"
- Une banque dont je ne retiens jamais le nom (la Société Générale peut-être?), c'est dire l'efficacité du marketing: "Alors moi ni Eiffel Tower, ni flyboat, ni même les fleurs"

jeudi 6 octobre 2005

Alter ego cathodique

Jusqu'ici, j'avais toujours cru que je n'arriverais jamais à m'identifier totalement à un personnage de série télé.
Pendant ma période "Friends", j'étais un hybride de Monica (pour le côté folle du classement), de Rachel (pour l'addiction au shopping) et de Phoebe (pour l'anticonformisme).
Puis il y a eu "Sex and the city", où j'hésitais à me qualifier de Carrie (la fille qui collectionne les chaussures, et dont le boulot est de passer la journée chez elle à écrire), de Miranda (la cynique) ou de Samantha (celle qui a une libido débordante et fait très bien la différence entre sexe et sentiments). Par contre même en cherchant bien, je ne me trouvais pas le plus petit point commun avec Charlotte (bizarre, vous avez dit bizarre?).
Avec "Desperate Housewives", mon coeur balance entre Bree "je suis maniaque et je veux toujours tout contrôler", Gabrielle "je refuse d'avoir des enfants parce que je suis trop occupée à satisfaire ma petite personne" et Edie "Samantha bis".
Mais là, je viens de regarder la première saison de "The L word" pratiquement d'une traite, et j'ai enfin trouvé mon alter ego. Je suis Jenny: toujours en train d'écrire avec un style archi-pompeux, affectivement et mentalement instable, incapable de résister à ses pulsions parce que les sensations et les émotions sont ce qui la nourrit - et tant pis si elle fait du mal au gars gentil et pas tordu pour deux ronds avec qui elle a choisi de passer sa vie. Ouah. Vu de l'extérieur ce n'est pas un portrait très flatteur; d'ailleurs je trouve le personnage franchement tête à claque. Bien entendu, je préfèrerais être Shane - mamma mia! la gueule! le charisme! -, mais il faut que je m'y fasse: je suis une Jenny. Et ça me perturbe.

mardi 4 octobre 2005

Mais que diable allaient-ils faire....

Quand je suis arrivée à Paris vendredi en fin de matinée, il faisait 16° de moins que chez moi et il pleuvait.
Dans les grands magasins, j'ai jamais réussi à trouver les bottes que je cherchais, et Skechers n'avait pas non plus mes baskets dans la couleur que je voulais.
Au comptoir Mariages Frères, ils se sont trompés et ils m'ont filé du Nil rouge au lieu du Nil vert, mais je ne m'en suis aperçue qu'une fois rentrée chez moi.
En quatre jours, toutes les vitamines que j'ai absorbées devaient venir de la confiture que j'étalais sur ma brioche le matin. Le reste du temps, ça a été pizza, raclette et pannini.
Dimanche, on est s'est traînés jusqu'à Orléans pour voir un concert donné à l'occasion du 50ème anniversaire d'un petit bled, au beau milieu d'une brocante, sur le parking d'une école primaire. Si si. Et malgré ça, il y avait tellement de monde que j'ai tout juste aperçu le haut du crâne des filles, deux secondes par-ci par-là. Ah oui, et puis on s'est pris la pluie en attendant et on s'est gelés après.
Et j'ai quand même passé un week-end génialissime parce que j'étais avec les gens que j'aime, ceux qui transforment tous les plans galère en bons souvenirs. C'est un pouvoir magique assez rare mais vraiment chouette, et mes VIP, ben ils l'ont :)

jeudi 29 septembre 2005

"Tout ce que j'aimais" (4)

Depuis quelque temps, je me rends compte qu'à force de lire des quantités astronomiques de bouquins et de revues en anglais, j'ai de plus en plus de mal à trouver mes mots en français. Mon vocabulaire s'appauvrit. J'ai donc décidé de me remettre à lire des traductions de bons auteurs pour voir comment mes collègues résolvaient certaines difficultés ou contournaient certains obstacles.

C'est ainsi que j'ai fait l'acquisition de ce roman de Siri Hustvedt - l'histoire, narrée à la première personne, d'un artiste/intellectuel new yorkais depuis les années 70 à nos jours. Apparemment comblé par la vie, il va peu à peu perdre tout ce qu'il aimait. Et ce livre est une parfaite synthèse de tout ce que j'aime, moi. Des personnages très fouillés, tellement nuancés que j'ai l'impression de les connaître intimement au bout de cent pages, mais dont l'évolution continue à me tenir en haleine jusqu'à la fin. Un foisonnement de détails dont le pouvoir évocateur rappelle le "Mrs Dalloway" de Virgina Woolf. Une plongée vertigineuse dans l'âme humaine, ses passions et ses souffrances, qui ne cède jamais à la facilité de la complaisance. Tout le talent de Siri Husdvedt, c'est de réussir à raconter des choses objectivement tristes avec un tel amour de la vie que le lecteur, même ému, n'est pas tenté de s'apitoyer sur le sort des personnages. Au plus fort de la tragédie, elle ne fait jamais dans le haïssable "lacrymal". Et son style magnifique, à la fois littéraire et fluide, est très bien servi par la traduction de Christine Le Boeuf. Bref, encore un titre à ajouter sur la liste des romans à cause desquels je n'écris pas.

"Comme tout le monde, Bill récrivait sa vie. Les souvenirs d'un homme mûr sont différents de ceux d'un jeune homme. Ce que l'on trouvait vital à quarante ans, on peut le trouver moins significatif à soixante-dix. Nous fabriquons des histoires, après tout, avec les matériaux sensoriels fugaces qui nous bombardent à chaque instant, suite fragmentée d'images, de conversations, d'odeurs, et le contact des objets et des gens. Nous en effaçons la plus grande partie afin de vivre dans un semblant d'ordre, er ce remaniement de la mémoire se poursuit jusqu'à notre mort."

"Je ne savais pas quoi répondre. Le mot "précipitation" me semblait convenir assez bien à toutes les premières rencontres sexuelles que j'avais eues dans ma vie et le fait que ces deux jeunes gens éprouvent la nécessité de délibérer là-dessus m'attristait quelque peu. J'ai connu des femmes qui s'écartaient de moi au dernier moment et des femmes qui regrettaient leur passion le lendemain matin, mais une réunion de commission préalable à l'accouplement n'avait jamais fait partie de mes expériences."

"Quand je sortis de l'immeuble dans Central Park West, je regardai les arbres couverts de feuilles de l'autre côté de la rue et j'éprouvai une sensation d'ineffable étrangeté. Etre vivant est inexplicable, pensai-je. La conscience elle-même est inexplicable. Il n'y a rien d'ordinaire en ce monde."

"L'autre modèle de la conduite de Mark aurait pu être comparé à des strates géologiques. Les pulsions dites "bonnes" composaient une surface très étendue qui déguisait ce qui se trouvait au dessous. Régulièrement, les forces frémissantes d'impatience de ce dessous opéraient une poussée soudaine vers la surface, tel un volcan en éruption."

"La difficulté de bien voir m'a hanté longtemps avant que ma vue ne se dégrade (...). C'est un problème de perspective - ainsi que Matt me l'avait fait remarquer ce soir-là dans sa chambre, en constatant que lorsque nous regardons des gens et des objets, nous sommes absents de notre tableau. Le spectateur est le vrai point de fuite, la piqûre d'épingle dans la toile, le zéro."

"L'écriture est un moyen de remonter la piste de ma faim, et la faim n'est pas autre chose qu'un vide."

"Moi, toi et tous les autres" (3)

Sympathique petit film d'auteur réalisé et interprété par une jeune cinéaste de 30 ans, Miranda July, "Moi, toi et tous les autres" parle, avec beaucoup d'humour, de poésie et parfois de crudité, de la difficulté à communiquer avec son prochain - à montrer ce que l'on est vraiment et être accepté comme tel. C'est un chassé-croisé de personnages un peu loufoques, parfois très décalés, mais toujours profondément humains - j'ai été, je ne sais pas pourquoi, particulièrement touchée par la gamine qui se constitue un trousseau en secret. OK, j'ai trouvé ça très formaté Sundance (festival américain de films indépendants), mais on en ressort le coeur tout léger, et rien que pour ça, ça vaut bien 1h30 et le prix d'une place de ciné.

C'est ce qu'on appelle avoir la foi

Entendu chez Printemps l'autre jour: "Alors la gamine a demandé à sa mère: Pourquoi papa il s'est suicidé en nous laissant toutes seules? Qu'est-ce que tu veux répondre à ça à part: Ben, c'est sûr qu'il a dû regretter après...."

lundi 26 septembre 2005

Week-end at home

Week-end peinard; je n'ai bougé de chez moi que pour aller déjeuner au resto chinois avec l'Homme et mes parents hier midi. Une grande première, car pendant des années, mon père a refusé d'approcher à moins de trois mètres tout produit d'une cuisine étrangère, donc suspecte. Ma mère, elle, mange n'importe quoi du moment que c'est gras ou sucré, et de préférence en grande quantité.
A part ça donc, j'ai été plutôt productive. Lu deux bouquins entiers: "Un minuscule inventaire" de Jean-Philippe Blondel, dont je ferai sans doute une petite critique plus tard, et l'essai de Corinne Maier sur l'entreprise, "Bonjour paresse", un soi-disant brûlot pas très bien écrit qui, à mon avis, se borne à coucher sur papier ce dont toute personne possédant deux sous de jugeotte est parfaitement consciente depuis longtemps.
Et puis j'ai presque terminé l'album de Junior sur les USA; celui de Kris est déjà à moitié fini et j'attends des fournitures pour celui d'Autre Moi. Mais normalement je serai dans les délais de remise de mon travail :)

samedi 24 septembre 2005

Tuyau pour les célibataires

A en croire le film "Ma vie en l'air" (vu le WE dernier; drôle et poétique; j'ai la flemme de faire une longue critique mais je recommande) et la mini-série "Clara Sheller" (enfin matée en DVD lundi soir; sorte de "Sex and the City" à la française, c'est-à-dire moins cynique et plus fantaisiste; gros coup de coeur pour sa fraîcheur et la façon dont elle aborde des sujets sensibles sans tabou), l'homme ou la femme de votre vie se trouve juste sous votre nez: il habite dans votre immeuble, à l'étage d'en dessous.
Heureusement que je suis déjà casée, parce que je vis en maison encadrée par un couple de septuagénaires et une famille nombreuse.

vendredi 23 septembre 2005

La quête du Graal

Une paire de bottes en cuir marron moyen, un peu patiné; avec un talon ni aiguille ni trop épais et surtout pas compensé, dans les 7 cm; un bout arrondi; une tige un peu large qui arrive entre mi-mollet et sous le genou; et si possible une bride avec une boucle au niveau du pli entre la cheville et le cou-de-pied, c'est trop demander?
Apparemment oui, car hier j'ai fait vingt magasins de chaussures, et les deux seuls modèles qui me plaisaient ne m'allaient pas. Comme quoi, j'ai de vrais gros problèmes existentiels en dehors de l'ennui dans le couple.

mercredi 21 septembre 2005

Reality bites

C'est une discussion que j'ai avec l'Homme deux ou trois fois par an, généralement l'hiver mais pas toujours. Ca donne à peu près ça:

MOI: "J'en ai marre. En ce moment, on ne partage absolument rien. On n'a pas les mêmes horaires, pas les mêmes goûts, pas les mêmes activités, pas les mêmes amis. [Je me garde bien d'ajouter: pas les mêmes orgasmes; un seul sujet qui fâche à la fois.] On ne se parle pas, ou alors juste pour se répartir les tâches domestiques. Si c'est juste pour l'aspect matériel, je ne vois pas l'intérêt d'habiter avec quelqu'un - surtout qu'à la base, je préfère être seule. Si j'accepte de me forcer ma nature, il faut que ce soit pour partager quelque chose de plus que le ménage, les courses et un lit pendant les rares heures où on s'y trouve tous les deux en même temps. Là, toutes les choses qui nous passionnent, on les fait avec d'autres gens. C'est toujours séparément qu'on vibre. On pourrait aussi bien être de simples colocs, ça ne ferait aucune différence. On vit à côté, pas ensemble. "

L'HOMME: "Mais, euh, on est bien, non?"

MOI: "Bien, ça ne me suffit pas. Je serais bien toute seule, aussi. Et même mieux, parce que je pourrais enfin vivre dans un endroit que j'ai choisi au lieu de m'emmerder dans ce trou à rats."

L'HOMME: "Tu m'aimes plus?"

MOI: "Mais si, je t'aime! Sinon, y'a déjà longtemps que je serais partie, rapport à tout le reste."

L'HOMME: "Mais alors, tu veux quoi? Moi je veux bien faire des trucs avec toi; dis-moi juste quoi."

MOI: "Ben c'est sûr que c'est pas évident, vu que tout ce qui te plaît me fait mourir d'ennui, et réciproquement. Et si c'est pour qu'il y en ait un qui se sacrifie à chaque fois histoire de faire des trucs ensemble à tout prix, je vois pas l'intérêt."

L'HOMME: "Alors c'est quoi la solution?"

MOI: "A la limite, je peux supporter qu'on fasse sa vie chacun de son côté. Ce qui me tue, c'est qu'on ne communique pas. Tu ne sais pas ce qui est important pour moi, et réciproquement. Quand je te parle, ce que j'ai à dire ne t'intéresse pas; et quand je te demande de me parler, tu me réponds que tu n'as rien à dire. Tu ne sais pas ce qui se passe dans ma tête, et j'ignore ce qui se passe dans la tienne. Et ne me dis pas "rien", s'il te plaît: c'est pas possible qu'il n'y ait que des courants d'air entre tes oreilles. Pas possible que tu ne ressentes jamais rien. Et comme tu es toujours d'humeur égale quoi qu'il arrive, je suis incapable de le deviner.
Et le pire, c'est que tu ne fais plus du tout attention à moi. Tu ne me regardes pas. Tu te fiches de ce que je peux bien faire ou penser. Tu me traites comme si j'étais un meuble. Je ne sais même pas pourquoi tu es avec moi. Qu'est-ce que tu me trouves, à part que je suis autonome et pas chiante? [OK, sur le deuxième point, je m'avance peut-être un peu.]"

L'HOMME: "Mais, euh, je sais pas moi."

Les jours suivants, il me demande mon avis sur tout et n'importe quoi, se montre globalement adorable et me traite comme si j'étais la huitième merveille du monde. Hier par exemple, il est rentré avec un paquet-cadeau de chez Lancel. Je n'ai pas eu le courage de lui dire que 1/je n'utilise pas de porte-monnaie 2/j'avais déjà le même que celui-là, en mieux, fabriqué par une autre marque. Après tout, c'est l'intention qui compte.

Ce qui me flingue, c'est que ça ne va pas durer. Bientôt le silence reprendra ses droits entre nous. Et je ne le quitterai pas parce que oui, je l'aime, et oui, on est bien ensemble de beaucoup de façons que ma boulimie d'expériences nouvelles tend à occulter. Ca pourra sembler triste aux gens qui n'ont pas vécu longtemps en couple, mais quelqu'un qui respecte ce que vous êtes et qui vous laisse vivre comme vous l'entendez, c'est déjà très rare et très précieux. Est-ce que ça vaut plus que toutes les existences libres que vous n'êtes pas en train de vivre pendant que vous vous ennuyez avec lui? Si je connaissais la réponse à cette question, la fameuse discussion ne reviendrait pas sur le tapis aussi régulièrement.

dimanche 18 septembre 2005

Après-midi pluvieux

Bilan d'un déjeuner + après-midi avec des amis de l'Homme et leurs trois gamins, que nous avions invités aujourd'hui pour un barbecue:
- La salle de bains est inondée parce que les deux plus jeunes hooligans ont voulu faire trempette dans ma baignoire d'angle. Vous croyez que ça aurait, au moins, suffisamment salopé les hideux motifs à l'éponge dont l'ex-femme de l'Homme lui avait fait orner les murs pour que je puisse exiger un repeignage immédiat de la pièce? Que nenni.
- J'ai réussi à me délester d'une demi-douzaine d'exemplaires de démo de mes bouquins en les refourguant à un de mes plus grands fans: Raphaël, 10 ans, qui chausse déjà plus grand que moi et vérifie chaque fois qu'on se voit s'il m'a dépassée en taille. Pour l'instant, la réponse est non, mais je sens que ça ne tardera plus.
- Les canapés en cuir blanc, c'est vraiment un truc de gens sans enfants. Et idéalement, de gens aux amis sans enfants. Mais bon, si on vivait dans un monde idéal, ça se saurait.
- Il me reste trois douzaines de chipolatas et de merguez sur les bras: comme j'aime pas gaspiller, dans les jours qui viennent on va pouvoir manger du gratin de saucisses, du flan de saucisses, du ragoût de saucisses, de la tarte aux saucisses - et avec le temps qu'il fait, peut-être même de la soupe de saucisses. Pas du tout lassant ni calorique.

vendredi 16 septembre 2005

Stillborn possibilities

And as the road winds up through a dark forest
I watch the pines rush past the window
Listening to the sax riff from "Baker Street"
Acutely aware of his warm breath beside me
And I wonder what he might be thinking about
Does he also have trouble sleeping at night
As we lay side by side, carefully not touching
And the darkness is pregnant with stillborn possibilities?

jeudi 15 septembre 2005

Humour du saut du lit

(15/09 10:24:05) •LaContradiction• OH MY GOD !!!
(15/09 10:25:00) •Armalite• qu'est-ce qu'il a ton god?
(15/09 10:25:18) •Armalite• s'il bouge plus et qu'il cause plus, faut changer les piles
(15/09 10:25:53) •AutreMoi• ou appeler la morgue

Où je me prends pour Janus

(...puisqu'on est dans la mythologie grecque).
J'ai attrappé une demi-sinusite, soit une sinusite de la narine gauche exclusivement. Le côté droit de mon visage pète la forme. Le gauche est pris du cerveau et ruisselant depuis hier après-midi. Super élégant, le petit bouchon de Sopalin à changer tous les quarts d'heure; je crois que je tiens la nouvelle mode de l'hiver...

Mythologie domestique


Mon panier à linge est l'anti-tonneau des Danaïdes: quoi que je fasse, il ne reste jamais vide bien longtemps.
Curieusement, mon frigo semble victime de la malédiction contraire.

lundi 12 septembre 2005

Spéciale Autre Moi

"Un ami, c'est quelqu'un qui y voit clair en vous et qui continue d'apprécier le spectacle"

dimanche 11 septembre 2005

Il y a pire qu'attendre le Prince Charmant...

...C'est l'avoir trouvé et se rendre compte que ça ne suffit pas. Qu'au bout d'un moment, le bel amour qui soulève et transfigure ne résiste pas à la pression du quotidien. Qu'il devient souterrain, assez profond pour faire partie de toi et te retenir là où tu es, mais pas assez pour t'empêcher de rêver d'ailleurs multiples et flous. Pas assez pour que tes pulsions d'auto-destruction ne se rallument pas inexplicablement. Et là, tu comprends que rien ni personne ne viendra te sauver de toi-même. Que si tu continues à vivre, ce sera toujours clopin-clopant, en te traînant un jour après l'autre, le coeur et l'esprit à vif. Que nul évènement, nulle révélation n'apaisera jamais ton mal-être et ton insatisfaction, parce qu'ils font partie de ton essence et ne peuvent être mis que brièvement en sommeil. Chassez le naturel...

(En réponse à un post de Joraël dont les interrogations font si souvent écho aux miennes...)

jeudi 8 septembre 2005

Et c'est reparti pour un tour

Deux semaines de régime Special K pour l'Homme et moi - autrement dit, céréales + fromage blanc au petit dej' et à la place du dîner. L'avantage, c'est que ça règle la question du "qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire à bouffer ce soir?". Et que ça simplifie la liste des courses hebdomadaire qui devient quelque chose comme: 5 maxi-boîtes de Special K, 5 kilos de Câlin 20%, 3 magnums de Coca light, 1 pack de Contrex et 1 de PQ. L'inconvénient, c'est que je finis rapidement par faire des cauchemars dans lesquels je suis poursuivie par des flocons d'avoine et des copeaux de chocolat.

"The island" (2)

Mais pourquoi Ewan McGregor et Scarlett Johanson (deux acteurs talentueux qui ont fait des putains de bons films jusque là) se sont-ils laissés convaincre d'apparaître dans cette daube? L'approche du tiers provisionnel, sans doute.
Oh, l'idée de base était plutôt séduisante: deux jeunes gens qui vivent dans un complexe aseptisé, avec d'autres survivants de la contamination qui a rendu le reste de la planète inhabitable, s'aperçoivent un jour qu'on leur ment depuis le début et qu'ils sont en réalité des clones voués à servir de matrice ou de pièces détachées à leurs commanditaires. Ils s'échappent et sont confrontés pour la première fois au monde réel, dont les habitants ont des pulsions et des motivations incompréhensibles pour eux.
Y'avait de quoi faire une chouette réflexion sur la notion d'identité, par exemple. Et ben non. Traitez le sujet à la manière hollywoodienne, et après un démarrage plutôt lent (et peu inspiré), vous obtenez la classique et insipide suite de poursuites en voiture + cascades improbables + explosions + coups de feu dans tous les sens. Plus quelques absurdités pour la bonne mesure (quel médecin préparerait une patiente pour une opération majeure en la laissant tout habillée sous sa couverture, et sans voir le flingue qu'elle porte sous son pantalon moulant? quelle crétine paierait 5 millions de dollars pour qu'un clone porte son enfant à sa place, et ferait tuer ledit clone aussitôt après l'accouchement au lieu de le conserver pour un usage ultérieur?). Bref, "The island" est parfaitement interchangeable avec un millier d'autres blockbusters américains: sans âme et sans imagination.

lundi 5 septembre 2005

Je voudrais lui dire...

...Que je m'en veux d'être aussi susceptible quand nous parlons ensemble, de chercher des interprétations blessantes à chacun de ses gestes - alors que j'ai la peau si dure avec les autres. Je n'y peux rien: ses mots me touchent tout simplement plus fort, son avis a tout simplement plus d'importance.

vendredi 2 septembre 2005

I left my heart in San Francisco

Venise: la ville soi-disant la plus romantique du monde est affreusement sale et nauséabonde. En plus j'ai réussi à me perdre dans les petites rues derrière la place Saint-Marc et à me faire ramener à mon prof d'histoire de 5ème par les gendarmes italiens... La honte. Mauvais souvenir.

Londres: c'est un peu comme Paris, à force d'y aller, j'ai du mal à avoir un avis objectif. Les distances qui séparent les stations de métro sont vraiment trop grandes à mon goût, mais elle abrite quelques vénérables institutions parmi mes préférées, comme le salon de thé de Fortnum & Mason ou Harvey Nicholls. Elle cristallise un peu tout ce que j'aime chez les Anglais malgré le temps dégueulasse qui y règne onze mois et demi par an. Un plan shopping très sûr, en tout cas.

New York: un vrai choc. Je me rappelle mon étourdissement quand, me demandant pourquoi les trottoirs étaient plongés dans l'ombre même en plein jour, j'ai levé la tête et à peine réussi à voir le ciel entre les buildings. Ma surprise (agréable) de découvrir une population aussi mélangée. L'énergie perceptible qui crépite dans l'air 24h/24. New York, c'est vraiment la ville qui ne dort jamais. Elle vous électrise. Je pense cependant avec le recul que j'y trouverais la vie trop codifiée et trop stressante.

Bruxelles: j'ai passé trois jours là-bas et je n'en garde guère de souvenirs. La piste de danse du Fuse. Une grande place avec un beau vieux bâtiment d'un côté et de l'autre, un café avec mezzanine où j'ai bu un excellent chocolat chaud. Le musée de la BD où j'ai failli m'écrouler après 72h sans dormir quand les X ont subitement cessé de faire effet. Pas grand-chose d'autre.

Amsterdam: une adorable "petite grande ville". Les gens parlent tous anglais (et même français en prime, parfois), et surtout ils prennent le temps de vivre. J'ai adoré les canaux et leurs péniches, le foisonnement des bicyclettes, la terrasse en surplomb d'eau à l'arrière du Hard Rock Café, le quartier rouge où les jeunes discutent avec la police locale un pétard à la main, et surtout la carte des shits dans les coffee shops - j'avais l'impression de rêver. La meilleure herbe de ma vie, c'est là que je l'ai fumée.

Florence: des églises, des magasins hors de prix, des musées et encore des églises. C'est censé être un joyau, je m'y suis profondément ennuyée. La campagne toscane qui l'entoure, en revanche, est une pure merveille.

Vienne: absolument charmante. Le centre-ville recèle des trésors architecturaux à tous les coins de rue ou presque. J'ai craqué pour la Hundertwasser Haus et pour le chocolat chaud avec chantilly maison de chez Demel (oui, la recherche du parfait chocolat chaud est une obsession chez moi).

Tokyo: écrasante à l'arrivée, elle m'a ensorcelée assez rapidement. Je ne connais pas d'autre ville de cette taille où les gens soient aussi aimables et disciplinés. Et où on puisse, dans un décor urbain pourtant familier à quelques détails près (la profusion des néons dans Shinjuku, les temples bouddhistes et shintoistes...) se sentir en terrain aussi inconnu - à l'autre bout du monde, et pas juste en termes géographiques. Partout, on sent un mélange harmonieux entre la tradition et la modernité. Et j'aime la folie latente qui pointe sous le conformisme des Japonais.

J'ai visité tous ces endroits et bien d'autres encore... Mais mon plus grand coup de foudre à ce jour, c'est San Francisco. Immédiate et inexplicable sensation d'être dans une ville qui me correspond, une ville en résonnance avec mon âme. Pour le mélange hétéroclite des gratte-ciels et des "painted ladies" (adorables petites maisons victoriennes aux couleurs de dragée). Pour les hippies qui continuent à vivre comme dans les années 60 en se moquant qu'on soit en 2005. Pour les ponts majestueux dont les piliers se perdent dans la brume; pour les pittoresques cable cars qui gravissent poussivement les collines; pour l'animation de Fisherman's Wharf; pour le temps improbable - vent et froid glacial en plein été dans une baie californienne; mais surtout pour l'originalité et le caractère qui se dégagent de la ville comme de ses habitants. C'est un endroit où on ne doit pas avoir peur d'exprimer son excentricité, et mieux, où on doit exulter dans sa différence. Et qui figure donc désormais en tête de ma liste de voeux pour une éventuelle émigration. En attendant, je vais me relire les chroniques d'Armistead Maupin, tiens.

mercredi 31 août 2005

Etes-vous...?

*** TIMIDE ? Non. Quand je ne dis rien, c'est pas parce que je n'ose pas, c'est soit parce que je n'ai rien d'intéressant à raconter, soit parce qu'il n'y a en face de moi personne d'intéressant à qui le raconter.
*** LUNATIQUE ? Oui, et même cyclothymique... Mes sautes d'humeur et de moral me bouffent la vie.
*** JALOUSE ? Non. Ca serait de la mauvaise foi de ma part (voir ci-dessous).
*** FIDELE ? Non. Loyale, très, mais fidèle... J'ai un tempérament trop passionné.
*** GENTILLE ? Plutôt, même si je le cache bien la plupart du temps.
*** POSSESSIVE ? Avec les choses matérielles, extrêmement (le premier qui touche à mes affaires est mort!). Avec les gens, pas du tout.
*** SOURIANTE ? Pas très, à mon grand regret.
*** PRETENTIEUSE ? Trop lucide pour l'être.
*** PUDIQUE ? Moyennement. Ni coincée ni exhibitionniste, on va dire.
*** POLIE ? En principe, oui.
*** INTELLIGENTE ? Nettement plus que la moyenne.
*** DEPENSIERE ? Affreusement, mais toujours dans la limite de mes moyens.
*** PEUREUSE ? Sur quelques trucs concrets, oui.
*** ROMANTIQUE ? Pas du tout. Trop pragmatique pour ça.
*** DEPENDANTE ? Indépendante à mort.
*** PESSIMISTE ? Disons que j'ai tendance à toujours envisager le pire (thanks Dad!) mais que j'ai foi en ma capacité à me sortir de tout.
*** DOUCE ? Mon meilleur ami m'a une fois comparée à un bulldozer, je pense que ça répond à la question...
*** SIMPLE ? Et puis quoi encore?
*** BRUYANTE ? Je parle beaucoup toute seule et j'aime écouter la musique très fort. A part ça, non.
*** AFFECTUEUSE ? Non. Il faut que je sois très malheureuse (ou que la personne en face de moi le soit) pour envisager le moindre câlin.
*** ALCOOLIQUE ? Je bois peu, et jamais au point de me rendre malade. Je sais que j'ai un tempérament porté sur les excès, donc je me surveille de près.
*** RADINE ? Vraiment pas.
*** EGOISTE ? Parfois. Je préfère dire "dotée d'un solide instinct d'auto-préservation".
*** GAFFEUSE ? Dans le Petit Robert, ils ont envisagé de mettre ma photo en illustration de ce mot.
*** ETOURDIE ? Rarement, mais toujours de façon spectaculaire.
*** TENDRE ? Non.
*** CHALEUREUSE ? Non, pas au premier abord, mais je peux le devenir pour les gens que j'aime.
*** DISCRETE ? Non.
*** ARROGANTE ? Là encore, je préfère "consciente de sa valeur mais essayant de ne pas trop la ramener pour ne pas agacer son monde".
*** SENSIBLE ? Les films à vocation lacrymale, genre "Titanic", me laissent de glace (arf, arf). Par contre la vue d'un SDF emmitouflé contre le froid peut me faire monter les larmes aux yeux en moins d'une demi-seconde.
*** OBSTINEE ? Oui, mais en vieillissant j'apprends à choisir mes batailles.
*** COMPLEXEE ? Pour une naine semi-obèse, pas tant que ça :)
*** VULGAIRE ? Non. Je m'autorise très peu de gros mots. Par contre je parle super facilement de cul, d'une manière assez imagée.
*** CLEPTOMANE ? Je n'ai jamais rien volé de ma vie, même pas un centime au fisc.
*** NARCISSIQUE ? Je viens de passer une demi-heure à me regarder le nombril pour remplir ce questionnaire... Je suppose que ça se passe de commentaire.

(Piqué chez Valandra)

Arf

Pas du tout du tout le moral ce matin. A cause des cachets, j'ai dormi douze heures, et là je suis toute vaseuse. J'ai que du boulot super chiant en perspective jusqu'à fin janvier au moins; je n'arrive pas à perdre du poids (j'ai faim tout le temps et aucune motivation pour faire du sport); mon changement de carrière potentiel est en train de s'avérer non-viable; la plupart des gens que j'aime sont loin, etc. Oh, et je viens d'avoir mes règles pour la deuxième fois en trois semaines (vive le stérilet!).

mardi 30 août 2005

This feeling I have

I'm almost sure Sam is in love with Eleven. And it might very well be mutual. Hell, for all I know, they're already dating secretly. I'm not a jealous person, and I've always thought they'd make a great couple - but I've worked really hard to like Sam and get over my crush on Eleven, and only just managed both recently. This might make it even harder for me. Oh, well. Que sera, sera.

Où on me prend pour le Père Noël

Je commence par préciser le contexte, pour les gens qui n'auraient pas suivi. Je suis traductrice littéraire; je bosse toujours de l'anglais vers le français, et ma spécialité c'est le roman fantastique et les séries télé. Sauf imprévu catastrophique, je suis généralement bookée six mois à l'avance, voire un an.
Et donc, il y a cinq minutes, je reçois un coup de fil d'un élève de l'Homme. Le gars est spécialiste en génétique et neurologie animale; il a écrit des bouquins et créé des logiciels, fait des conférences partout dans le monde et passe régulièrement à la télé. Ce qui ne l'empêche pas de n'avoir aucun sens commun sorti de son domaine professionnel. Il voulait savoir si je pouvais lui traduire, pour le 8 septembre, plusieurs articles pour un congrès de vétérinaires, du français vers l'anglais, sachant que j'ai zéro compétence médicale et que, tenez-vous bien, les textes ne sont pas encore finis d'écrire.
Et là où j'ai été admirable, c'est que je ne lui ai même pas ri au nez. Je fais de ces progrès en self-control, moi...

Ma nouvelle devise

Une journée de moins avant les prochaines vacances.

dimanche 28 août 2005

Pour prouver que j'y étais aussi!


Devant Bryce Canyon

Esprit de groupe

50% d'entre nous sont rentrés avec une paire de Skechers neuve, et les 50 autres % avec une paire de Nike neuve.
50% ont investi dans deux jeans Levis pour le prix d'une seule jambe en France (et 25% ont été dissuadés d'acheter un fut atroce dans lequel ils rentraient trois fois).
50% ont essayé et adopté un blouson en nylon (très efficace comme coupe-vent dans la baie de San Franciso où il fait un froid de canard en août).
50% ont dépensé des sous chez Harley Davidson, et 75% chez Roxy.
75% ont chopé mal à cause de la clim.
75% ont asphyxié les 25% restants avec leurs effluves de cannelle.
75% se sont goinfrés aux buffets des hôtels, mais seulement 50% affichent un ou deux kilos de plus à l'arrivée.
100% ont été soûls presque tous les soirs du voyage.

Jet-lag

Non seulement je suis rentrée des USA avec un kilo et demi en trop, mais depuis, j'ai envie de manger cinq fois par jour - aux heures des repas d'ici, et à celles de là-bas. Et j'ai sommeil en milieu d'après-midi, mais pas du tout le soir. Je sens que la reprise du boulot demain ne va pas franchement être une partie de plaisir...
(Bah oui: je recommence déjà à râler. Je sais que ça vous a manqué ces deux dernières semaines.)

Contemplatifs dans la Vallée de la Mort


De gauche à droite: Kris, Junior et Autre Moi.

samedi 27 août 2005

10 DAYS

10 jours à contempler des brochettes de M&M's vus de profil, yeux clos et bouche ouverte (filet de bave au coin des lèvres et ronflements en option).
10 jours à subir des attaques de cannelle radioactive.
10 jours à écrire tordu dans un bus qui fonce à tombeau ouvert sur des routes côtières à flanc de falaise - brinqueballée en tous sens, mais ignorant pour le moment que le chauffeur conduit sans les mains.
10 jours à me paumer dans des couloirs d'hôtel et à ramener la mauvaise bouteille au restaurant.
10 jours à essayer d'allumer des lampes en frappant dans mes mains quand toutes les autres solutions ont échoué.
10 jours à côtoyer le plus farfelu des guides/chansonniers que la Terre ait jamais porté (Hi Frankie!).
10 jours de lavage de cerveau au terme desquels je finirai par acheter une flopée de sweat-shirts non-moulants et non-roses ou oranges, plus une paire de Skechers (soit chaussures de non-fille, à non-talons).

Mais surtout...

10 jours d'horizons presque aussi grands que mon imagination et aussi rouges que mes désirs.
10 jours d'une réalité si aiguë qu'elle en devenait parfois onirique.
10 jours de coeur qui bat, de sang qui bout, de nerfs à vif et de larmes aux yeux.
10 fucking great days of emotional rollercoaster.
Thank you guys.

vendredi 12 août 2005

Pour vous occuper pendant mon absence...

...Quelques petits conseils de lecture, car une fois n'est pas coutume, j'ai lu plusieurs excellents bouquins ces dernières semaines.

Vous êtes amateur éclairé de thrillers historico-mystiques (autrement dit, vous adorez Umberto Eco et vous méprisez Dan Brown très très fort) : lisez "The eight" de Katherine Neville (paru en français et en livre de poche sous le titre "Le huit"). Remarquablement documenté sur des sujets aussi divers que la crise du pétrole, les échecs, les mathématiques, l'histoire de France ou la géographie algérienne. Le style est excellent, avec notamment des descriptions très évocatrices, et l'intrigue se tient étonnamment bien - on pourrait presque croire à la version des événements présentée par l'auteur.

Vous aimez les romans soi-disant jeunesse bien écrits et capables de vous transporter dans un univers imaginaire riche, à la Philip Pullman: lisez la série Young Wizards de Diane Duane, qui commence par "So you want to be a wizard" et compte à ce jour 7 volumes (non traduits en français, bien que je l'aie suggéré avec insistance à divers éditeurs au fil des ans). Les personnages sont réalistes et attachants, le style simple et agréable à lire, et la magie, fondée sur des préceptes ultra-écologiques, est présentée comme une véritable philosophie de vie. Quelques moments d'une belle intensité dramatique, pas de happy end obligatoire et un message fort bien que jamais moralisateur. Je kiffe.

Vous êtes fan d'uchronies déjantées et de littérature anglaise; Douglas Adams vous fait mourir de rire: précipitez-vous sur les aventures de Thursday Next, dont le premier tome "The Jame Eyre affair" vient de sortir en français et en livre de poche sous le titre "L'affaire Jane Eyre" (mais si vous êtes anglophone, je vous conseille fortement la lecture en VO à cause des nombreux jeus de mots intraduisibles). L'héroïne est membre d'une brigade spéciale chargée de la surveillance des oeuvres littéraires, et capable de se balader à l'intérieur des livres. L'univers et les personages dépeints par Jasper Fforde sont absolument délirants, un vrai régal.

Sur ce, sayonara for now!